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5 articles avec histoire

Le 8 mai 1945, jour de liesse et début des hostilités en Algérie

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 8 mai 1945 marque le début des exactions de l’armée française en Algérie ; les titulaires du certificat d’études – notamment - figuraient sur des listes d’exécution.

Je poursuis mes recherches à travers les archives. Trop de vérités sont tues.

L’historienne Georgette Elgey a réalisé un travail d’investigations extraordinaire sur cette période.

Abdelkader Rahmani a vu le jour près de Sétif dans le Constantinois (Est de l’Algérie). Il participe à la poussée du « patriotisme pro-Français » que connaît l’Algérie au lendemain du débarquement allié de novembre 1942. Il s’engage dans l’armée française. Cet engouement lui vaut la vie sauve en mai 1945, au lendemain des émeutes de Sétif et de la terrible répression qui s’ensuivit. Il nous explique :
«Alors que trois de mes frères et moi-même étions sous l'uniforme français, les gendarmes se présentèrent chez nos parents pour nous arrêter. Nous considérant comme des "intellectuels" (nous écrivions et lisions le français correctement), les colons de mon village - érigés en "justiciers" - nous avaient couchés sur la liste des hommes à abattre. Nous n'avions jamais fait de politique, jamais adhéré à aucun parti ou mouvement. Les autorités civiles ignoraient que nous étions dans l 'armée ... »

Merci à Georgette Elgey pour ses trente années de recherches. Elle met en lumière un processus consistant pour l’armée française à éliminer les intellectuels de peur qu’ils diffusent une analyse pertinente des événements d’Algérie. Un citoyen capable de fournir un éclairage à ses concitoyens devenait un danger pour le pouvoir. Ce principe n’a d’ailleurs pas évolué dans notre société ; plus on abrutit les gens par des idioties, moins ils prennent conscience des manœuvres politiciennes.


Restons vigilants à la qualité de l’information véhiculée par les réseaux dits « sociaux ». Trop de fausses nouvelles circulent pour mieux infléchir le raisonnement des plus faibles. Ces manœuvres constituent un danger pour nos démocraties.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le mot de passe » - http://www.cd-lmdp.fr

Observateur de la comédie humaine
Pour faire comprendre les dessous de l’histoire.

 

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Si nous sommes encore Français, c'est aussi grâce à eux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le blanchiment des troupes coloniales reste un pan de notre histoire peu connu.

Sans doute parce qu'il est peu glorieux.

Durant la première guerre mondiale, ces pauvres soldats africains périssaient dans les tranchées quand ils ne mourraient pas lors des assauts.

On réservait aux Africains le sale travail. Ils constituaient la chair à canon idéale.

Un traitement inhumain, honteux

Lors de la seconde guerre mondiale, on les utilise aussi comme de la chair à canons, mais on ne souhaite pas trop les montrer. En Italie, les alliés sont bloqués ; ils font appel aux tirailleurs africains pour se tirer d'un mauvais pas. Succès.

Les Africains ont contribué à la lutte contre le nazisme jusqu'à la frontière allemande. De nombreux soldats africains n'avaient même pas de chaussures en arrivant dans les monts alsaciens. Traitement indigne.

Pour filer en Allemagne, quand la victoire se profila, le commandement décida le blanchiment des troupes coloniales. On retirait les hommes noirs pour les remplacer par des blancs. Principe odieux.

N'oublions pas ces sacrifices

Ces malheureux soldats africains étaient traités comme des hommes de second rang. On les utilisait pour les tâches ingrates, mais on s'en débarrassait quand les caméras allaient filmer la victoire.

Les Français d'aujourd'hui leur doivent la liberté si chèrement acquise.

Ayons une pensée pour ces braves soldats sacrifiés dans l'ombre.

Français de métropole, nous leur devons beaucoup.

Christian Dechartres - écrivain public - http://www.cd-lmdp.fr

Pour que la vérité soit dite

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Peut-on encore croire en notre école ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’école de jadis construisait des petits Français,

L’école nous racontait l’histoire, la morale.

Le maître nous apprenait nos origines,

Le maître nous faisait aimer le français.

Nos parents suivaient les conseils du maître,

Nos parents parachevaient l’éducation de l’école.

Aujourd’hui, les enfants effraient le maître,

Aujourd’hui, les parents soutiennent les enfants.

Demain, ces enfants ne reconnaîtront plus de maître,

Demain, ils régneront sur un monde vidé de son sens.

Des soldats noirs, blancs, beurs sont morts pour notre patrie,

Ces soldats catholiques, juifs, musulmans ont-ils été sacrifiés en vain ?

Avec nos enfants et leurs maîtres, revenons à des valeurs civiques,

Avec nos enfants et leurs maîtres, renouons les liens sociaux.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr

Pour faire renaître l’espoir

Pour que nos enfants puissent rêver.

Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple.

Danton

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Ignorance, incompréhensions, sources de nos maux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Rahmani (3)

Mémoires gênantes et occultées : les actes de refus dans la guerre d’Algérie

·         Combien furent-ils ? Trois cents ? Trois mille ? Aujourd’hui encore les chiffres sont incertains : gonflés par les opposants à la guerre, minimisés par le pouvoir en place, qui avait intérêt à faire admettre à une opinion déconcertée le bienfondé de l’envoi du contingent en Algérie.

·         Les premières actions d’éclat de refus de soldats du contingent sont vite canalisées. En 1957, dans son ensemble, le contingent est parti pour l’Algérie. En Algérie et en France, les démissions d’officiers sont sévèrement punies. L’action des quarante soldats du refus communistes qui expriment au Président de la République leur refus de porter les armes contre le peuple algérien en lutte est réprimé. Le Tribunal Militaire les envoie en prison, parfois au bagne. En Algérie, la désertion avec emport d’armes, ou le ralliement de soldats au maquis du FLN sont médiatisées par des attributs de traîtrise et de félonie.

·         En France, des civils s’engagent dans la lutte. En 1960, le procès Jeanson signale à l’opinion des oppositions civiles à la guerre, des engagements aux côtés du FLN-France. Leur arrestation, leur exil parfois, les désigne comme fauteurs de troubles à ces “opérations de maintien de l’ordre”, dont l’Etat français mettra trente-sept ans à reconnaître qu’il s’agissait d’une guerre, par décision du Sénat le 10 juin 1999.

 

Hélène Bracco, « Mémoires de la guerre d’Algérie : de la collecte d’interviews à la numérisation des cassettes », Bulletin de liaison des adhérents de l'AFAS [En ligne], 33 | hiver 2008 - printemps 2009, mis en ligne le 01 juin 2008, consulté le 15 février 2013. URL : http://afas.revues.org/1641

 

Commentaire : le travail d’Hélène Bracco sur les protagonistes de la guerre d’Algérie est très intéressant. Il nous aide vraiment à comprendre un conflit qui n’en finit pas d’empoisonner les relations franco-algériennes, trop souvent – malheureusement - par ignorance.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Le département 93 existait-il en 1945 ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Voyez ci-dessous la liste des départements français remontant à 1848. Pour les plus jeunes, c'est de l'histoire ancienne. C'est pourtant notre histoire.Livre écrivain


Les départements d'Algérie

Historique:
- 1848 (4 mars) : l'Algérie est considérée comme partie intégrante du territoire français
- 1848 (9 décembre) : les provinces d'Alger, Constantine et Oran deviennent trois départements
- 1902 (24 décembre) : les 6 territoires sahariens, administrés par les 3 départements (2 chacun), forment les Territoires du Sud
- 1905 (14 août) : les Territoires du Sud sont organisés en 4 territoires : Aïn-Sefra, Ghardaïa, Oasis, Touggourt

Code

Département

Préfecture

Sous-préfectures

Superficie (1902)

Création

Suppression

91

Alger

Alger

Aumale
Blida
Médéa
Miliana
Orléansville
Tizi-Ouzou

54 861 km²

09/12/1848

20/05/1957

93

Constantine

Constantine

Batna
Bône
Bougie
Guelma
Philippeville
Sétif

87 578 km²

09/12/1848

20/05/1957

92

Oran

Oran

Mascara
Mostaganem
Sidi-bel-Abbès
Tiaret
Tlemcen

67 262 km²

09/12/1848

20/05/1957

94 

Territoires du Sud

-

-

1 981 750 km²

24/12/1902
(Territoire)

07/08/1957

 

Commentaire : oui, le département 93 existait bien en 1945. L’Algérie comptait quatre départements français depuis 1848. Les numéros 91, 92, 93 & 94 leur avaient été attribués. Cela a pris fin en 1957.

Rien à voir avec nos actuels départements autour de Paris.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– 06.11.48.77.63

 Pour comprendre l'Histoire de notre pays

 

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