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Les échos de la Touraine est sorti de presse!...

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Le Crédit Agricole d'Ile-de-France accusé...

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VIDEO. La seconde guerre mondiale en couleurs, vue...

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Le FN porte plainte contre Guy Lagache après un reportage de D8

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 Le FN porte plainte contre Guy Lagache après un reportage de D8

* Un journaliste de la chaîne a infiltré, en caméra cachée, l'équipe de campagne d'un candidat FN aux municipales. Le parti de Marine Le Pen dénonce "un reportage barbouzard". (FranceTVinfo)

  • La caméra cachée ? Ce n'est pas une première. Combien de reporters y ont recours pour faire éclater la vérité ! Chaque semaine, les télévisions diffusent des enquêtes utilisant ce procédé ; elles révèlent - hélas - des vérités qui dérangent.
  • Pourquoi devrions-nous avoir un comportement face à la caméra et un autre en dehors du champ de ladite caméra ? Chacun doit assumer ses choix, ses convictions, ses incapacités...

NB : il ne faut pas confondre fadettes et caméra cachée.

En déposant une plainte, le FN a permis à des milliers de gens de voir ce reportage. Ce n’était certainement pas leur objectif premier.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Le fisc recalcule à partir des éléments fournis...

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Massacre de la conjugaison française par les...

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RT @Etienne_Chouard: Émission « Trait pour trait...

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L’ascension des extrêmes : comment ? A quel moment ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 L’ascension des extrêmes : comment ? A quel moment ?
  • Après le traité de Versailles – capitulation de l’Allemagne, 11 novembre 1918 -, les Allemands vivent dans la misère. Des voix s’élèvent pour dire « On nous a volé l’Alsace ; c’est la seconde fois. La première, c’était Louis XIV le coupable ».
  • En Allemagne, les mouvements de jeunesse prospèrent dans les années 30. Un cerveau jeune est plus facile à manipuler. Le racisme est à son comble. Il faut éliminer les débiles, les handicapés, les êtres de race inférieure, il faut – en résumé – purifier la population !
  • Pour mémoire, en 1904, l’Allemagne avait déclenché le génocide à l’encontre du peuple Héréro en Afrique. L’antisémitisme : Hitler considère les juifs comme des bâtards ; ils sont suspects et dangereux, il faut – par conséquent - les éliminer. Lutter contre les homosexuels constitue également une priorité.
  • Et l’Église ? Quelle est sa position ? Le 20 juillet 1933, Von Papen et le futur pape Pie XII signent un concordat. En 1933, Goebbels appelle à brûler les livres des auteurs indésirables. Des artistes sont envoyés dans les camps.
  • Grâce à sa politique de rejet, Hitler est acclamé. Il faut exterminer tous les indésirables, le peuple retrouvera sa grandeur, tous les allemands auront du travail. Tout un programme… qui conduit Hitler aux commandes.
  • Les accords de Munich – septembre 1938 – encouragent la politique d’agression de l’Allemagne. Pourquoi la France et l’Angleterre ont-elles encouragé cette politique alors que les ambitions d’Hitler étaient clairement affichées ?
  • Il serait bon de réfléchir au cours de l’histoire après les élections européennes. Les ingrédients sont les mêmes : la misère, la xénophobie, le chômage, la peur des autres, le réflexe de protection.

Où cela nous mènera-t-il si nous cédons aux pulsions primaires ? Nous serions bien inspirés de prendre un peu de hauteur et de ne pas céder aux discours de rejet qui n’ont jamais abouti à des solutions durables pour les populations. Il suffit de chercher dans les pages d’histoire parfois bien cachées – il faut le reconnaitre – pour se rendre compte que la solution réside dans le rassemblement, mais pas dans la division, pas dans le rejet de l’autre.

Christian Dechartres – écrivain public, biographe – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Défendre la paix, lourd de conséquences pour le lieutenant Rahmani

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

En 1956, alors que la guerre d’Algérie s’étend, un jeune officier de l’armée française, le lieutenant Rahmani, décide avec 52 officiers d’origine algérienne, d’écrire directement au chef suprême des armées, le Président Coty. Issus des deux cultures, ces officiers veulent alerter l’opinion publique de leur dilemme, et offrir leurs services en tant que médiateurs afin d’arrêter cette guerre fratricide.

Extrait du livre « L’affaire des officiers algériens » écrit par le lieutenant Rahmani en captivité :

[Je livre cette lettre au lecteur telle qu'elle fut - dans sa forme définitive - adressée à M. le Président de la République. Ses termes mesurés, respectueux mais fermes, sont le reflet exact de notre débat de conscience et se passent, il me semble, de commentaires. Par son esprit ou sa forme, devait-elle entraîner l'emprisonnement de plusieurs d'entre nous?

***

Monsieur le Président de la République,

A l'issue de différentes rencontres, l'ensemble des officiers algériens en activité au sein de l'Armée française ont convenu de porter à la connaissance de M. le Président de la République le cas de conscience dans lequel les place la politique actuelle menée en Algérie. Face aux événements qui bouleversent depuis plusieurs années notre pays, nous restons soucieux de demeurer fidèles à notre parole d'officiers et à l'idéal d'amitié franco-algérienne auquel nous consacrons notre vie. Passant outre aux brimades mesquines, aux injustices ou règlements humiliants qui pouvaient marquer notre carrière, nous avons rempli notre devoir de soldats sur tous les fronts où la France nous envoyait la défendre.

Qu'il nous soit permis de rappeler que, depuis 1832, les Algériens ont contribué par leur sang et leur bravoure à la grandeur de la France et à la création de son empire d'outre-mer. Liban (1869-1918), Mexique (1881), Indochine (1888), Afrique occidentale, Madagascar (1895), Afrique équatoriale (1908), Maroc (1925-26), Syrie (1920) et tant d'autres ... Guerres de 1870 et de 1914-18. Aux jours sombres de 1940, aucun Algérien n'a trahi sa patrie adoptive malgré l'action défaitiste des Allemands et la faiblesse de la France. Toujours égal à lui-même, l'officier algérien a servi la France dans les bons comme dans les mauvais jours. Qu'il nous soit permis de rappeler encore les innombrables morts Nord-Africains qui jonchèrent les champs de bataille de Tunisie, d'Italie, de France, d'Allemagne, d'Indochine, de Corée.; aujourd'hui d'Algérie, au sein d'une armée dite de « pacification". Si nous gardions secrètes toutes nos amertumes et nos inquiétudes, c'est que d'une part notre éducation même nous attachait au pays que nous servions et que d'autre part, nous voulions espérer que nos sacrifices serviraient tôt ou tard l'amitié franco-algérienne.

Aujourd'hui, cet espoir fait place à la conviction profonde que la tournure des événements actuels va à l'encontre même de cet idéal. Notre situation d'officiers algériens est rendue intenable par la lutte sanglante qui oppose nos camarades français et nos frères de sang, ceux-là mêmes qui les libérèrent il y a douze ans, aux côtés des Forces françaises libres. Lutte visant à approfondir davantage le fossé entre deux éléments appelés à cohabiter pacifiquement. 
Si nous nous adressons à vous, qui représentez la nation française, ce n'est certes pas pour rompre avec notre passé de soldats au service de la France, ce n'est pas non plus pour nous dégager de tous les liens d'amitié, de camaraderie, de fraternité, qui nous attachent à elle, ainsi qu'à ses traditions militaires, mais par hostilité el l'égard d'une politique qui transformerait, si nous l'approuvions, cet attachement en trahison envers le peuple algérien qui nous regarde et envers la France qui a et aura besoin de nous. En définissant notre position et les sentiments qui nous animent aujourd'hui, nous faisons appel à votre compréhension, avec la certitude de nous maintenir, par cette démarche exceptionnelle, dans les traditions de loyauté et de droiture qui font la force de tout officier d'honneur.

Nous n'en voulons pour preuve que celle-ci : Depuis les événements d'Algérie, nous n'avons ni failli, ni pris la parole contre la France. Des officiers algériens continuent à servir la cause française face à leurs compatriotes, peut-être même à leurs parents, et tombent au service de la France en Algérie. Nous maintenons nos tirailleurs et sous-officiers algériens dans le calme et la discipline. Mais aujourd'hui, déchirés par ce terrible dilemme dont on ne voit pas l'issue immédiate, nous vous disons loyalement et respectueusement : Si la politique française ne se dirige pas vers une solution équitable, nous n’aurons plus ni les moyens ni les raisons valables pour justifier notre mission au sein de l'Année française. Nous tenons à proclamer que notre démarche n'est empreinte d'aucune idée de rébellion, d'aucun acte d'indiscipline.

Officiers français d'origine algérienne, nous sommes conscients de l'écrasante et douloureuse responsabilité qui nous incombe face à la France, face à l'Algérie. Nous sommes et pourrons faire un lien solide entre nos deux peuples. En notre âme et conscience, la seule solution est une orientation vers un règlement pacifique dénué de toute violence, ce qui permettrait d'engager une conversation immédiate et loyale entre les représentants des deux communautés.

Nous demandons en outre au chef suprême de l'Armée de trouver une issue honorable au cas de conscience posé à la corporation des officiers algériens, tant que les événements présents séviront.

***

Soucieux de l'efficacité de notre démarche, nous avions convenu de prendre l'avis des leaders politiques français. Nous voulions, avant toutes choses, comprendre les raisons, l'utilité et les objectifs secrets (peut-être le fondement) d'une politique apparemment illogique et odieuse. Nous pensions que le gouvernement français, fidèle à la maxime de Louis XI : Celui qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner, avait un programme que seuls les initiés connaissaient ... Loin de vouloir aggraver le malaise, nous désirions tenter de nous rendre utiles en offrant nos services, services que nous définirons plus loin. La majorité des personnalités contactées semblait avoir compris l'esprit coopératif de notre démarche. La plupart nous avouaient n'avoir jamais pensé à la ressource que représentaient les officiers algériens; d'autres ne croyaient même pas qu'il en existât dans l'Armée française ...]

***

* Commentaire : pour avoir voulu s’interposer comme médiateur dans ce conflit franco-algérien, le lieutenant Rahmani fut embastillé. Il reçut le soutien de nombreuses personnalités – dont le général de Gaulle – mais les soubresauts de la IVème République retardèrent les négociations. Le lieutenant Rahmani paya très cher son entreprise de médiation. Quelques années auparavant, il avait ressenti une grande désillusion en servant dans le bataillon français de l’ONU en Corée. S’atteler à ramener la paix n’est pas une tâche facile, le lieutenant Rahmani en est l’illustration.

Christian Dechartres – écrivain public, biographe – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Pour écrire les plus belles pages de votre vie.

Défendre la paix, lourd de conséquences pour le lieutenant Rahmani
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