Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Comment l’homme peut-il atteindre un tel niveau de barbarie ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le psychiatre Léon Goldensohn, de nationalité américaine, s’est entretenu avec vingt et un détenus accusés de crime de guerre au tribunal de Nuremberg.

 

En ce 75e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis, nous allons nous intéresser à Rudolf Höss, lieutenant-colonel SS, qui a commandé le camp d’Auschwitz de 1940 à 1943.

Lors des entretiens dans sa cellule, Höss explique son travail :

« – J’avais deux vieilles fermes un peu éloignées du camp que j’avais transformées en chambres à gaz. Dans chaque ferme, on pouvait gazer en même temps dix-huit cents à deux mille personnes.

Pour faire face au nombre sans cesse croissant de gens à exterminer, on s’est mis à brûler les corps dans des fosses, comme à Treblinka.

Une couche de bois, puis une couche de cadavre, une autre couche de cadavres, etc. Quand le feu s’embrasait, on pouvait y balancer les cadavres justes sortis de la chambre à gaz ; ils brûlaient tout seuls.

Nous prenions toujours du retard parce qu’il était beaucoup plus facile d’exterminer au gaz que d’incinérer.

Un jour, Eichmann m’a dit qu’à Auschwitz même on avait gazé deux millions et demi de gens.

Je croyais bien faire, j’obéissais aux ordres. C’est Hitler qui l’a ordonné par le truchement de Himmler et c’est Eichmann qui m’a donné l’ordre concernant les convois.

Avez-vous jamais fait des cauchemars ?

Jamais. »

 

Comme un ouvrier surchargé !

Rudolph Höss explique au psychiatre Léon Goldensohn sa surcharge de travail ! Il cherche chaque jour des solutions pour exterminer plus vite et plus efficacement.

Faire des cauchemars ? Pourquoi ? Exterminer des millions de juifs, c’était l’objectif du régime nazi. Les ordres arrivaient, il fallait trouver des solutions pour améliorer le rendement, accélérer le processus.

À la lecture de ces « entretiens de Nuremberg », on comprend que les dignitaires nazis avaient à cœur d’accomplir la tâche avec rigueur et méthode.

La mentalité et les mobiles des grands criminels nazis nous apparaissent dans toute leur cruauté.

Un risque encore bien présent

En 2022, d’aucuns n’hésiteraient pas à répéter de tels génocides. Ce qui peut nous inquiéter pour l’avenir,

c’est qu’une proportion importante de jeunes Français n’aurait jamais entendu parler de la Shoah.

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre ».

Partager cet article
Repost0

Les écrits sombres, mais profonds de Nicolas PARES

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Nicolas PARES abordait tous les sujets : la société, la vie, la mort. Lorsque ses parents ont retrouvé ses poèmes, ils se sont interrogés sur les raisons de cette envie d’écrire des textes aussi forts et aussi sombres.

L’écriture constituait probablement un exutoire pour cette âme meurtrie.

Ses textes - publiés sous le titre Itinérances - nous renvoient à nos propres questionnements.

 

En juillet 1997, il écrivait sur les derniers instants de son grand-père :

 

De la douleur de la filiation

 

La bouche entrouverte, tube dans le nez, le cheveu hirsute, l’air hagard et l’œil plein d’une lueur étincelante, il ne reconnaît plus personne ; la tête inclinée vers l’arrière, avec le regard comme dans une contemplation absolue.

Je viens de voir mon grand-père mourant à l’hôpital. Peut-être est-ce la dernière fois, peut-être pas. Sûrement.

Je ne l’avais jamais vu aussi beau.

Je ne veux pas croire que ce spectacle m’a apitoyé pour que je dise cela.

Non, cela n’est pas de la compassion, c’est de la reconnaissance.

La vie n’est qu’une journée, et la mort qu’une étape.

(Extrait de l’ouvrage « Itinérances - Écrits poétiques »)

 

Le livre - (94 pages, format 15 X 21, au prix de 13,00 €, illustré avec les dessins de Nicolas) -, est disponible à :

La Boîte à Livres, rue Nationale à Tours

https://www.boitealivres.com/livre/9782954655864-itinerances-ecrits-poetiques-nicolas-pares/

La FNAC, rue Nationale à Tours

https://www.fr.fnac.ch/a16547290/Nicolas-Pares-Itinerances

Chez l’éditeur : contact dechartresc@hotmail.com ou 06 11 48 77 63.

>>> Achat sur place ou commande en ligne.

Partager cet article
Repost0

Informer, expliquer, réunir

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Merci pour cette éducation

Mon instituteur m’a fait aimer le français, la lecture, les règles de grammaire grâce à des exercices ludiques. Quels bons souvenirs !

Je me souviens des livres que j’ai trouvés dans le grenier ; ils ouvraient mon esprit à des mondes nouveaux.

 

Comprendre et aider son prochain

Je me souviens des voisins que mon père aidait dans leurs démarches administratives. Ces actes ont imprégné mon esprit d’enfant ; j’ai reproduit les mêmes tout au long de ma vie.

Je revois tous les clients que j’ai sauvés du naufrage grâce au dialogue, à l’écoute, à l’empathie. Même si je ne partage pas leurs options politiques, je les aide à remonter la pente.

 

Ouvrir les esprits et rassembler

Je lis et relis des livres pour ouvrir mon esprit à de nouvelles idées, confronter mes convictions à celle des autres.

Je mise sur la concorde entre les êtres différents, je cherche à comprendre pourquoi les violences physiques et verbales ne cessent de croître.

Je me dis qu’en rassemblant toutes les bonnes âmes, nous pouvons faire progresser l’humanité.

 

Le coup de massue

Et puis j’entends le président de la République mépriser cinq millions de Français et les exclure - selon ses propos méprisants - de la citoyenneté.

 

Comprendre plutôt que d’exclure

Pourquoi faut-il que je me soucie autant des propos de notre président en exercice ?

J’ai l’impression que c’est parce qu’il ruine tout le travail des compatriotes affairés à travailler pour ceux qui ne parviennent plus à analyser la situation actuelle.

Voilà six mois, on leur demandait de se plier aux injonctions pour vivre normalement. Plus de 90 % ont suivi, mais le résultat annoncé n’est pas là, bien pire. Alors pourrait-on un instant se mettre à leur place et tolérer les interrogations de ceux qui tentent de comprendre ?

 

Comment peut-on unir les Français autour de valeurs de fraternité si le président use de propos d’exclusion ?

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Une démocratie doit être une fraternité ; sinon, c’est une imposture.

Saint-Exupéry

Partager cet article
Repost0

Alain remercie les soignants à sa manière

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Alain Rivière se sent redevable auprès de tous les soignants qui l’ont poussé à se surpasser après son accident vasculaire.

Sans les infirmiers, sans les kinésithérapeutes, sans le personnel de service, il n’aurait jamais surmonté l’épreuve.

Au fil des pages, nous le voyons progresser grâce aux stimulations qui lui permettront de devenir champion de France.

 

Extraits :

 

De l’aphasie

À chaque visite de ma famille, amis ou soignants, j’émerge de cette « félicité » peut-être une demi-heure, puis je replonge dans ma douce béatitude. Je communique peu. Mon état aphasique m’empêche de m’exprimer convenablement ; je vis des dialogues de sourd.

 

À la récupération

Les soignants du centre de « Bel Air » avaient mis en place un traitement rééducatif visant à diminuer les effets des pathologies citées précédemment. Par leur travail, ils faisaient tout pour me mettre dans des conditions favorables à une bonne récupération.

 

À la stimulation médicale

Jack prônait une rééducation basée sur la stimulation des fonctions cognitives, une reprogrammation sensori-motrice fondée sur la suggestion. Pour ce faire, il utilise l’électrothérapie, la Stimulation Électrique Fonctionnelle, une méthode d’avant-garde à cette époque.

 

À la peur de sombrer

Dans mon « coma conscient », à l’hôpital, j’imaginais mes dernières heures venues. Sans en avoir peur, je redoutais l’issue fatale…

 

Autour d’Alain, tous les soignants se sont relayés des années durant pour le soigner, l’encourager, le motiver. Il s’adresse au lecteur à la fin de l’ouvrage :

« Je ne peux qu’espérer que mon témoignage encouragera le plus grand nombre à se lancer un défi ; et qu’un jour, un à un, les blessés de la vie, vous, lecteurs de ce petit livre, trouverez la force de chercher. Pour cela, il faut essayer… essayer… et encore essayer ! »

 

* Jamais Alain ne serait monté sur la première marche du podium sans les infirmières et tout le personnel hospitalier qui travaille souvent dans des conditions difficiles. Soyons reconnaissants envers celles et ceux qui ne comptent pas leurs efforts pour nous soigner.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Alain dessine ; il avait offert cette illustration « L’œil du silence » à l’ergothérapeute et à l’orthophoniste qui l’ont soutenu pour franchir une étape importante de son retour à la vie. Bel hommage.

Les dessins d’Alain Rivière enrichissent l’ouvrage « De l’hôpital au podium ».

 

https://www.boitealivres.com/livre/9782954655840-de-l-hopital-au-podium-renaitre-grace-au-sport-alain-riviere/ 

Partager cet article
Repost0

Un des poèmes de Nicolas PARES - du recueil "Itinérances" - à lire dans le contexte actuel

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les textes de Nicolas nous bouleversent ; en les relisant, j'ai trouvé celui-ci particulièrement d'actualité. Si Nicolas était encore de ce monde, il aurait matière à écrire sur les soubresauts de notre société.

 

Voici le poème "Réponse" :

 

Ô vous ! critiques médisants

Ce sont vos fils qui vont rampant

De la même chair et du même sang

Des mêmes parents, aux mêmes enfants

 

Vous vomisseurs de calomnie

Crachant votre venin pourri

Beaucoup de bruit pour peu d’esprit

Défoulez-vous je vous en prie

 

Vous qui avez le verbe aisé

Par manque d’originalité

Puissiez-vous dans la boue crever

Pour voir la vie d’un peu plus près.

(écrit à Saint-Avertin, le 3 septembre 1994, à 4 h 10 du matin.)

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

"Tout ce qui n'est pas pour l'éternité n'est que vanité." Saint François de Sales

 

 

Partager cet article
Repost0

« 1984 » de George Orwell, à (re)lire absolument - suite

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Il arrive un moment où une majorité de citoyens ne comprend plus les enjeux politiques. C’est à ce moment-là que l’on peut leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissent plus entièrement l’énormité de ce qui leur est demandé.

Comme ils n’étaient pas suffisamment intéressés par les événements publics pour remarquer ce qui se passait, ils avalent simplement tout et ce qu’ils avalent ne leur fait pas mal. »

C’est l'un des constats de George Orwell à travers les épisodes de sa dystopie « 1984 » écrite juste après la Seconde Guerre mondiale.

Extraits :

Pauvreté, ignorance

Si tous, en effet, jouissait de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d’êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s’instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s’apercevait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n’a aucune raison d’être et la balaierait. En résumé une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.

 

Du statut social

Un état général de pénurie accroît en effet l’importance des petits privilèges et magnifie la distinction entre un groupe et un autre.

 

Vie privée

Avec le développement de la télévision et le perfectionnement technique qui rendirent possible, sur le même instrument, la réception et la transmission simultanée, ce fut la fin de la vie privée.

 

Oppression et révolte

Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu’elles sont opprimées. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’éléments de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont opprimées.

 

Éviter de faire comprendre

Il inclut le pouvoir de ne pas saisir les analogies, de ne pas percevoir les erreurs de logique, de ne pas comprendre les arguments les plus simples, s’ils sont contre l’Angosc.

 

Le pouvoir, les moyens employés

Les nazis germains et les communistes russes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n’eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient, peut-être même le croyaient-ils, ne s’être emparés du pouvoir qu’à contrecœur, et seulement pour une durée limitée, et que, passé le point critique, il y aurait tout de suite un paradis où les hommes seraient libres et égaux.

« Nous ne sommes pas ainsi. Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. Le pouvoir n’est pas un moyen il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La tortue abroger la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. »

 

Le pouvoir sur l’homme

Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?

Winston réfléchi :

– En le faisant souffrir, répond-il.

– Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non ça volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez-vous à voir quelle sorte de monde nous créons ?

 

L’humain malléable

Vous imaginez qu’il y a quelque chose qui s’appelle la nature humaine qui sera outragé parce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L’homme est infiniment malléable.

 

Diminuer le champ de la pensée

En dehors du désir de supprimer les mots dont le sens n’était pas orthodoxes, l’appauvrissement du vocabulaire était considéré comme une fin en soi et on ne laissait subsister aucun mot dont on pouvait se passer. Le novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but.

 

Restreindre le vocabulaire

Chaque réduction du vocabulaire était un gain puisque, moins le choix est étendu, moindre est la tentation de réfléchir.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

“Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante.”

Partager cet article
Repost0

« 1984 » de George Orwell, à (re)lire absolument

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

George Orwell était persuadé que les régimes totalitaires s’immisçaient au cœur de la pensée, prenaient possession de l’esprit de chacun et n’hésitaient pas - pour arriver à leurs fins - à battre en brèche la vérité des faits.

Force est de constater que les méthodes évoquées dans l’ouvrage ont une résonance toute particulière dans le monde actuel.

 

Extraits :

 

L’histoire tout entière était un palimpseste gratté et réécrit aussi souvent que c’était nécessaire.

 

Une force ignorée

Mais les prolétaires n’auraient pas besoin de conspirer, si seulement ils pouvaient, d’une façon ou d’une autre, prendre conscience de leur propre force.

 

Manipulation

En causant avec elle, Winston se rendit compte à quel point il était facile de présenter l’apparence de l’orthodoxie sans avoir la moindre notion de ce que signifiait l’orthodoxie. Dans un sens, c’est sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu’avait le parti s’imposait avec le plus de succès. On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l’énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les événements publics pour remarquer ce qui se passait. Par manque de compréhension, il restait sains. Ils avalaient simplement tout, et ce qu’ils avalaient ne leur faisait aucun mal, car cela ne laissait en eux aucun résidu, exactement comme un grain de blé, qui passe dans le corps d’un oiseau sans être digéré.

 

L’ignorance c’est la force :

Au cours des époques historiques, et probablement depuis la fin de l’âge néolithique, il y a eu dans le monde trois classes : la classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. Elles ont été subdivisées de beaucoup de façons, elles ont porté d’innombrables noms différents, la proportion du nombre d’individus que comportait chacune, aussi bien que leur attitude les unes vis-à-vis des autres ont varié d’âge en âge. Mais la structure essentielle de la société n’a jamais varié. Même après d’énormes poussées et des changements apparemment irrévocables, la même structure s’est toujours rétablie, exactement comme un gyroscope reprend toujours son équilibre, aussi loin que l’on pousse d’un côté ou de l’autre. Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

Partager cet article
Repost0