Nos origines peuvent-elles nous interdire d'aimer ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Nos origines peuvent-elles nous interdire d'aimer ?

Magnifique passage dans « Ce que le jour doit à la nuit » où Yasmina Khadra met le doigt sur les a priori corrélatifs à l’origine. Dans la ville d’Oran, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Isabelle et Jonas partagent de beaux moments ensemble. Jonas, de son vrai prénom Younès, est un enfant du pays. Isabelle, quant à elle, est la fille de riches colons. Ils sont tombés amoureux, et un jour…

Extrait : « Après avoir repris son souffle, elle me dit, sans appel :

- Nous ne sommes pas du même monde, Monsieur Younes. Et le bleu de tes yeux ne suffit pas.

Avant de me claquer les volets de la fenêtre au nez, elle émit un hoquet de mépris et ajouta :

Je suis une Rucillio, as-tu oublié ? Tu m’imagines mariée à un Arabe ? Plutôt crever !

À un âge où l’éveil est aussi douloureux que les premiers saignements chez une fille, ça vous stigmatise au fer rouge. J’étais Choqué, troublé comme au sortir d’un sommeil artificiel. Désormais, je n’allais plus percevoir les choses de la même façon. »

  • Quand l’homme crée des barrières
Jonas est abasourdi ; on le serait à moins. On ne pourrait donc pas s’aimer quand on est d’origine différente ? Isabelle avait sorti Jonas de sa cage dorée pour le jeter dans un puits sans fond. Il avait alors pris conscience de la bêtise humaine.
  • Conclusion
Apprenons aux jeunes générations l’acceptation de la différence.
Que l’amour entre les peuples ne soit pas un vain mot.
Faisons exploser les barrières de la religion.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr

Pour faire accepter « l’autre »

Pour gommer les différences.

Pas d'amours interdites.

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