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CETA : un gros mot ? Que cache-t-il ? Pourquoi les Wallons s'y opposent ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), fait couler beaucoup d’encre. Il suscite de nombreuses controverses. Les Wallons s’opposent à sa mise en place ; ils attendent plus de garanties :

  1. Une multinationale pourrait porter plainte contre un état si jamais elle estimait que l’état mène une politique contraire à ses intérêts, c’est un premier point de désaccord.

  2. Une agriculture mal protégée par le traité dans sa forme actuelle, c’est la seconde pierre d’achoppement.

  3. Si jamais le CETA était approuvé, les firmes américaines pourraient se lancer à l’assaut des réglementations qui leur sont défavorables, et ce par le biais de leurs filiales canadiennes, c’est le troisième point de divergence avancé par les Wallons.

La Commission européenne est censée négocier le TTIP (ou Tafta), le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, avec les États-Unis. Après le blocage sur le CETA, le TTIP a-t-il un avenir ?

 

Pourquoi le CETA fait-il peur ?

 

a) Sur le plan monétaire

Il doit encourager la concurrence et libéraliser les échanges financiers. Est-ce bien le moment dans un monde dominé par les empires financiers et touché par le scandale des Panama Papers ?

 

b) Sur notre environnement :

Avec le CETA,  les gouvernements auraient la faculté d’introduire des critères environnementaux et sociaux dans l’attribution des marchés publics, c’est très bien. Mais le texte les incite à choisir l’offre la plus « avantageuse ». La messe est dite.

 

c) Sur l’Audiovisuel :

L’exception culturelle serait de rigueur dans ce traité. Mais, contrairement au Canada, l’Union Européenne n’a pas protégé son secteur culturel (livres, presse, etc.). On peut imaginer les conséquences du CETA.

 

d) Sur la santé :

Les tribunaux pourraient remettre en question les décisions publiques en faveur de la santé et de l’environnement. Cela n’augure rien de bon.

 

e) Sur les hormones et les productions animales

Pour exporter du bœuf et du porc, les producteurs canadiens doivent développer des chaînes de production séparées sans hormone. Peut-on être assez naïfs pour croire en la transparence d’un tel dispositif ?

 

En conclusion

On peut comprendre pourquoi les Wallons sont inquiets de la mise en application du CETA en l’état actuel du texte. Pourquoi d’autres pays n’ont-ils pas mis leur veto ? C’est que les lobbies ont dû réaliser un travail de grande ampleur.

Maintenant, si vous souhaitez lire l’intégralité du texte proposé à l’UE, voici le lien :

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=COM:2016:444:FIN

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr/

« Le jour où on laissera le loup garder les troupeaux, il ne restera plus un seul mouton sur la terre. » FOG

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