Les indemnités des élus d'Argenton-sur-Creuse, dont Michel Sapin

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

On peut lire dans le "Canard enchaîné" et sur les réseaux sociaux une information selon laquelle le maire d'Argenton-sur-Creuse et ses adjoints percevraient "illégalement" des indemnités majorées de 25% depuis 2008.

Qui était maire en 2008 ? Michel Sapin.

Nommé ministre de l'Économie et des Finances, il fait l'objet d'attaques sur cette rémunération en tant que maire. Voici ce que l'on peut lire :

À Argenton-sur-Creuse (Indre), depuis 2008, le maire et ses adjoints ont touché 25% d'indemnités supplémentaires en raison du statut de "ville touristique" de la commune.
Or, l'opposition municipale vient de s'apercevoir que c'était sans base légale, faute d'une délibération ad hoc et d'un arrêté préfectoral. Ce trop-perçu représente 140 000 euros, charges comprises, sur six ans, alors que "la ville est très endettée". Voilà qui est de mauvais augure pour celui qui fut maire de 2008 à 2012, un certain Michel Sapin, aujourd'hui Ministre des Finances !
Qui ne sait pas gérer sa ville saura-t-il gérer l'Etat. Comme quoi le mot escroc n'a pas la même signification selon que vous soyez ministre, maire, PDG de banque ou simple employé (même comme trader).

J'ai voulu savoir où en était cette affaire ; le plus simple était de téléphoner au maire.

Une collaboratrice m'a répondu avec le sourire : "L'affaire a été portée devant le tribunal à l'initiative de l'opposition. Je ne peux donc formuler aucun commentaire tant que la justice ne s'est pas prononcée."

Affaire à suivre. On prendra des nouvelles.
Comparé aux affaires Bygmalion ou Tapie, le "scandale" des indemnités des élus d'Argenton-sur-Creuse reste un dossier insignifiant. Pourtant, des internautes le ressassent comme une affaire d'état alors que les Français ont perdu des millions d'euros avec Tapie et Bygmalion, pour ne citer que ces deux affaires emblématiques des manigances au sommet de l'état.

Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.fr

Pour que la vérité soit dite

Au cabinet du maire, on me dit que l'affaire est devant le juge. On attend le verdict.

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