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317 résultats pour “Déclarer la guerre

"L’histoire de la Corée - Pays du Matin calme - et sa guerre tragique." A. Rahmani - Entretiens avec Christian Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Extraits du livre écrit avec le lieutenant Abdelkader Rahmani dans les derniers mois de sa vie :

 

Christian Dechartres : – M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : – c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

CD : n’est-ce pas utopique de vouloir faire comprendre l’histoire à des jeunes soumis à de multiples pressions ?

Pressions qui les éloignent des réalités. Pressions qui leur enlèvent tout jugement objectif, notamment sur les notions de justice.

AR : en guise de réponse, je cite Platon « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… »

Histoire de la formation des deux Corée :

Conférence de Yalta en février 1945, c’est l’entrée en guerre des Russes contre le japon. Puis, à Postdam, en juillet 1945, russes et américains conviennent de couper le Corée en deux. La « frontière » sera le 38e parallèle. Au nord de cette ligne, les Japonais se rendent aux Russes ; au sud, ils se rendent aux Américains.

Le conflit : le 26 juin 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud. L'ONU intervient sous commandement américain. En août 1950, les forces US sont acculées dans le "réduit Fusan" au sud de la Corée.

À la fin de l’année 1950, Mac Arthur songe à une guerre en règle contre la Chine qui permettrait aussi de rendre à Tchang Kai-check le pouvoir sur le continent. Truman s’oppose à ce projet et, en avril 1951, relève Mac Arthur de son commandement et nomme le général Ridgway.

En Corée, les Nations Unies ont été battues malgré l’incroyable déluge de bombes qui tombaient sur les Chinois nuit et jour ; ils subissaient également des tirs d’artillerie ininterrompus.

Le lieutenant Rahmani - engagé dans le bataillon français de l'ONU - envoie de nombreux courriers à son épouse ; un passage donne le ton : « Nous sommes aux premières loges pour les bombardements au napalm. C’est colossal, nous plaignons ces pauvres Chinois. Dans des galeries reprises à l’ennemi, nous avons trouvé - outre du matériel - des cadavres équipés de masques et de combinaisons anti-gaz ».

CD : vos conférences - au retour de Corée - lors desquelles vous évoquiez l’usage du napalm ont provoqué quelques remous.

AR : oui, Eisenhower a téléphoné à Guy Mollet pour demander à Rahmani de cesser ses conférences.

CD : des mesures étaient-elles prises pour la réintégration des combattants dans la vie civile à leur retour de cette guerre ?

AR : pour les réservistes et les civils, rien n’était prévu.

  • Je constate que ma question l’étonne ; à peine 10 ans après la Seconde Guerre mondiale, la nécessité de prendre en charge les soldats éprouvés psychologiquement par ce qu’ils avaient subi - et fait subir - ne relevait pas des priorités.

Le 27 juillet 1953, l'armistice de Panmunjom met fin à la guerre de Corée. Mais la paix entre le Nord et le Sud demeure illusoire.

J’ai rencontré le Lieutenant Rahmani durant les trois dernières années de sa vie. J’ai pu mesurer combien les blessures - physiques et psychologiques - pouvaient marquer un homme à jamais.

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

C’est en donnant qu’on reçoit,

C’est en pardonnant qu’on est pardonné…

Un conflit méconnu, pourtant si meurtrier.

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19 mars 1962, pourquoi l’occulter ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les accords d’Évian – le 19 mars 1962 – mettaient fin à la guerre d’Algérie. La France reconnaissait l’indépendance de l’Algérie dans son intégralité.

Une guerre sanglante dont les plaies sont encore béantes

La guerre d’Algérie trouve son origine dans les massacres de Sétif qui ont débuté le 8 mai 1945 et dans la déception du statut organique accordé à l’Algérie en 1947. Cette guerre durera de 1954 à 1962.
L’emploi de la tortue dans ce conflit a souvent été controversé. Les preuves en sont toutefois tangibles.
Les attentats de l’OAS – Organisation armée secrète - se poursuivirent après le 19 mars 1962 et provoquèrent le départ de plus d’un million de Français d’Algérie.

Une colonisation « silencieuse »

Cette guerre aura fait l’objet d’un mutisme insupportable. Les accords d’Évian mettaient fin au conflit et à une colonisation entamée en 1830. En 1848, les départements 91, 92, 93 – respectivement Alger, Oran, Constantine avaient été créés. Viendra ensuite s’ajouter le département 94 – Territoires du sud. La numérotation venait à la suite des départements de métropole.

Des gouvernements essoufflés

Les événements d’Algérie – comme on aimait à le dire – provoquèrent également la chute de la IVe République.

A lire aussi : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2015/05/mai-1945-a-setif-guelma-et-kherrata-eliminer-les-intellectuels-d-abord.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_twitter&utm_campaign=_ob_sharebar

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2014/04/france-un-passe-pas-toujours-glorieux-en-algerie.html

Faut-il balayer l'histoire d'un revers de main ?

En 1994, la repentance  prit un nouveau sens : une lettre de Jean-Paul II faisait état d'un regret relatif à des actes commis dans le passé par des membres de l'Eglise et reconnus publiquement comme des fautes avec le recul de l'Histoire.
Les peuples peuvent s'inspirer de cette initiative du pape pour faire acte de repentance dès lors que des actes barbares ont été commis envers des populations. Ce n'est que justice.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63.

  • Observateur d'un monde féroce
  • Pour ne pas oublier
  • Pour comprendre

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Parution de l'ouvrage "L'histoire de la Corée.." A. Rahmani - entretiens avec C. Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Parution de l'ouvrage "L'histoire de la Corée.." A. Rahmani - entretiens avec C. Dechartres

Après plusieurs mois de travail, le livre parait à la rentrée prochaine.

Il est le fruit de longs entretiens avec le lieutenant Rahmani.

  • Extraits :
  • * Christian Dechartres : vous êtes reparti en Corée dans les années 70 pour des missions de reconstruction.
  • A. Rahmani : oui. J’ai pu constater le travail des Coréens pour le redressement de leur pays. A chacune de mes visites annuelles, dans le cadre de mes fonctions d’ingénieur conseil international de l’ONU, j’ai vu comment le pays se relevait de ces terribles années de guerre. Depuis très longtemps, j’ai eu l’idée de relater l’histoire de la Corée à travers mes expériences militaires et civiles. C’est maintenant chose faite.
  • * Christian Dechartres : M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ? Abdelkader Rahmani : c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar souvent occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

A travers ce travail de mémoire et de pédagogie, j'ai sans cesse ressenti cette volonté de M. Rahmani qui se traduisait par "il faut absolument informer notre jeunesse, lui donner les moyens de comprendre le monde, ainsi elle évitera la répétition des erreurs commises si coûteuses en vies humaines."

Dans l'ouvrage, on peut lire les lettres que le lieutenant Rahmani adressait à son épouse. Elles sont touchantes. On n'imagine pas un officier sur le front écrire de la sorte.

Après la lecture de « L’histoire de la Corée – pays du matin calme – et sa guerre tragique » Entretiens avec Christian Dechartres", vous ne verrez plus la Corée sous le même angle.

Vous pouvez d'ores et déjà réserver le livre en complétant le bon de souscription joint à cet article.

Christian Dechartres - écrivain public - biographe - 06.11.48.77.63 - www.cd-lmdp.fr

Parution de l'ouvrage "L'histoire de la Corée.." A. Rahmani - entretiens avec C. Dechartres
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1ère guerre mondiale : souffrance, capture, rupture familiale

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

1ère guerre mondiale : souffrance, capture, rupture familiale

La première guerre mondiale fut une boucherie innommable avec ses millions de morts dans des conditions atroces. Elle a servi de terrain d'expérimentation aux gaz, on les utilise encore en Syrie. L'aviation a connu un essor considérable en raison des efforts d'ingéniosité développés pour devancer l'ennemi sur le plan technologique. Le bilan humain est absolument catastrophique tant en raison du nombre de victimes directes que des répercussions sur les familles des soldats.

Le père de ma mère est parti au front début août 1914. Le 22 août, il est lourdement blessé et capturé par les Allemands. Ma mère naît le 5 septembre 1914. Son père - mon grand-père donc -, restera en captivité jusqu'au 27 juillet 1919. Oui, il ne pourra revenir dans sa famille qu'à cette date.

Le père et sa fille ne se seront jamais connus pendant presque 5 ans. La maman aura élevé seule sa fille dans un petit hameau de Normandie. Imaginez les conditions de vie de cette mère livrée à elle-même avec son petit bébé au déclenchement du conflit. Dans une maison privée de tout confort, avec des ressources extrêmement faibles, dans des conditions d'hygiène précaires, dans le cadre de l'effort de guerre considérable à fournir, ma grand-mère réussira à élever sa fille en attendant le retour de son mari pendant 5 ans.

On ne peut guerre imaginer ce que cela représente. Mais on voudrait tous que ces événements tragiques servent de leçon, que l'homme ne répète pas les mêmes erreurs et les massacres horribles qui ont décimé de jeunes générations.
Nous avons un devoir de mémoire envers nos aînés. Nous devons faire connaître l'histoire aux jeunes générations appelées à prendre des décisions dans notre société. Œuvrons tous ensemble pour y parvenir dans un esprit de fraternité.
Si vous possédez des documents relatifs à la première guerre mondiale et si vous souhaitez les mettre en valeur pour vos descendants, vous pouvez me contacter pour concrétiser ce travail de récit et d'édition.

Christian Dechartres - écrivain public biographe - "Le Mot de Passe" http://www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63.

Observateur de la comédie humaine

Parti au combat en août 1914, un mois avant la naissance de sa fille, il sera blessé et capturé pour ne revenir que le 27 juillet 1919.

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Pour ceux qui auraient encore des doutes, une...

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générations-futures » Quelle exposition des...

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Libye : le gouvernement d'union nationale accuse...

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Bravo pour cette prestation : texte magnifique...

Publié le par Dechartres

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Une quinzaine de médias «interdits» de soirée...

Publié le par Dechartres

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Fraudeurs, exilés fiscaux, l’hôpital est malade

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

J’espère que vous captez bien mon message ; je sais que sur un yacht, au large d’Hawaï, on n’a pas le meilleur réseau.

 

Savez-vous qu’en Métropole le COVID-19 fait des milliers de morts. Le personnel soignant, dans les hôpitaux en galère, se tue au travail. Oui, on compte des morts parmi les infirmières et les médecins. On disait notre hôpital malade ; c’est criant de vérité. Pas de masques, pas de blouses, pas assez de respirateurs…

Notre président répétait « nos hôpitaux nous coûtent trop cher. » Et il a raboté les moyens.

 

On dit du mal de vous

Des mauvaises langues disent que vous avez de bonnes relations avec le président de la République. D’aucuns affirment que la fraude fiscale représenterait plus de 100 milliards d’euros chaque année et qu’en plus vous auriez bénéficié de largesses d’Emmanuel Macron. Ce que les gens racontent quand même !

 

Un petit jeu

Je vous demande un petit effort d’imagination ; vous y êtes ?

  1. Vous vous représentez les contribuables français ces dernières années,
  2. Vous les voyez – tous - déclarer leurs revenus,
  3. Vous imaginez les impôts rentrer dans les caisses de l’État.
  4. Vous voyez 100 milliards de plus chaque année.
  5. Vous imaginez que la moitié a été consacrée à l’hôpital malade.
  6. Visualisez maintenant l’équipement et les conditions de travail des soignants.

 

Alors ?

Ça ne vous donne pas envie de déclarer vos revenus comme tous les Français de condition ordinaire ? Eux n’ont pas les moyens - que vous avez - de planquer du fric dans les paradis fiscaux.

 

Ah, vous allez faire un don ; un gros don, me dites-vous.

C’est vrai que c’est plus spectaculaire que de déclarer ses revenus légalement et de payer des impôts. « Bettarpi a donné 50 millions pour tel édifice, pour faire fabriquer des masques… » Ça claque ! Les Français remarquent son nom à la une du journal – peut-être propriété de Bettarpi d’ailleurs – et applaudissent. Enfin… pas tous ; il y a des compatriotes qui n’avalent pas toutes les couleuvres. Heureusement, ça encombrerait encore les hôpitaux.

 

  • Oui, on vous l’a dit, l’hôpital a besoin de fonds. Et le financement des hôpitaux se réalise grâce aux impôts. Pas besoin de répéter ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

« Quiconque s’est déshonoré par la fraude n’est plus digne de la société des honnêtes gens. » Saadi

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