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politique

Soupçon avéré : couac sémantique du ministre Castaner

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le « soupçon avéré » du ministre Castaner aura déclenché une tempête politico-médiatique dont on se serait bien passé. Que voulait-il vraiment envoyer comme message en lançant ces propos ? Analysons les deux mots employés ensemble :

 

Soupçonner, c’est avoir une opinion, une présomption désavantageuse, mais incertaine et mêlée de doute.

 

Avéré : Reconnu vrai, établi comme sûr et certain.

 

Si un soupçon est avéré, c’est que l’on est certain d’avoir une opinion incertaine à l’égard d’une personne. Nous sommes toujours dans un sentiment de doute.

 

En aucun cas, le sentiment avéré de doute à l’égard d’un individu ne peut signifier qu’il est coupable d’un quelconque délit.

 

Le ministre de l’Intérieur – en prononçant cette phrase malheureuse – se rend coupable d’antinomie, de conflit dialectique.

Personne ne peut la comprendre, cela a pour conséquence désastreuse que chacun l’interprète avec ses capacités à saisir les finesses de la langue. D’aucuns en profitent pour lui donner un sens qu’elle ne revêt pas.

 

Les bourdes sémantiques par défaut de maîtrise de la langue sont hélas légion et nous entraînent dans des débats stériles. Les Français ne se comprennent plus quand les « élites » enchaînent les balourdises. À chaque fois, le climat social s’alourdit un peu plus.

 

Mesdames, Messieurs, prenez le temps de vérifier le sens de vos propos. Les Français sont en droit d’attendre le meilleur de leurs dirigeants.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la « comédie humaine »

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« Distance » ou « distanciation » ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Garder ses distances », « prendre ses distances », tous les Français comprennent ces expressions.

En revanche, qui connaît le véritable sens de « Distanciation[1] » ? Moins de 5 % de la population.

 

Parlons juste

Vous dites aux Français « garder une distance de 2 mètres », ils comprennent. Si vous voulez mettre le doute, vous utilisez un mot que personne ne connaît.

Ce terme « distanciation » - jeté partout dans les échanges sur les mesures à prendre – n’a qu’un sens figuré qui nous vient du théâtre. Rien de concret.

 

Notre langue est si riche

Nous disposons de mots simples qui évoquent spontanément une situation, une réalité ; mais ce serait trop limpide de les utiliser ! Il faut épater la galerie, il faut se distinguer ! Et on s’embourbe dans des expressions que chacun comprend à sa façon ; on envoie des signaux confus.

  • Donnez des recommandations ambiguës, vous obtiendrez des résultats du même acabit.

 

Expérience édifiante

Quand des clients me remettent des textes à corriger, j’en incite certains à participer pour les faire progresser. Je leur dis « Simplifiez vos phrases, supprimer les mots inutiles à la compréhension, utilisez les mots simples qui évoquent spontanément une image ou une action. »

Juste avec cette recommandation, certains parviennent à rendre leurs textes plus compréhensibles en peu de temps.

 

  • Si seulement nos politiques et tous ceux qui relaient leurs propos pouvaient simplement utiliser les mots du dictionnaire pour communiquer, nous gagnerions en compréhension. Comment peut-on échanger, faire circuler de l’information si nous n’employons pas des mots de notoriété publique ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Écrivons ensemble votre histoire de vie.

 

« Ne faites jamais un bon mot qui puisse vous faire perdre un ami, à moins que le mot ne soit meilleur que l’ami. »

 

[1] Technique théâtrale, prônée par le dramaturge allemand Bertolt Brecht, où l’acteur s’efforce de jouer comme à distance de son personnage, afin que le spectateur donne priorité au message social ou politique que l’auteur a voulu délivrer.

 

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LE GRAND MERDIER de Louis Leprince-Ringuet

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les bonnes lectures du confinement

 

Notre vie quotidienne est nourrie de bagarres politiques, de petites phrases, de matraquages dramatiques. La mondialisation conditionne nos journées. Comment sortir du « grand merdier » où nous sommes ? Telles sont les questions que se posait Louis Leprince-Ringuet dans cet ouvrage écrit en 1978. Le lire aujourd’hui - en pleine crise - nous montre combien il avait raison. Nous ne pourrons nous en sortir que grâce au combat de chacun d’entre nous.

 

Louis Leprince-Ringuet avait été élu à l’Académie Française en 1966 ; il est l’auteur de nombreux ouvrages à caractère scientifique.

 

Voici quelques extraits significatifs du « Grand Merdier » :

 

Nourriture intellectuelle

Revenons aux livres […] Je les lis lentement, les annote, les garde à proximité, en reprends quelques passages, approuvant ou réprouvant, nourriture constamment présente. Ces livres sont comme de vrais amis ; ils ne peuvent être que peu nombreux comme sont les vrais amis. […] La télévision n’en viendra pas à bout, elle qui présente un spectacle captivant mais fugitif.

 

L’information

Mais, si certains d’entre nous ont la chance de vivre en contact avec la précision, la perfection, combien d’autres œuvrent dans l’à-peu-près. La cadence agitée de nos grandes villes, nombre de professions ou d’occupations liées à cette agitation, ne permettent pas l’approfondissement. Ainsi, le journaliste qui doit écrire son papier dans l’heure qui suit, sur un sujet souvent mal connu de lui, n’a pas la possibilité de travailler sérieusement[1], même s’il le désire.

 

Esclaves modernes

Pour vivre librement, il ne suffit pas de disposer de la possibilité d’être libre. Tout apprentissage est nécessaire, qui ne s’arrête pas au sortir de l’école. On le voit bien : que de gens parmi nous sont des esclaves ! Esclaves de leurs désirs, de leurs petites habitudes, voire de leurs manies, esclaves de leur égocentrisme, de leurs pulsions, de leurs routines, de leur arrivisme ; enfin, pour beaucoup, esclaves de l’argent. Que de vedettes, d’hommes politiques sont attachés au désir de paraître… Combien d’entre nous cherchent à gagner toujours plus d’argent !

 

Dépendance

Le formidable brassage qui s’opère, inéluctablement, dans notre monde, transforme les données de tous les problèmes ? Qu’ils soient politiques, économiques, sociaux, militaires, ils se posent différemment de décennie en décennie. Croire que l’on peut continuer à vivre chez nous sur notre lancée, est une sinistre illusion. Hélas, beaucoup de nos compatriotes, probablement séduits par leur confortable routine, semblent s’imaginer que rien de grave ne viendra la perturber à court et moyen terme. Ils sont atteints d’une myopie inquiétante.

 

Vivre en autarcie

Nous aurions davantage de libertés si nous pouvions vivre en autarcie, c’est-à-dire toutes frontières fermées, toutes transactions contrôlées par l’État. Mais nous avons vu que cette situation est absolument exclue. Et pourtant, fermer progressivement les frontières, établir des barrières pour nous protéger des importations concurrentes sera toujours tentant pour un pouvoir soucieux de suivre les revendications des travailleurs. […] Les expériences de nos voisins sont encore récentes et nous en gardons le souvenir.[2]

 

  • Comment sortirons-nous du « grand merdier » dans lequel nous sommes tous plongés et où beaucoup, peut-être, se complaisent ? Louis Leprince-Ringuet, avec une clarté et une lucidité dont notre époque a quelque peu perdu l’habitude, nous interpellait en 1978 comme il pourrait le faire aujourd’hui sans changer son texte[3].

 

Observateur de la comédie humaine.

 

« Quelle merveilleuse harmonie règne dans l’univers. Bien que pris dans le détail ça fasse un fameux merdier. »

René Barjavel

 

[1] Que dirait-il aujourd’hui des chaines d’info en continu, des réactions instantanées dénuées de fondement ?

[2] Il fait ici allusion aux expériences fascistes encore dans les mémoires.

[3] À quelques petits détails près.

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Faire avaler des énormités, de plus en plus facile

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Il faut relire ce passage de 1984 ; Orwell écrit une scène dans laquelle des gens peuvent avaler et cautionner des théories monstrueuses développées par un parti politique.

 

« En causant avec elle, Winston se rendit compte à quel point il était facile de présenter l’apparence de l’orthodoxie sans avoir la moindre notion de ce que signifiait l’orthodoxie.

Dans un sens, c’est sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu’avait le parti s’imposait avec le plus de succès.

On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l’énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les événements publics pour remarquer ce qui se passait.

Par manque de compréhension, ils restaient sains. Ils avalaient simplement tout, et ce qu’ils avalaient ne leur faisait aucun mal, car cela ne laissait en eux aucun résidu, exactement comme un grain de blé, qui passe dans le corps d’un oiseau sans être digéré. »

 

Observons - en 2020 - autour de nous nos concitoyens qui font preuve de xénophobie, de rejet des gens différents. Étudions comment ils cautionnent des propos abjects.

C’est fou comme de nombreux passages de la dystopie de George Orwell résonnent dans notre société de 2020.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2020/01/orwell-prevoyait-deja-nos-comportements-dans-sa-dystopie-1984.html

 

Plus les Français sont incapables de comprendre le monde, plus ils croient en des théories extrêmes. L’appauvrissement de notre langue et la baisse de niveau en français contribuent à ce processus dangereux pour notre démocratie.

Il nous faut rester vigilants et faire preuve de pédagogie en toutes circonstances. Menons une chasse sans merci aux fake news (fausses informations) et aux deepfakes (truquages de vidéos).

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Sans le mensonge, la vérité périrait de désespoir et d’ennui. » Anatole France

 

 

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Par notre ouverture d’esprit, soyons un peu plus souples

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Colum McCann formule de très bons conseils aux jeunes auteurs. Il préconise, par exemple, de lire, lire, lire parce que, dit-il, tenter d’écrire sans lire reviendrait à prendre la mer tout seul dans un petit bateau.

Un jeune auteur doit lire tout ce qui se présente à lui, des classiques, des livres anciens, des ouvrages recommandés par les professeurs.

 

Et Colum McCann ajoute « Le cerveau est une grosse caisse flexible, plus tu es élastique dans tes lectures, plus ton travail gagne en souplesse. »

 

S’inspirer de ce conseil en politique

Sa recommandation peut s’appliquer aux belligérants de la société actuelle. On ne peut que conseiller à ceux qui s’écharpent dans les grands conflits sociaux d’élargir le champ de leurs lectures. Si tous les antagonistes campés sur leurs positions lisaient des ouvrages traitant du point de vue adverse, peut-être aurions-nous une chance d’assister à des dialogues plutôt qu’à des monologues stériles.

 

Sortir de sa zone de confort

En toutes circonstances, il nous faut quitter notre zone de confort pour progresser, aller vers des territoires inconnus. Un bon bouquin peut faire basculer notre univers. La lecture peut nous embraser le cœur, elle décalamine notre cerveau.

 

Réfléchir à des options différentes

La lecture nous fait penser à des alternatives. Un livre fait son œuvre sur nous bien après sa lecture. On apprend à s’ouvrir en lisant des textes de courants différents. Au fil des ouvrages, on apprend que seul nous ne sommes rien. Il serait profitable à la société que chacun d’entre nous en prenne conscience.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Un esprit, c’est comme un parachute, il ne fonctionne pas s’il n’est pas ouvert. »

 

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Orwell prévoyait déjà nos comportements dans sa dystopie 1984

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La pensée politique développée dans « le livre de Goldstein », élément essentiel de 1984 donne à réfléchir 80 ans plus tard :

 

La société est divisée en trois classes (dirigeante, moyenne, prolétaire). Les révolutions sont bien le moteur de l’histoire, mais elles ne font que substituer aux classes dirigeantes les classes moyennes, et le prolétariat finit toujours écrasé.

Les sociétés ne pourraient sortir de ce cycle infernal qu’en apportant un confort à peu près égal aux hommes de toutes les classes. Mais les hommes ne sont pas naturellement disposés à être égaux. Les options prises par les uns se font au détriment des plus fragiles.

Les gens liés par le même sort devraient – naturellement – s’entraider. Mais c’est oublier l’instinct prédateur de l’Homme.

 

Le texte écrit par Orwell se transpose admirablement dans la société actuelle. Ce qu’il avait imaginé n’a pas pris une ride.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Ceux qui veulent confisquer la liberté ont tendance à mal écrire ou à mal parler, à user de clichés trompeurs ou d’expressions opacifiantes. », le discours réducteur selon George Orwell.

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Pourquoi des politiques réduisent leur vocabulaire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Orwell discours politiques xénophobie nationalisme
Langage politique

L’homme utilise divers moyens pour communiquer. Il procède par gestes, il joue de la musique, il émet des signaux variés pour interpeller ses semblables. Mais le principal moyen est le langage.

 

Garder le contact

Le langage sert à l’expression de la pensée, il permet d’envoyer des messages. La fonction phatique, c’est celle qui permet de communiquer avec la personne en face de nous ou avec celle qui lit notre texte. Bien utilisée, cette fonction permet de garder le contact avec notre interlocuteur ou notre lecteur.

 

Interprétations du lecteur ou de l’auditeur

Un narrateur, à l’aise avec la langue française, exprime sa pensée facilement ; son vocabulaire lui permet d’enrichir le sens de ses propos. En maîtrisant la syntaxe, il formule des phrases cohérentes. On le comprend à condition de pouvoir saisir toutes les nuances des propos.

Un piètre lecteur ne verra pas le sens que l’auteur a voulu donner. Les subtilités lui échapperont.

 

Réduire le vocabulaire pour convaincre

Des politiques réduisent le champ lexical de leurs propos pour donner une sensation de proximité à ceux qui souffrent d’un réel déficit en expression écrite et orale. C’est aussi une manière de dénaturer la vérité ; tout est blanc ou noir ; plus aucune finesse dans les affirmations.

 

Prenons le président Trump : Il tient souvent des propos incohérents. Son champ lexical est extrêmement limité. Mais son comportement de saltimbanque lui permet de toucher une frange très large de la population. Pourquoi ? Il emploie des mots racoleurs, il joue sur l’ignorance de nombre d’Américains. Il surfe sur la vague xénophobe ambiante.

Ce comportement est désastreux pour l’avenir de l’humanité. En France, des politiques nationalistes jouent sur le même registre.

Contribuons à ouvrir les yeux de ceux qui avalent et relaient de fausses informations. Il y va de notre avenir.

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

Après guerre, George Orwell disait : « Le chaos politique actuel n’est pas sans rapport avec le pourrissement de la langue. »

 

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Pourquoi tant de couacs et d’incompréhension ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut bien avouer que l’analyse de l’information à l’heure d’Internet est désastreuse. C’est inquiétant pour l’avenir de notre pays.

Couacs dialogue gouverner GiletsJaunes pouvoir
Couac

 

L’info 50 ans en arrière

En 68, nous écoutions la radio, nous prenions ce qu’elle voulait bien nous donner. Le lendemain, dans le journal, nous lisions les articles relatant les sujets évoqués la veille sur les ondes.

Nous avions le temps de « digérer » l’information. Je me souviens des échanges avec mon père, avec des élèves ; nous poursuivions la discussion sur les points de discorde.

 

L’info tue l’info

Aujourd’hui, des Français se gavent - à saturation - de chaînes d’informations en continu.

Sur leur portable, ils reçoivent des infos, des pseudo-infos, des fausses informations, des insultes, des incitations à la violence. Des propos anarchiques circulent. Les réseaux se transforment en défouloir pour des anonymes.

On voit des gens déboussolés relayer les pires bêtises, les incitations au saccage, les fausses nouvelles. C’est désolant. C’est surtout très grave pour notre démocratie.

 

L’apprentissage du pouvoir

Dans cette tourmente, le gouvernement se rend coupable de couacs qui affaiblissent la crédibilité de l’exécutif. L’info va trop vite alors qu’il faut du temps pour prendre les bonnes décisions, le temps de l’analyse.

Les gilets jaunes critiquent le gouvernement, réclament de l’argent, veulent gouverner tous ensemble. Mais la désignation de leaders reste dans l’impasse.

Mais que constate-t-on au fil des semaines ? Les couacs se multiplient au sein des groupes de gilets jaunes. D’aucuns seraient prêts au dialogue, cette attitude leur vaut la vindicte d’opposants dans leurs propres rangs.

Un gilet jaune évoquait la pression qu’il avait sur lui pour expliquer les couacs. Serait-ce l’apprentissage du pouvoir ? À lire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/12/la-revolution-une-utopie.html

  • Des politiques font croire que le peuple peut gouverner, décider du sort des Français. Cette méthode est condamnable, elle mène les citoyens les plus naïfs dans le mur. « La foule trahit le peuple ».

 

Manifester, ce n’est pas gouverner

Critiquer, réclamer plus d’argent, défiler, brandir des pancartes, c’est à la portée de tous. Mais se mettre autour d’une table pour confronter des idées, présenter des solutions économiques et politiques, c’est un autre travail. On constate que l’exercice attire peu de candidats. Et oui, il faut des notions d’économies, de gestion et préparer ses dossiers… Quand on traite les gouvernants d’incapable, il faut montrer que l’on est soi-même en capacité d’apporter des solutions.

 

Comment vivre sans dialoguer ?

Chaque jour, nous devons chercher à comprendre, dialoguer, prendre les bonnes informations pour avancer dans nos réflexions. Depuis des années, je partage des moments avec des écrivains, des journalistes, parfois un grand reporter pour apprendre de leur travail. Je rencontre – pour leur venir en aide – des Français en grande difficulté avec notre langue. Ce handicap condamne à la marginalité. C’est par un travail de formation, d’écoute, de partage que nous progresserons.

 

Que tous les Français fassent valoir leurs revendications, oui. Mais autour d’une table ; le temps de construire est maintenant venu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/93878.php

 

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Le Soldat Inconnu te parle

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Soldat Inconnu respect manifestations dégradations
Arc de triomphe

« - Toi l’écervelé, tu viens souiller l’Arc de Triomphe.

  • Connais-tu la symbolique de ce lieu ?
  • Es-tu en mesure de me commenter les inscriptions grotesques que tu as laissées sur ce monument ?
  • Ah ! Tu veux saigner les riches ! Et c’est ainsi que tu t’exprimes.
  • Si j’ai bien compris, un responsable politique t’encourage.
  • Il a besoin de fantassins pour faire basculer le pouvoir.
  • En te poussant à de telles actions, il devient un irresponsable notoire.
  • Il t’envoie au front en te faisant croire que tu es le héros de demain ; celui qui aura fait chuter le monarque en place au prix de destructions irréversibles.
  • Manifeste, exprime ton désaccord, oui. Mais dans le respect des valeurs républicaines.

 

  • En 14, nous sommes partis la fleur au fusil. Ma génération a été décimée. Comme si ça ne suffisait pas, on a recommencé en 39. Nouvelle horreur indescriptible.
  • Des dirigeants européens se sont unis pour créer un espace de paix. Il n’est certes pas parfait, mais il a évité la barbarie que nous avions subie.

 

  • Toi, l’écervelé, je te conseille un livre édifiant La ferme des animaux de George Orwell. Abattre le pouvoir, c’est toujours possible ;mais qui prend l’ascendant après ? Quel est ton programme ? Le nouveau dirigeant l’appliquera-t-il à la lettre ? Non. Et tu devras à nouveau engager une nouvelle révolution.

 

  • La France n’est pas une nation parfaite. Le Président a ses défauts. Peux-tu me citer des états où l’on vit comme tu l’entends ?

 

  • Ma famille a vécu des horreurs. Pourtant, mes frères, sœurs, cousins se sont toujours relevés. Ils ont écouté, observé, appris de leurs échecs.
  • Certains ont continué à prendre des cours jusqu’à la retraite – voire au-delà - pour s’adapter à l’évolution du mondeet comprendre les rouages de l’économie. Et toi ?

 

  • La flamme du Soldat Inconnu, sais-tu ce qu’elle symbolise ?

 

  • Si jamais l’idée te prenait de revenir sous l’Arc de Triomphe, pense à moi. »

 

 

Ni épées, ni grands éléphants,

Ni cavalerie, ni fantassins,

N’aident autant qu’intelligence

Pour réussir dans ses desseins.

Panchatantra

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

Soldat Inconnu - symbolique

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Un extra-terrestre serait surpris !

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

"Un extra-terrestre atterrissant sur notre planète et la voyant inondée de soleil serait stupéfait d'apprendre que nous avons des problèmes d'énergie, que nous avons pu choisir de nous empoisonner en brûlant des combustibles fossiles ou en créant le plutonium." (extrait du livre "Solaire" de Ian McEwan)

Un comportement irresponsable

Au-dela du ton narquois de Ian McEwan dans "Solaire", il faut admettre qu'un martien ne comprendrait pas notre façon de détruire la planète et d'épuiser toutes les ressources sans nous préoccuper de la vie de nos descendants. 

La croissance épuise les ressources

Il faut de la croissance, il faut toujours consommer plus pour que le monde aille mieux. C'est hélas le discours tenu par des égoïstes qui n'envisagent pas un instant que l'énergie la moins polluante, c'est celle que nous ne consommons pas.

Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr

L'égoïsme, la recherche perpétuelle du profit ruinent notre société et l'avenir de nos enfants.

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