Les années en 4 - "1944" , "1984", "2084" -, des symboles forts

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les années en 4 - "1944" , "1984", "2084" -, des symboles forts

Jamala interprète « 1944 » à l’Eurovision et remporte un succès mérité.

« Quand les étrangers arrivent, ils viennent dans votre maison. Ils vous tuent et disent : "Nous ne sommes pas coupables". »

Ainsi débute la chanson de Jamala. Son arrière-grand-mère a été déportée en 1944 – comme plus de 200 000 Tatars de Crimée – par le régime stalinien. Elle rend un hommage vibrant à ce peuple tombé dans l’oubli. C’est courageux de sa part.

Quand Georges Orwel écrit « 1984 », on lui reconnaît une force visionnaire incontestable.

L’homme croit au progrès inéluctable, mais c’est sans compter sur les idéologies destructrices. Rappelons que Georges Orwel commença l’écriture de « 1984 » en 1946 ; la guerre froide faisait ses premières victimes.

Lorsque Boualem Sansal publie « 2084 – la fin du monde », le radicalisme religieux menace les démocraties.

Il prend le parti de dénoncer le danger que font peser sur nous les fanatiques religieux. La critique a récompensé l’œuvre de Boualem Sansal par de nombreux prix.

Les « 1944 », « 1984 » et « 2084 » retentissent - chacun à leur façon - comme des alertes.

Il faut capter ces signaux lancés par des artistes. Avec le recul, nous voyons combien les analyses de Jamala, Orwel ou Sansal sont pertinentes. Remercions-les de nous ouvrir les yeux sur un monde qui – parfois – nous échappe. Prenons un peu de temps pour approfondir ces messages si salvateurs pour nos peuples.

Prenez le point d’interrogation du tableau de George Groscz comme référence des interrogations que nous devrions avoir plus souvent à l’esprit. Soyons acteurs et non victimes de la société.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr - 06 11 48 77 63

Observateur des actes inhumains

Pour mieux les comprendre.

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