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Les réformes de l'automne, préparez-vous !

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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 Les réformes de la rentrée : à quoi faut-il s'attendre ?

Ce qui va changer pour votre patrimoine immobilier

Ce qui va changer pour votre épargne

Ce qui va changer pour votre vie quotidienne

Ce qui va changer pour votre retraite

 

Alourdissement de la fiscalité des revenus et du patrimoine, réduction des abattements applicables en cas de donation ou de succession, création d’un nouveau régime d’investissement locatif, encadrement des loyers dans les zones tendues, lutte contre les dépassements d’honoraires des médecins, réforme du marché du travail, adoption du mariage pour tous…, la première année du quinquennat de François Hollande a été riche en réformes tous azimuts. Leurs effets vont se faire sentir dès cette année. Ainsi, en ce qui concerne les revenus de l’épargne, la hausse de la fiscalité sur les dividendes et les intérêts va faire mécaniquement baisser le rendement des produits de placements, déjà malmenés par une conjoncture économique morose.

Des réformes envisagées dans toutes les directions

Le gouvernement s’est fixé bien d’autres objectifs. Et cette fin d’année 2013 aura également son lot de réformes en tous genres, qui devraient vraisemblablement avoir de nombreuses répercussions sur votre patrimoine. Cet été, déjà, a été adoptée la loi autorisant le déblocage anticipé de la participation et de l’intéressement à hauteur de 20 000 € (loi n° 2013-561 du 28.6.13). De même, la loi de séparation et de régulation des activités bancaires (loi n° 2013-672 du 26.7.13) devrait diminuer les frais prélevés par les banques. Quant à la loi Hamon sur la consommation, elle va créer de nouveaux droits pour les consommateurs.

D’autres textes, encore plus ambitieux, vont venir bouleverser la donne. Ainsi, le gouvernement va s’attaquer, dès septembre, à une nouvelle réforme des retraites, la cinquième en 20 ans. Elle pourrait se traduire par un allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein et par un alourdissement des prélèvements sur les pensions des actuels retraités. Autre texte attendu depuis des mois, le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), qui sera défendu devant le Parlement par Cécile Duflot, ministre du Logement. Il pourrait, notamment, imposer à tous les bailleurs un plafond de loyers à respecter et soumettre les locations meublées à la loi du 6 juillet 1989.

La politique familiale ne devrait pas échapper non plus à un tour de vis. Outre l’abaissement à 1 500 € de l’avantage fiscal procuré par la majoration du quotient familial lié aux enfants à charge (1,3 million de foyers concernés), le gouvernement entend recentrer les prestations familiales sur les foyers de condition modeste.

De bonnes nouvelles malgré tout

Enfin, si la loi de finances pour 2014 doit contenir diverses augmentations d’impôts, notamment pour l’assurance vie, elle devrait apporter au moins deux bonnes nouvelles. D’abord, l’imposition des plus-values immobilières sera sensiblement allégée, les biens étant exonérés après 22 ans de détention, contre 30 ans dans le régime actuel. Ensuite, les plus-values boursières pourraient, elles aussi, bénéficier d’un régime plus favorable. Aujourd’hui, s’y applique un abattement de 40 % au maximum au-delà de 6 ans de détention. Il devrait être porté à 65 % après 8 ans, voire à 85 % pour les créateurs d’entreprises.

Dossier réalisé par Nathalie Cheysson-Kaplan, Frédéric Durand-Bazin, Eric Leroux et Valérie Valin-Stein

Commentaire : Ce dossier réalisé par « Le Particulier » résume bien les réformes qui vont impacter notre quotidien dans les prochains mois.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

 

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Cartes bancaires : ne jamais relâcher la vigilance

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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Les précautions à prendre pour éviter les fraudes

 

Septembre 2013
Le Particulier n° 1088, article complet

L’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement dresse une cartographie des fraudes. En France et en Europe, la généralisation de la carte à puce avec code diminue le risque. En revanche, une grande vigilance s’impose aux États-Unis et plus encore en Asie. Surveillez vos relevés bancaires après l’utilisation de votre carte dans ces pays. Par ailleurs, si vous achetez sur internet, privilégiez les sites marchands ayant adopté un système d’authentification renforcé (« 3D secure »). Le paiement requiert une confirmation par un code envoyé par téléphone.

Avec la carte bancaire, on ne peut se permettre aucun écart. Dans mon activité, je rencontre des personnes aux prises avec une administration ou avec leur banque. Je sais qu'un manque de vigilance peut conduire à une situation pour le moins délicate. Si on a le moindre doute sur un site marchand, mieux vaut s'abstenir. Lors d'un paiement chez un commerçant, votre CB doit toujours rester dans votre champ de vision.

Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63.

 

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La forêt des livres : Jean-François Kahn face à son public

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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JFK, le tribun de la « Forêt des livres »

 

Jean-François Kahn, plébiscité par la foule, retient un large public devant sa table. Ses ouvrages L’invention des français, Comment s’en sortir, Menteurs remportent un vif succès.

 

Avec pour « voisin » l’abbé de la Morandais, le public ne pouvait pas rester indifférent

 

Après l’arrivée en Orient-Express, l’accueil par Gonzague Saint-Bris, le Conseil Général et les personnalités, Jean-François Kahn s’installe près de nous à la table des dédicaces. La foule ne tarde pas à venir à sa rencontre. Des débats courtois s’engagent. JFK ne voit pas  tous les visiteurs pressés de s’entretenir avec lui ? Soit, il se lève et lance des échanges avec ceux qui ne peuvent s’approcher. Le tribun entre en action.

Il évoque avec humour et courtoisie les sujets politiques : le clivage gauche – droite, la guerre des clans, l’obligation pour la majorité de critiquer l’opposition et inversement… Tant que nos institutions contraignent les politiques à de tels agissements, la France n’avance pas. La politique est une guerre, le vaincu n’a plus le droit de cité, c’est regrettable. Avec 50.5%, vous existez, avec 49.5%, vous disparaissez. Un parti à 19% n’est pas représenté à l’assemblée ; pour le débat, ce n’est pas sain.

Comment s’en sortir ? C’est justement l’un des ouvrages proposés au public. Et JFK de poursuivre : « Pour 10 € seulement, vous avez les solutions dans ce livre, c’est cadeau ! Imaginez combien un conseiller vous demanderait pour vous rendre le même service !? »

Les échanges continuent avec le public et notre « voisin de droite » l’abbé de la Morandais : « Il est bien votre pape ! », lance Jean-François Kahn. La foule approuve, c’est un bon communicant. L’abbé rebondit sur le sujet et s’adresse à tous avec sa verve habituelle.

Une question arrive sur les propos très durs que JFK pouvait tenir à l’endroit de certains confrères journalistes. Lui en tient-on rigueur ? Sa réponse : « hormis deux ou trois journalistes vraiment contrariés, les autres poursuivent le débat. »

La « Forêt des livres », vécue ainsi, c’est vraiment la rencontre du public avec les écrivains.

Amandine, la seconde assistante à la table de Jean-François Kahn, me faisait part de sa grande satisfaction : « j’ai passé une très agréable journée aux côtés de JFK, je suis très contente d’avoir vécu autant d’échanges constructifs entre le public et l’auteur. Je reviendrai ! »

Amandine Perrot a résumé tout l’esprit de la « Forêt des livres ».

 

Christian Dechartres - www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63

 

 

 

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Chenonceau... : avec un X ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Chenonceau ou Chenonceaux ? Les deux !!!

 

Faut-il écrire Chenonceau avec un X, ou pas ? C’est tout simple, le château de Chenonceau est situé sur la commune de Chenonceaux.

 

« Le château des dames »

 

  • Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louise de Lorraine, La duchesse de Mercœur, Madame Dupin ont marqué de leur empreinte le château de Chenonceau. Diane de Poitiers et Catherine de Médicis se vouèrent une rivalité intense. Diane, la favorite fit construire un pont reliant l’autre rive du Cher. A la mort du roi Henri II, Catherine de Médicis - la veuve – fait construire une galerie de deux étages au-dessus du pont de Diane, laquelle Diane doit quitter Chenonceau pour Chaumont-sur-Loire.

 

  • La particularité de ce château, c’est donc de traverser une rivière, le Cher - affluent de la Loire. Cette situation lui valut une activité particulière pendant l’occupation allemande. La ligne de démarcation passait au milieu du Cher. D’un bout du château à l’autre, on pouvait passer de la zone occupée à la zone libre. Le régisseur en place fut donc sollicité par les résistants pour faire passer nombre de candidats à la zone libre.

 

  • Le château de Chenonceau est le plus visité en Val de Loire.

 

Il est vrai que la situation de ce monument est unique.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

Chenonceau

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La forêt des livres : colloque, signatures, théâtre, café littéraire...

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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Actualité littéraire

 

Ce rendez-vous maintenant célèbre – impulsé par Gonzague Saint-Bris – réunit les plus belles plumes. Le colloque du matin, le théâtre de l’après-midi contribuent également au succès mérité de cette belle manifestation.

 

Pour la 18ème édition, venez sous les arbres centenaires de Chanceaux-près-Loches, une belle journée vous attend.

 

Le matin, Jean-Claude Narcy anime le colloque de 10h00 à 12h00 dans la clairière à l’arrière du château de Chanceaux. Les personnalités invitées évoqueront les écrivains migrateurs, l’inspiration nomade, les voyages de l’écriture.

Les auteurs arrivent en gare de Loches par l’Orient Express. Ils dédicacent leurs ouvrages toute l’après-midi dans un cadre magnifique. La liste des écrivains est très longue : tous les genres sont représentés, du romancier au philosophe, du journaliste à l’historien, de l’animateur à l’aventurier… Vous pouvez approcher les auteurs de votre choix parmi toutes ces plumes. Et les moins « connus » peuvent vous réserver de belles surprises.

Entre deux dédicaces, vous pouvez assister dans le théâtre de verdure aux lectures et à la pièce interprétée par Pierrette Dupoyet.

Christian Panvert anime le café littéraire pendant toute la durée des dédicaces.

A partir de 20h00, souper champêtre et café-concert.

Entrée gratuite, animations gratuites, voilà un beau programme pour votre dimanche 25 août 2013.

Chaque année, j’assiste l’un de ces écrivains avec un plaisir chaque fois renouvelé. L’expérience est extrêmement enrichissante, j’ai ainsi pu échanger avec un grand reporter de guerre, avec le Président du Conseil Constitutionnel, avec un académicien, avec un journaliste-animateur. .. Autant de contacts plus passionnants les uns que le autres.

Venez partager des instants chaleureux avec toutes ces figures de la littérature, vous passerez à coup sûr un très bon moment.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

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Corée, un engagement pour la paix.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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Corée : un engagement par conviction

 

Le lieutenant Rahmani croyait à l’intervention de l’ONU dans le conflit en Corée. Il s’est porté volontaire pour apporter sa contribution d’officier.

 

Il nous confie son ressenti 60 ans après les événements.

 

         Christian Dechartres : nous avons bien compris votre conception de la vie « citoyenne ». Au déclenchement des hostilités en juin 1950, vous avez 27 ans, vous êtes mariés, vous avez des enfants, quelle fut la  principale motivation qui vous a poussé à être volontaire pour le bataillon français de l’ONU ? Vous expliquez dans cet ouvrage que vous voyiez l’intervention de l’ONU comme une action salvatrice pour le peuple coréen.

Mais sur le plan personnel, en considérant votre situation familiale, on a du mal à comprendre cette décision de partir sur le front. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

         AR : j’ai choisi le métier des armes pour défendre la France, et surtout la liberté et la dignité des hommes. C’est pourquoi j’étais dans les quatre premiers citoyens du Monde. Etre officier, c’est respecter l’engagement de ses fonctions dont le devoir de servir.

Sur le plan familial, il y a un accord fondamental de partage des fonctions. En parallèle, ma femme était « officier de la famille ».

 

CD : vous étiez volontaire pour un engagement au début du conflit, me semble-t-il ; c’est bien cela ?

AR : oui. Au 6ème RCA (régiment de chasseurs d’Afrique), à Speyer, j’étais volontaire pour 1950 ; deux fois, j’ai été refusé par le ministère des armées à cause de mes origines indigènes, nord-africaine. Il fallut l’intervention de grandes personnalités françaises et de mon général qui ont fait pression pour obtenir mon acceptation au bataillon français de l’ONU.

 

Rassemblement à Auvours et départ vers la Corée

 

CD : D’où êtes-vous parti avec vos hommes ?

AR : Du camp d’Auvours, près du Mans.

Je devais rejoindre le port de Marseille avec eux après le rassemblement. Beaucoup de ces hommes étaient des prisonniers de droit commun ou des condamnés à mort. Il faut savoir que les détenus transférés en Corée profitaient du passage du navire à Port-Saïd (Egypte) pour plonger et s’échapper du bateau.

En arrivant à Auvours, je me suis imposé à ces hommes que je devais emmener jusqu’à Pusan (grand port de débarquement en Corée).

Le soir où j’arrivai pour prendre mon commandement, j’ai subi de leur part insultes et vulgarités. Il fallait tout de suite leur faire savoir qui j’étais.

Ils sont mal tombés car j’étais champion du pentathlon de France et sélectionné pour les JO d’Helsinki.

La brasserie du diner a été totalement saccagée par mon combat avec eux; le lendemain, à 4 h du matin, sous le froid de février, j’imposai un cross de 10 km en petite tenue.

Ce fut la stupeur des routiers et des automobilistes qui se rendaient au Mans. C’est une manière de montrer comment un chef doit s’imposer : en donnant l’exemple. Car étant officier des armes blindées, les hommes de l’unité que j’avais en charge ont osé crier « Voilà l’officier qui a besoin de sa jeep pour aller … ».

Avec ce cross de 10 km tous nus, comme moi, par ce froid de février, ils ont compris qui était leur officier.

Contrairement aux autres détachements, sur le Bateau de luxe «  La Marseillaise », aucun de mes hommes ne s’est évadé et j’ai imposé au commandant de bord de les sortir de la cale où ils étaient enfermés pour les faire monter en 3ème classe et les faire participer aux manifestations qui ont duré pendant tout le mois du voyage. Tout cela sans incident.

Mon meilleur commandement restera – je le rappelle souvent – mon commandement de la SA 3ème compagnie composée essentiellement de tous les indésirables du bataillon de Corée, repris de justice, condamnés à mort et fortes têtes…

 

En route vers le front

  

Au sud, dans le détroit de Corée, la mer est relativement peu profonde et sujette à de fortes marées. La côte donnant sur la mer du Japon, est beaucoup plus rectiligne et comporte très peu d’îles. Les troupes n’arrivaient pas dans les meilleures conditions. Après un mois de mer, il leur fallait encore embarquer sur un bateau qui aura toutes les difficultés à aborder la côte coréenne.

 

CD : M. Rahmani, quelles sont alors les conversations entre les hommes de votre compagnie quand vous approchez du front ?

AR: Mutisme total. « L’appréhension devant l’abime, la fragilité de ces routes en terre, nous saisirent, mais c’est surtout l’immense solitude qui plane sur cette terre hostile - même à l’inconnu de la situation - qui nous rend muets et songeurs ».

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Que peut ressentir un soldat

 

Que peut ressentir un soldat quand il arrive sur le front ? Les obus pleuvaient, l’ennemi était caché dans des tranchées, et que dire des attaques chinoises à la baïonnette ?  Une jeune recrue envoyée dans ce carnage ne pourra plus vivre comme avant, si tant est qu’elle en sort vivante. Si ces sacrifices avaient eu une quelconque utilité, cela aurait constitué une maigre consolation. Mais les 4 millions de victimes – morts et blessés – ont vainement sacrifié leur vie. L’armistice n’a servi que les intérêts des grandes puissances. Il faut en tirer les enseignements.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

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Transport aérien : la liste noire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp


Transport aérien

Union européenne : la liste noire actualisée des compagnies aériennes

Publié le 14.08.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

La Commission européenne a publié, le 10 juillet 2013, la mise à jour de la liste des compagnies aériennes interdites dans l’Union européenne (UE).

La Commission propose 2 listes :

la 1ère liste énumère les compagnies aériennes dont l’exploitation est interdite dans l’UE,

la 2e liste répertorie les compagnies aériennes dont l’exploitation dans l’UE n’est autorisée que sous certaines conditions.

Pour 15 pays, tous les transporteurs aériens connus font l’objet d’une interdiction totale d’exploitation dans l’UE : Afghanistan, Bénin, République du Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Érythrée, Guinée équatoriale, Kirghizstan, Liberia, Mozambique, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Soudan, Swaziland et Zambie.

Cette liste est intéressante à connaître. On sait à quoi on s’expose si jamais on sollicite les « services » de ces compagnies.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

 

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Corée, le livre témoignage 60 ans après

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

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Un livre nécessaire pour comprendre la Corée

*******************

Le lieutenant Rahmani travaille depuis plusieurs années à son témoignage pour les jeunes générations. Je termine avec lui ce livre à mettre entre toutes les mains.

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Nous découvrons là toutes les raisons profondes qui motivent le vieil homme.

 Christian Dechartres : M. Rahmani, pourquoi avoir écrit un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani: c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

CD : les jeunes évoquent peu ce conflit en Corée. Pour quelles raisons ?

AR : une très grande majorité de français ignore la préhistoire, la géopolitique et l’histoire de la France.

CD : pour vous, comment s’est déroulé cette guerre ?

AR : ma correspondance et mon cahier de bord tenu journellement pendant cette guerre que j’ai acceptée, démontrent comment elle fut d’une barbarie inconcevable, inimaginable. J’en porte non seulement les traces physiquement mais aussi psychologiquement.

Elle nous révèle  également quels furent les combattants français. De nombreux prisonniers – politiques, de droit commun ou condamnés à mort - partaient sur le front en Corée. S’ils en revenaient, ils étaient libérés.

Pour le lecteur, il est utile de rappeler mes dates importantes quelques années après la guerre de Corée :

Le 14 août 1956, décret promotion de la légion d’honneur en retard de trois ans parce que j’étais indigène. Voir Journal officiel du 21 août 1956.

Le 1er janvier 1957 : affectation à l’état-major des armées.

Ensuite viendront les arrestations consécutives à l’affaire des officiers algériens.

Christian Dechartres :des informations, des rumeurs font état de réforme des programmes d’histoire dans l’école de la République française. Sous prétexte des aspects horribles de la seconde guerre mondiale, il faudrait cesser de l’enseigner aux jeunes français. Qu’en pensez-vous ?

Abdelkader Rahmani: c’est le plongeon dans l’ignorance totale de l’histoire de France et du monde. Nous voyons les conséquences : une jeunesse perdue, dévoyée, qui assassine les camarades à l’école, au lycée ; qui attaque aussi les magasins, les autobus et les trains …

CD : vous, au contraire, vous souhaitez informer notre jeunesse, lui faire connaître les pans de l’histoire restés dans l’ombre.

AR : c’est en effet mon but qui devrait être aussi celui de ceux qui nous gouvernent.

CD : n’est-ce pas utopique de vouloir faire comprendre l’histoire à des jeunes soumis à de multiples pressions ? Pressions qui les éloignent des réalités. Pressions qui leur enlèvent tout jugement objectif, notamment sur les notions de justice.

AR : en guise de réponse, je cite Platon « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… »

Platon 429-347 av. J.C. (extrait de La République) – Rahmani 2013.

CD : dans quelle mesure votre témoignage pourrait-il provoquer des prises de conscience ?

AR : science sans conscience est la ruine de l’homme. (François Rabelais).

Un témoignage de souffrance écrit d’une âme égale et sereine est plus convaincant qu’une vantardise, une glorification.

Napoléon n’a-t-il pas dit sur son lit de mort : « Il y a deux forces, celle de l’épée et celle de l’esprit. La force de l’esprit finira toujours par vaincre celle de l’épée. » !

Par l’écriture de ce livre, M. Rahmani ne cherche pas à se hisser dans le cercle des anciens combattants fiers de leurs exploits guerriers. Il veut faire comprendre l’histoire telle qu’elle s’est déroulée. Il a pour cela toute la légitimité puisqu’il fut un véritable acteur sur le front, mais il fut aussi conférencier à son retour pour expliquer l’histoire du « pays du matin calme ». Le livre, tel qu’il est rédigé, constitue un outil pédagogique et un véritable éclairage sur ce conflit méconnu.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Corée, une histoire déchirante racontée par un acteur...

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

8-28-2009 008

International

 

60ème anniversaire de l’armistice oublié en Corée

 

Paix en sursis depuis 1953

 

Un armistice sans vainqueur, une paix qui se fait attendre : le lieutenant Rahmani nous plonge dans l’histoire de cette tragédie qu’il a vécue. Le pays du matin calme n’a jamais si mal porté son nom…

 
   



 

 

Le 27 juillet 1953, l’armistice de Panmunjom mettait fin à la guerre de Corée.

 

Le lieutenant Rahmani, « acteur » du conflit de Corée de 1952 à 1953 répond aux questions récurrentes : mais quelle est donc l’histoire de cette Corée – souvent à la Une - coupée en deux ? Quel est son devenir ?

Au fil des interviews, le lieutenant Rahmani souhaite faire comprendre l’histoire oubliée et tronquée. Par son témoignage, il veut frapper les esprits pour que de telles atrocités ne se reproduisent plus et rendre la parole aux réalités de l’histoire.

Il s’appuie sur son expérience personnelle et sur quantité de documents d’archives pour répondre aux interrogations sur le déroulement de cette guerre.

 

Pourquoi cette guerre ?

 

Christian Dechartres : Tout d’abord, Monsieur Rahmani, pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce conflit.

A. Rahmani : « Pour ce faire, je vais reprendre des extraits de conférences que j’ai données à mon retour de Corée. Dans la succession des événements, vous comprendrez pourquoi ce conflit était devenu inévitable.

« Les coréens attaquent un navire japonais en 1875. Excellent prétexte pour le Japon d’évincer les chinois. Première démonstration navale efficace en Corée…

« Le Japon obtient alors l'ouverture de plusieurs ports au commerce japonais, mais sans l'approbation de Pékin. Les émeutes xénophobes qui en découlent motivent l'envoi de troupes japonaises à Séoul en 1882.

« La situation ne pouvait se prolonger sans conflit. Le Japon attaque par surprise la flotte Russe en 1904, débarque ses forces terrestres en Corée. La célèbre bataille navale de Tsushima en mai 1905 donne la victoire écrasante au Japon par le traité de Portsmouth en septembre 1905 ; les Russes ont perdu leur flotte de la Baltique dans cette bataille, leur prestige est durement atteint. Pratiquement, dès lors, la Corée devenait protectorat du Japon, confirmé officiellement le 22 août 1910.

« Les 40 années de domination japonaise n'ont pas contribué au redressement de la condition sociale des Coréens. Après la défaite de l'impérialisme japonais, la voie était ouverte à un ordre nouveau qui allait dépendre de l'entente ou mésentente entre les deux grandes puissances mondiales : la Russie et l'Amérique.

« Comment se présente la situation ? les accords de Yalta du 11 février 1945, délimitaient à l'une et à l'autre des parties leur zone d'influence respective.

« Mais la décision russe à Yalta de participer à la guerre en Extrême-Orient introduit la convention d'établir en force une ligne de démarcation, le  38ème parallèle. Le Nord aux Russes, le Sud aux américains. C'est le 12 août 1945 – sans attendre la reddition du Japon - que les Russes entraient par le Nord en Corée et le 8 septembre que les américains débarquaient au Sud. Le 10 septembre, le Gouvernement Général japonais signait l'acte de capitulation des troupes japonaises en Corée.

« Les vainqueurs se réunirent à Moscou le 28 octobre 1945 : pendant une période transitoire qui n'excéderait pas 5 ans, la Corée serait placée sous un régime de tutelle à 4 (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, Chine).

« Que sont devenues les décisions de la conférence de Moscou relatives à la création d'un Gouvernement coréen unifié ? La 1ère conférence des représentants américains et soviétiques eut lieu le 20 mars 1946 à Séoul. Elle échoua sur les conditions de consultations des partis et organisations démocratiques coréens.

« L'O.N.U. à la  2ème session le 15 septembre 1947 : une commission temporaire est désignée pour se rendre en Corée avec mission d'enquêter sur le système des élections en vue de la formation du gouvernement national et sur la conclusion d'accords pour le retrait des troupes d'occupation.

« Les élections coréennes eurent lieu quand même,  le 10 mai 1948 à raison d'un observateur pour 14.000 électeurs. Mais elles se limitèrent à la Corée du Sud.

« Le 31 mai, l'assemblée nationale coréenne est instituée avec pour Président Syngman Rhee.                 

« Elle adopte une constitution le 12 juillet et le 5 août 1948 le gouvernement est définitivement désigné. Il est reconnu comme légal par l'ON.U. et plusieurs membres des Nations Unies.

« Restait le retrait des troupes occupantes comme le stipulait la résolution de l'O.N.U. Les troupes soviétiques se retirèrent le 25 décembre 1948 en laissant la place à une armée « populaire coréenne» bénéficiant de 1.500 conseillers militaires soviétiques. Le retrait des troupes américaines contrôlé par la commission fut achevé le 29 juin 1949. 500 membres des forces U.S. sont laissés pour l'instruction des troupes sud-coréennes.

« Le 19 avril 1948, par l'organisation d'une conférence mixte à Pyang-Yang, la Corée du Nord avait tenté un effort d'unification. Le 29 juin 1948, une nouvelle conférence avait été organisée par la Corée du Nord. Cette fois le Sud avait refusé de se faire représenter.

« La tension internationale due aux relations entre les Etats-Unis et l'Union soviétique devait trouver un exutoire quelque part sur la planète, l'application du plan Marshall en Europe Occidentale, alors que l'Union soviétique n'y participait pas, accentua la division entre les deux camps et eut son impact sur les causes du conflit.

« L'O.N.U., après un ordre de cesser le feu aux deux belligérants sans résultat, décide l'intervention des Nations Unies le 27 juin 1950. Mais les américains avaient déjà décidé leur intervention le 26 juin.

« La France subissait alors une crise gouvernementale après la chute du cabinet Bidault le 25 juin. La guerre d’Indochine battait son plein et la France manquait de militaires. Ce conflit s’intégrait dans la guerre froide, la Chine et l’URSS d’une part et la France aidée militairement et financièrement par les Américains. »

Fin de la 1ère partie. A suivre.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63.

 

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Pour une gouvernance responsable.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

2012-10-04 16.31.46

Humanisme

Platon l’a dit. Nous le constatons chaque jour. Les siècles passent et les gouvernances procèdent inlassablement de façon identique.

Alors qu’un individu instruit est responsable, les gouvernants s’entourent plutôt de « flatteurs » pas toujours qualifiés pour le poste qu’ils occupent.

 

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« Platon à propos des méthodes de contraintes des gouvernements (in « La République »):

« Cette conduite est celle des états mal gouvernés qui défendent aux citoyens, sous peine de mort, de toucher à la Constitution ; tandis que celui qui traite le plus agréablement les vices du gouvernement, qui va au-devant de ses désirs, celui-là passera pour un citoyen vertueux, un profond politique et sera comblé d’honneurs. »

Je pense que cette observation se rapporte bien aux choses de notre temps et que les siècles n’ont pas appris grand-chose aux hommes qui ont en charge de gouverner. »

Etat des lieux à l’heure actuelle dans certaines entreprises : quand le cadre, l’agent de maitrise ou l’employé débattent face à un patron, est-ce l’intérêt général qui domine le débat ? Est-ce l’avancement qui préoccupe le salarié ? Est-ce le besoin d’être flatté qui prévaut ? L’idée d’une promotion pollue-t-elle la conversation ?

 Celui qui flatte le « gouvernant » a toutes les chances d’en être récompensé sans pour autant apporter des axes de progrès dans son entreprise. A l’inverse, les voix de réelles améliorations ne sont – bien souvent - pas prises en compte.

Pour quelles raisons ? Le dirigeant se trouve dans une situation plus confortable au contact des gens qui vont dans le sens de la direction. A l’opposé, débattre avec des contradicteurs est plus difficile à gérer. Pourtant, chacun sait que les béni-oui-oui n’apportent rien aux entreprises alors que le débat contradictoire est source d’avancées.

Combien de cadres sont conservés dans leur poste pour la tranquillité de la direction et contre l’intérêt général ? Les chiffres sont impressionnants.

Une prise de conscience est nécessaire dans la période difficile que nous traversons. Encourageons les dirigeants lucides et ouverts à tous les axes de progrès. Ces considérations s’appliquent à toutes les gouvernances dans la vie de la cité. « Le savoir et l’amour de la vérité doivent gouverner. »

Christian Dechartres – Le Mot de Passe – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

 

Au sens large de dirigeant

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