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317 résultats pour “Déclarer la guerre

22 08 1914: jour le + meurtrier de l'histoire...

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Boualem Sansal: "2015 marquera peut-être le...

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Dans les rêves des soldats - Brice ou l'insurgé...

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https://t.co/c5S5Y2Kxdz Contre la guerre ; contre...

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Deux bombardiers russes ont été interceptés au...

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Pierre Lemaitre livre le 3e volet de sa trilogie « Les enfants du désastre » 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Après « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre conclut sa trilogie avec « Miroir de nos peines » aux éditions Albin Michel.

 

À la lecture de l’incipit, le lecteur reconnaît immédiatement la « patte » de Pierre Lemaitre :

Ceux qui pensaient que la guerre commencerait bientôt s’étaient lassés depuis longtemps, Monsieur Jules le premier. Plus de six mois après la mobilisation générale, le patron de La Petite Bohème, découragé, avait cessé d’y croire. À longueur de service, Louise l’avait même entendu professer qu’en réalité « cette guerre, personne n’y avait jamais vraiment cru ».

 

  • Rappelons l’incipit du premier volume « Au revoir là-haut » adapté et récompensé au cinéma : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps ».
  • http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/07/incipit-d-au-revoir-la-haut-et-de-couleurs-de-l-incendie.html 

 

La boucle est bouclée

Pierre Lemaitre nous livre une grande fresque historique et romanesque en trois étapes ; elle débute avec la Première Guerre mondiale pour s’achever sur l'épisode invraisemblable de la "drôle de guerre" à laquelle succédera la débâcle que nombre de Français ne souhaitent pas évoquer tellement elle fut humiliante.

 

Une écriture captivante

Pierre Lemaitre, d’abord auteur de polars remarquables, sait garder son lecteur en haleine ; dans « Les enfants du désastre », il nous livre trois bons romans passionnants qui nous font vibrer à travers les tragédies de l’Histoire vécues par nos parents et grands-parents.

 

Cette trilogie est à mettre entre toutes les mains. Chacun peut y saisir l’histoire des héros et des victimes de cette première moitié du XXe siècle sous un angle parfois grave, parfois burlesque. Personnages hauts en couleur, intrigue haletante, tout y est.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – http://cd-lmdp.over-blog.fr – observateur de la comédie humaine.

 

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. » In Au revoir là-haut.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/02/cadres-noirs-de-pierre-lemaitre.html

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/04/pierre-lemaitre-au-revoir-la-haut-et-couleurs-de-l-incendie.html

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La chanson de Craonne

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Contre la guerre

La boucherie de la première guerre mondiale fit naître des sentiments antimilitaristes.« La chanson de Craonne »reste l’une des plus célèbres complaintes pour le pacifisme. Interdite et clandestine très longtemps, elle est emblématique de l’absurdité de la guerre.

Paroles :

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,

 

Et le coeur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse ; l’égalité qui est entre eux cesse, et l’état de guerre commence. » MontesquieuDe l’esprit des lois 

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Ignorance, incompréhensions, sources de nos maux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Rahmani (3)

Mémoires gênantes et occultées : les actes de refus dans la guerre d’Algérie

·         Combien furent-ils ? Trois cents ? Trois mille ? Aujourd’hui encore les chiffres sont incertains : gonflés par les opposants à la guerre, minimisés par le pouvoir en place, qui avait intérêt à faire admettre à une opinion déconcertée le bienfondé de l’envoi du contingent en Algérie.

·         Les premières actions d’éclat de refus de soldats du contingent sont vite canalisées. En 1957, dans son ensemble, le contingent est parti pour l’Algérie. En Algérie et en France, les démissions d’officiers sont sévèrement punies. L’action des quarante soldats du refus communistes qui expriment au Président de la République leur refus de porter les armes contre le peuple algérien en lutte est réprimé. Le Tribunal Militaire les envoie en prison, parfois au bagne. En Algérie, la désertion avec emport d’armes, ou le ralliement de soldats au maquis du FLN sont médiatisées par des attributs de traîtrise et de félonie.

·         En France, des civils s’engagent dans la lutte. En 1960, le procès Jeanson signale à l’opinion des oppositions civiles à la guerre, des engagements aux côtés du FLN-France. Leur arrestation, leur exil parfois, les désigne comme fauteurs de troubles à ces “opérations de maintien de l’ordre”, dont l’Etat français mettra trente-sept ans à reconnaître qu’il s’agissait d’une guerre, par décision du Sénat le 10 juin 1999.

 

Hélène Bracco, « Mémoires de la guerre d’Algérie : de la collecte d’interviews à la numérisation des cassettes », Bulletin de liaison des adhérents de l'AFAS [En ligne], 33 | hiver 2008 - printemps 2009, mis en ligne le 01 juin 2008, consulté le 15 février 2013. URL : http://afas.revues.org/1641

 

Commentaire : le travail d’Hélène Bracco sur les protagonistes de la guerre d’Algérie est très intéressant. Il nous aide vraiment à comprendre un conflit qui n’en finit pas d’empoisonner les relations franco-algériennes, trop souvent – malheureusement - par ignorance.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Faire comprendre la guerre de Corée et l'ONU aux jeunes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Voici le projet de préface du livre d'Abdelkader Rahmani sur la guerre de Corée dont il fut acteur. Il veut témoigner pour notre jeunesse et militer pour la paix entre les peuples.

Préface

Christian Dechartres : M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : C’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la jeunesse future.

CD : les jeunes évoquent peu ce conflit. Pour quelles raisons ?

AR : Ils l’ignorent pour une très grande majorité. Mais j’espère que la jeunesse relèvera la France de sa décadence actuelle. France dans l’ignorance de la préhistoire, de son histoire et de la géopolitique.

J’ai créé et alimenté l’université de l’ignorance dans ce but. Oui, l’ignorance est source de guerre mais pas de paix.

Je suis surpris que les historiens d’aujourd’hui ignorent leurs prédécesseurs qui avaient le sens de naviguer dans l’anthropologie, science qui nous éclaire sur les origines de l’homme.

Mon parcours de la vie m’a fait connaître notre planète, son évolution et ses civilisations. C’est pourquoi de citoyen du Monde que j’étais je suis aujourd’hui citoyen de l’univers. Je me suis penché sur les « extra-terrestres ». Qui étaient en Corée. Comme ils le furent en Normandie. Mais que nous ne voulons pas connaître.

CD : Pour vous, comment a débuté cette guerre de Corée ?

AR : le but de ce livre, c’est d’abord de répondre à cette question  « qui en sont les responsables ? Pas les coréens eux-mêmes du nord ou du sud, mais Staline, Roosevelt, Truman, Churchill, lesquels dans les fameuses conférences de Yalta, Casablanca se sont partagé le monde ? »

Dans la première partie de ce livre, j’évoque d’abord l’histoire de la Corée, ce pays qu’on a appelé le pays du matin calme !

Et qui ne fut jamais calme ; il constituait un enjeu trop important de par sa situation géographique pour les quatre grandes puissances URSS, Etats-Unis, empire britannique, Chine-Japon.

Christian Dechartres : Pour vous, comment s’est déroulé cette guerre ?

Abdelkader Rahmani : C’est l’objet de la 2ème partie ; ma correspondance et mon cahier de bord tenu journellement pendant cette guerre que j’ai subie, démontrent comment elle fut d’une barbarie inconcevable, inimaginable. J’en porte non seulement les traces physiquement mais aussi psychologiquement.

Elle nous révèle  également quels furent les combattants. De nombreux prisonniers français – politiques, de droit commun ou condamnés à mort - partaient sur le front en Corée.

Je souhaite expliquer comment ces prisonniers profitaient du passage à Port-Saïd pour plonger et s’échapper du bateau.

Je raconte comment je me suis imposé à ces hommes que je devais emmener de Auvours (près de la ville du Mans) jusqu’à Pusan (grand port de débarquement en Corée).

Le premier soir où j’arrivais pour prendre mon commandement, j’ai subi de leur part insultes et vulgarités. Il fallait donc tout de suite leur faire savoir qui j’étais.

La brasserie du diner a été totalement saccagée ; le lendemain, à 4 h du matin, sous le froid de février, j’imposais un cross de 10 km en petite tenue.

Ce fut la stupeur des routiers et des automobilistes qui se rendaient au Mans. C’est une manière de monter comment un chef doit s’imposer. En donnant l’exemple. Car étant officier des armes blindés, les hommes de l’unité que j’avais en charge ont osé crier « Voici l’officier qui a besoin de sa jeep pour aller pis… et ch… ».

Ils sont mal tombés car j’étais champion du pentathlon de France et sélectionné pour les JO d’Helsinki. Avec ce cross de 10 km tous nu, par ce froid de février, ils ont compris qui j’étais.

Contrairement aux autres détachements, sur le Bateau prestigieux «  La Marseillaise », aucun de mes hommes ne s’est évadé et j’ai imposé au commandant de bord de les sortir de la cale où ils étaient enfermés pour les faire monter en 3ème classe et les faire participer aux manifestations qui ont duré pendant tout le mois du voyage. Tout cela sans incident.

C’étaient des hommes condamnés et moi j’étais un officier sans aucun incident judiciaire. Ce que je vais dire démontre comment dans la vie on peut passer subitement du statut d’homme libre à celui d’homme rejeté.

L’affaire des officiers algériens en est la démonstration.

Commentaire : le premier ouvrage sur la guerre de Corée est sur le point de sortir. Les jeunes pourront y puiser des informations pour ainsi dire jamais diffusées. Ils pourront mieux comprendre notre monde actuel grâce aux informations fournies par le lieutenant Abdelkader Rahmani. Le rôle de l’ONU y est évoqué. A la sortie des ouvrages, vous recevrez un message.

Christian Dechartres - écrivain public- www.cd-lmdp.fr - dechartresc@sfr.fr - 06.11.48.77.63Corée2

 

 

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"Au revoir là-haut", un grand livre émouvant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Pour Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre a obtenu le Goncourt 2013. L’auteur réussit dans ce livre une fresque bouleversante de la fin de la Grande Guerre et de la réinsertion forcément compliquée pour les gueules cassées.

Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer quelques passages relevés au début du livre :

 

« Monsieur Péricourt gagnait déjà un argent fou avant la guerre, le genre de types que les crises enrichissent, à croire qu’elles sont faites pour eux. »

 

« …somme toute, une guerre mondiale, ça n’était jamais qu’une tentative de meurtre généralisée à un continent. Sauf que cette tentative-là lui avait été personnellement destinée. En regardant Édouard Péricourt, Albert revivait parfois l’instant où l’air s’était raréfié, et sa colère bouillonnait. Deux jours plus tard, il était prêt, lui aussi, à devenir un assassin. Après quatre années de guerre, il était temps. »

 

« A la manière de ces hommes qui étaient restés courbés pendant quatre ans sous la mitraille et qui, au sens propre du terme, ne s’en relèveraient plus et marcheraient ainsi leur existence entière avec ce poids invisible sur les épaules, Albert sentait que quelque chose, il en était certain, ne reviendrait jamais : la sérénité. »

 

Pierre Lemaitre produit, avec talent, une œuvre sur cette génération perdue. Son récit est impressionnant. Il emmène le lecteur au cœur de la tragédie sans tomber dans le piège du pathétique.

 

Son récit nous saisit

Nous sommes d’autant plus réceptifs à un si beau texte que nous avons été touchés, de près ou de loin, par la Grande Guerre. Mon grand-père fut mobilisé le 3 août 1914, blessé le 22 août 1914 à Ethel (Belgique), capturé le même jour, libéré le 27 juillet 1919. Sa fille – ma mère donc – est née le 5 septembre 1914. A son retour de captivité, mon grand-père découvre sa fille âgée de presque cinq ans.

Jamais je n’ai pu savoir dans quelles circonstances les éclats d’obus lui avaient labouré le bras et le flanc droits ; pas plus de succès sur la façon dont la balle lui avait scalpé une partie du crâne.

Enfant, je voyais ses blessures, mais impossible de savoir comment il avait été si durement touché. Je m’interrogeais en le regardant, qu’était-ce que la guerre ? Combien de blessures morales trainait-il depuis que les armes l’avaient meurtri ? Que pouvait-il éprouver après ses cinq années de captivité ? Comment a-t-il vécu son retour en retrouvant sa femme et en trouvant une enfant de cinq ans qu’il ne connaissait pas ? Sa fille.

 

Comme en Corée, Albert s’est fait ensevelir

Albert, dans Au revoir là-haut, me rappelle mon lieutenant de Corée avec qui j’ai écrit pendant trois années. Il fut désigné pour commander un peloton d’exécution à Nuremberg, ensuite, il fut volontaire dans le bataillon français engagé dans la guerre de Corée. Durant la seconde partie du conflit, les combats se déroulèrent comme en 14-18, une guerre de tranchées atroce. Mon lieutenant fut enseveli lors d’une attaque d’artillerie, comment fut-il sauvé ? Je n’ai jamais pu connaître les circonstances exactes malgré mes trois ans d’entretiens avec lui.  L’homme humilié ne révèle pas tous ses malheurs. C’est un peu comme si le ressort de la mémoire s’était cassé.

 

Encore un volet et la trilogie sera complète

Si vous n’avez pas déjà lu Au revoir là-haut, je vous le conseille vivement. C’est une fresque réalisée avec maîtrise et talent. Avec Couleurs de l’incendie, Pierre Lemaitre nous fait vivre le second volet de sa trilogie avec le même talent.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Beaucoup reviennent de la guerre qui ne peuvent décrire la bataille. »

 

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