Inégalités sociales face à le mort

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les enquêtes et études démographiques de l’INSEE sont riches d’enseignements.

Disparité entre cadres et ouvriers

Les hommes cadres vivent en moyenne 6,3 années de plus que les hommes ouvriers.

L’espérance de vie d’une femme cadre de 35 ans est de 52 ans tandis que celle d’une ouvrière n’est que de 49 ans.

Les hommes cadres de 35 ans peuvent espérer vivre encore 47 ans et les ouvriers 41 ans seulement.

Comment expliquer ces inégalités ?

Les cadres ont moins d’accidents, de maladies ou d’expositions professionnelles que les ouvriers. Ils appartiennent à un groupe social dont les modes de vie sont favorables à une bonne santé.

On peut noter que les différences entre cadre et ouvrier concernant l’environnement de travail (saleté, humidité, températures…) sont plus grandes parmi les hommes que parmi les femmes. Les inégalités sociales dues aux efforts physiques et aux risques professionnels sont en général plus fortes chez les hommes que chez les femmes.

Depuis 25 ans, les inégalités sociales face à la mort se maintiennent.

Dans les débats sur la loi travail, il faut prendre en compte ces données ainsi que les besoins de formation. Le recours au travail précaire risque d’amplifier les disparités. Les victimes du travail se trouvent parmi les classes défavorisées. N’aggravons pas cette injustice.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - - 06 11 48 77 63.

Témoin attentif des tragédies sociales

Pour trouver des solutions collectives.

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article