L’évolution du nombre d’élèves en difficulté face à l’écrit depuis une dizaine d’années

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’évolution du nombre d’élèves en difficulté face à l’écrit depuis une dizaine d’années
Analyse de l’INSEE par Jeanne-Marie Daussin, Saskia Keskpaik, Thierry Rocher :

Depuis une dizaine d’années, le pourcentage d’élèves en difficulté face à l’écrit a augmenté de manière significative et près d’un élève sur cinq est aujourd’hui concerné en début de 6e.

Si le niveau de compréhension de l’écrit des élèves moyens n’a pas évolué, la plupart des évaluations témoignent d’une aggravation des difficultés parmi les élèves les plus faibles. Alors que la maîtrise des mécanismes de base de la lecture reste stable, les compétences langagières (orthographe, vocabulaire, syntaxe) sont en baisse, ce qui explique l’aggravation du déficit de compréhension des textes écrits, parmi les élèves les plus faibles.

En moyenne, les filles ont de meilleures performances que les garçons dans le domaine de la compréhension de l’écrit ; cet écart s’accroît dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE depuis une dizaine d’années.

En France, le statut économique, social et culturel des parents explique aujourd’hui une plus grande part de la variation des scores des élèves qu’en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est dans les collèges en zones d’éducation prioritaire que l’augmentation des difficultés est la plus marquée : près d’un tiers de ces collégiens éprouve des difficultés face à l’écrit, contre un quart il y a dix ans.

Commentaire :

Nos jeunes élèves perdent pied. Cela n’augure rien de bon pour l’économie, pour la réussite sociale. Le nombre croissant des jeunes en difficulté face au français alimente les files de Pôle Emploi. Toute personne dotée de la maîtrise de la langue et d’un peu de logique est en capacité de réagir face à une situation imprévue. Certaines entreprises l’ont bien compris, elles préfèrent recruter des gens adaptables grâce à ces facultés de compréhension, de maîtrise de la lecture et de l’écriture. Des personnalités sans diplômes ont réussi grâce à la capacité de compréhension de la langue maternelle et à cette volonté de toujours apprendre. Il serait bon de s’inspirer de ces réussites sans diplôme mais avec une intelligence salvatrice.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr - 06 11 48 77 63

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