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"L’histoire de la Corée - Pays du Matin calme - et sa guerre tragique." A. Rahmani - Entretiens avec Christian Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Extraits du livre écrit avec le lieutenant Abdelkader Rahmani dans les derniers mois de sa vie :

 

Christian Dechartres : – M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : – c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

CD : n’est-ce pas utopique de vouloir faire comprendre l’histoire à des jeunes soumis à de multiples pressions ?

Pressions qui les éloignent des réalités. Pressions qui leur enlèvent tout jugement objectif, notamment sur les notions de justice.

AR : en guise de réponse, je cite Platon « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… »

Histoire de la formation des deux Corée :

Conférence de Yalta en février 1945, c’est l’entrée en guerre des Russes contre le japon. Puis, à Postdam, en juillet 1945, russes et américains conviennent de couper le Corée en deux. La « frontière » sera le 38e parallèle. Au nord de cette ligne, les Japonais se rendent aux Russes ; au sud, ils se rendent aux Américains.

Le conflit : le 26 juin 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud. L'ONU intervient sous commandement américain. En août 1950, les forces US sont acculées dans le "réduit Fusan" au sud de la Corée.

À la fin de l’année 1950, Mac Arthur songe à une guerre en règle contre la Chine qui permettrait aussi de rendre à Tchang Kai-check le pouvoir sur le continent. Truman s’oppose à ce projet et, en avril 1951, relève Mac Arthur de son commandement et nomme le général Ridgway.

En Corée, les Nations Unies ont été battues malgré l’incroyable déluge de bombes qui tombaient sur les Chinois nuit et jour ; ils subissaient également des tirs d’artillerie ininterrompus.

Le lieutenant Rahmani - engagé dans le bataillon français de l'ONU - envoie de nombreux courriers à son épouse ; un passage donne le ton : « Nous sommes aux premières loges pour les bombardements au napalm. C’est colossal, nous plaignons ces pauvres Chinois. Dans des galeries reprises à l’ennemi, nous avons trouvé - outre du matériel - des cadavres équipés de masques et de combinaisons anti-gaz ».

CD : vos conférences - au retour de Corée - lors desquelles vous évoquiez l’usage du napalm ont provoqué quelques remous.

AR : oui, Eisenhower a téléphoné à Guy Mollet pour demander à Rahmani de cesser ses conférences.

CD : des mesures étaient-elles prises pour la réintégration des combattants dans la vie civile à leur retour de cette guerre ?

AR : pour les réservistes et les civils, rien n’était prévu.

  • Je constate que ma question l’étonne ; à peine 10 ans après la Seconde Guerre mondiale, la nécessité de prendre en charge les soldats éprouvés psychologiquement par ce qu’ils avaient subi - et fait subir - ne relevait pas des priorités.

Le 27 juillet 1953, l'armistice de Panmunjom met fin à la guerre de Corée. Mais la paix entre le Nord et le Sud demeure illusoire.

J’ai rencontré le Lieutenant Rahmani durant les trois dernières années de sa vie. J’ai pu mesurer combien les blessures - physiques et psychologiques - pouvaient marquer un homme à jamais.

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

C’est en donnant qu’on reçoit,

C’est en pardonnant qu’on est pardonné…

Un conflit méconnu, pourtant si meurtrier.

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Du traité de Rome au Brexit

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le 25 mars 1957, le Traité de Rome acte la naissance de la Communauté économique européenne, future Union européenne. L’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, le Luxembourg, les Pays Bas, la France, l’Italie signent l’accord. Jean Monnet et Robert Schuman sont des acteurs majeurs du traité.

 

S’unir sur les cendres des conflits

Les peuples européens avaient terriblement souffert des deux guerres mondiales. Les stigmates de la stupidité humaine, les millions de morts sur les champs de bataille et dans les camps restaient dans les esprits meurtris.

 

Réunir les pays européens dans une communauté, c’était aussi mettre un terme à des luttes sanglantes coûteuses en vie et destructrices au plan économique. Les fondateurs de l’union européenne voyaient là un moyen de réunir les peuples et d’unir leurs efforts dans le développement des relations commerciales.

 

Une Europe imparfaite mais utile

Cette Europe s’est ensuite agrandie. Elle n’est certainement pas parfaite. Mais essayons de réfléchir à ce que serait chacun des pays membres sans l’Union européenne.

 

À l’heure où les idées xénophobes gagnent du terrain, nous avons – plus que jamais – besoin de nous unir face au danger. Les replis identitaires menacent les démocraties alors que l’Europe a besoin de s’imposer au plan international.

 

Un mauvais signe

La sortie du Royaume Uni n’est-elle pas perçue comme un signe de faiblesse ? J’en ai peur.

Si jamais d’autres pays lui emboîtaient le pas, l’Europe donnerait un mauvais signal économique à l’échelle mondiale.

 

S'interroger 

Que ceux qui s’empressent de promouvoir la sortie de l’Europe réfléchissent bien aux conséquences économiques et humaines.

Le Royaume Uni – avec le Brexit – peut désormais décider de polluer plus, de répandre du glyphosate comme bon lui semble. Certaines normes européennes paraissent contraignantes, les députés doivent travailler sur les sujets les plus délicats, mais n’avons-nous pas progressé dans de nombreux secteurs grâce à l’union des forces européennes ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Ce qui fait croire à la force l’augmente. » cardinal de Retz

 

 

#Hitler, #JeanMonnet, #RobertSchuman, #HelmutKohl, #FrançoisMitterrand, #MurdeBerlin

 

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Pierre Lemaitre livre le 3e volet de sa trilogie « Les enfants du désastre » 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Après « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre conclut sa trilogie avec « Miroir de nos peines » aux éditions Albin Michel.

 

À la lecture de l’incipit, le lecteur reconnaît immédiatement la « patte » de Pierre Lemaitre :

Ceux qui pensaient que la guerre commencerait bientôt s’étaient lassés depuis longtemps, Monsieur Jules le premier. Plus de six mois après la mobilisation générale, le patron de La Petite Bohème, découragé, avait cessé d’y croire. À longueur de service, Louise l’avait même entendu professer qu’en réalité « cette guerre, personne n’y avait jamais vraiment cru ».

 

  • Rappelons l’incipit du premier volume « Au revoir là-haut » adapté et récompensé au cinéma : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps ».
  • http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/07/incipit-d-au-revoir-la-haut-et-de-couleurs-de-l-incendie.html 

 

La boucle est bouclée

Pierre Lemaitre nous livre une grande fresque historique et romanesque en trois étapes ; elle débute avec la Première Guerre mondiale pour s’achever sur l'épisode invraisemblable de la "drôle de guerre" à laquelle succédera la débâcle que nombre de Français ne souhaitent pas évoquer tellement elle fut humiliante.

 

Une écriture captivante

Pierre Lemaitre, d’abord auteur de polars remarquables, sait garder son lecteur en haleine ; dans « Les enfants du désastre », il nous livre trois bons romans passionnants qui nous font vibrer à travers les tragédies de l’Histoire vécues par nos parents et grands-parents.

 

Cette trilogie est à mettre entre toutes les mains. Chacun peut y saisir l’histoire des héros et des victimes de cette première moitié du XXe siècle sous un angle parfois grave, parfois burlesque. Personnages hauts en couleur, intrigue haletante, tout y est.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – http://cd-lmdp.over-blog.fr – observateur de la comédie humaine.

 

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. » In Au revoir là-haut.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/02/cadres-noirs-de-pierre-lemaitre.html

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/04/pierre-lemaitre-au-revoir-la-haut-et-couleurs-de-l-incendie.html

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Incipit d’ « Au revoir là-haut » et de « Couleurs de l’incendie ».

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le premier a valu le prix Goncourt à Pierre Lemaitre : deux rescapés des tranchées ont vécu l’enfer ; ils réalisent une escroquerie spectaculaire. Toute la tragédie d’une génération nous saute à la figure.

 

Le second nous emmène dans l’entre-deux-guerres. Une femme déploie toute son énergie et son intelligence pour survivre dans cette époque où l’homme domine. Années trente : l’Europe s’enflamme.

 

Au revoir là-haut

 

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepti­cisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu'à la propagande du début qui soute­nait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu'elles s'écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande.

 

 

Couleurs de l’incendie

 

Si les obsèques de Marcel Péricourt furent perturbées et s'achevèrent même de façon franchement chaotique, du moins commencèrent-elles à l'heure. Dès le début de la mati­née, le boulevard de Courcelles était fermé à la circulation. Rassemblée dans la cour, la musique de la garde républicaine bruissait des essais feutrés des instruments, tandis que les automobiles déversaient sur le trottoir ambassadeurs, parle­mentaires, généraux, délégations étrangères qui se saluaient gravement. Des académiciens passaient sous le grand dais noir à crépines d'argent portant le chiffre du défunt qui cou­vrait le large perron et suivaient les discrètes consignes du maître de cérémonie chargé d'ordonner toute cette foule dans l'attente de la levée du corps. On reconnaissait beau­coup de visages. Des funérailles de cette importance, c'était comme un mariage ducal ou la présentation d'une collection de Lucien Lelong, le lieu où il fallait se montrer quand on avait un certain rang.

 

Les incipit des deux premiers ouvrages de la trilogie de Pierre Lemaitre sont particulièrement réussis. En 2019, nous découvrirons le troisième volet. Patientons.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Parfois, je te jure, je me demande si on n’était pas mieux sous la mitraille, au moins, on avait l’impression de servir à quelque chose, à gagner la guerre… »

 

 

 

 

 

 

 

 

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Accueillir un enfant, c’est la punition ; bombarder des populations, c’est la gloire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Je recueille un enfant victime de la guerre des puissants.

Son village est bombardé par des avions commandés en haut lieu. Qui envoie ces avions tueurs ? On ne le sait pas vraiment. Arrangements économico-politico-financiers.

L’enfant n’a plus de parents près de lui ; sont-ils encore vivants ? Il ne le sait pas.

Avec des hommes persécutés, réfugiés dans des ruines, l’enfant part. Ils marchent des jours et des nuits. Arrivés au bord de la Méditerranée, ils embarquent sur un bateau. Une embarcation bien trop petite pour les 50 personnes que l’on y fait monter.

Ils voguent au gré du vent et des vagues ; ils ont faim. Il y a beaucoup de malades. Plusieurs sont tombés à la mer. Résignation, on ne peut rien faire pour eux.

Le bateau arrive sur une plage. Les visages blêmes et amaigris témoignent de l’épreuve vécue par ces malheureux.

Je recueille l’enfant. Mon cœur a parlé.

La justice de mon pays me condamne.

 

Je pilote un bombardier

Je déverse mes tapis de bombes sur un territoire dont je ne connais pas les populations.

Mes explosifs puissants détruisent des écoles, des hôpitaux, des immeubles. Des femmes et des enfants meurent, d’autres errent dans les décombres à la recherche d’un proche parent. Où dormir ? Comment se nourrir ? La seule issue : partir. Mais où, comment ?

Moi le pilote talentueux, j’ai effectué des sorties qualifiées de chirurgicales. Je suis un professionnel de la précision, mes bombes font mouche à chaque fois.

Je suis promu ; je suis décoré. J’arbore mes médailles dans les réunions officielles. Je suis fier.

 

Droits de l’Homme, que dit l’article premier ? :

« * Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

 

Pourquoi condamne-t-on un homme venu au secours d’un autre victime des atrocités de ceux qui piétinent les droits de l’homme ?

Ne doit-on pas rendre des jugements dans un souci de liberté, d’égalité, de fraternité ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » La Fontaine

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Qui sont vos ennemis ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp


« La cruauté ne vient pas des guerriers qui se trouvent sur le champ de bataille et savent ce qu’ils y font, mais de ceux qui manipulent la victoire et la déroute selon leurs intérêts.

L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’arme à la main.

Les ennemis ne sont pas les adversaires qui ont été placés là pour mettre ton courage à l’épreuve. Ce sont les lâches placés là pour mettre ta faiblesse à l’épreuve. »

 

Qui a intérêt à déclencher une guerre ?

Quels hommes va-t-on lancer sur le champ de bataille ?

Qui va se glorifier de faire la paix quelques années plus tard ?

 

Apprenez à décrypter la désinformation

 

Qui a intérêt à stigmatiser une catégorie de gens à 1 500 € de salaire mensuel, à les dépeindre comme des privilégiés ?

Pourquoi présente-t-on des milliardaires du CAC 40 comme des anges dotés de toutes les vertus du monde ?

 

Pas besoin d’être un grand stratège pour comprendre les intentions des manipulateurs.

 

Le brochet – pourtant redoutable prédateur dans son environnement – se laisse parfois attirer par un leurre. Une fois pris par ce piège, il est en grand danger. 

Restez vigilant, gardez l’esprit vif, évitez les stratagèmes. 

 

Des lâches ne placent-ils pas des attrape-nigauds sur votre route ?

 

Sans une vigilance de tous les instants, vous êtes sans cesse sur le point de succomber aux manipulateurs toujours prêts à vous mettre à l’épreuve.

 

Apportons notre soutien aux journalistes honnêtes dont le travail devient de plus en plus difficile.

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. » La Rochefoucauld.

 

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Le 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, vérité dérangeante

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l'histoire de la France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et probablement 30 000 Algériens sont tués par les Européens (selon Jean-Louis Planche).

 

Des recherches pour la vérité

Grâce au dépouillement des archives des ministères de L'Intérieur, de la Guerre et de Matignon, à de mul­tiples entretiens avec des témoins, des acteurs et des journalistes, L'historien Jean-Louis Planche reconstitue le processus de cette « Grande Peur », survenue dans le département d'Algérie le moins politisé.

 http://cd-lmdp.over-blog.fr/2015/05/mai-1945-a-setif-guelma-et-kherrata-eliminer-les-intellectuels-d-abord.html

 

D'une psychose com­ploteuse à une peur de l'insurrection générale, puis à une répression aveugle. 

Il analyse le rôle des partis politiques prompts à instrumentaliser l'affaire, au moment où ils se déchirent pour le contrôle du pou­voir dans la France d'après guerre. Résultat : deux mois tragiques pour le Constantinois et une chape de plomb qui, soixante-dix ans après, continue de peser sur les relations franco-algériennes et de hanter la mémoire nationale.

http://cd-lmdp.over-blog.fr/article-8-mai-1945-jour-de-liesse-pour-tous-115263336.html

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour que la vérité soit révélée.

« L’homme est de glace aux vérités,

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de la Fontaine.

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Faire la guerre pour gagner la paix, quelle illusion !

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

" Si vis pacem para bellum " ou " si vis pacem para pacem " ? 

 

« Faire la guerre à ceux qui font la guerre pour empêcher la guerre ! »C’est la stratégie veille comme le monde.

L’expérience nous montre – hélas - que cette politique mène toujours à l’escalade.

 

« Faire la guerre pour la paix. Déclencher une guerre juste… »Depuis la nuit des temps, les chefs de guerre argumentent inlassablement avec les mêmes prétextes.

 

« Toi, tu fais une guerre injuste, moi je fais une guerre juste ! Voilà toute la différence. »Autant d’arguments toujours avancés par les chefs d’État.

 

Plus on déclenche de guerres, plus on se fait d’ennemis ; c’est mathématique. Et plus on s’expose à des représailles.

 

Et l’ONU dans ces affaires ?

Toujours impuissante.

  • En Corée, pour l’une de ses premières missions, l’organisation des nations unies a montré son incapacité à régler les tensions est-ouest. Le largage massif de napalm n’a pas réglé le problème, le pays est toujours divisé comme l’avaient souhaité les grands de ce monde à Yalta.
  • Et les massacres de populations au Vietnam ? Là aussi, l’ONU a montré ses limites, voire plus.

On peut citer un nombre incommensurable d’exemples du même type.

 

Apprenons aux enfants l’art de la diplomatie.

Donnons-leur toute l’instruction qui leur permettra de comprendre le monde, ce sera un premier pas vers un semblant d’humanité.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Je n’entreprendrai guerre que je n’aie essayé tous les arts et moyens de paix. » François Rabelais

 

 

 

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« L’ordre du jour » d’Éric Vuillard, belle leçon d’Histoire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 12 mars 1938, Hitler annexe l'Autriche au sein d’une Europe léthargique. Dans "l'Ordre du jour", Éric Vuillard raconte les coulisses de l'Anschluss.

Récit édifiant sur un ton parfois caustique. On y découvre la personnalité d’Hitler menant son pays à la dictature. La France et le Royaume-Uni laissent faire.

 

Extrait :

 

« Enfin, au bout d'un long couloir de discussions, haussant ses lourdes épaules, fatigué, dégoûté sans doute, le vieux Miklas, vers minuit, tandis que les nazis se sont déjà emparés des principaux centres de pouvoir, que Seyss-Inquart refuse toujours obstinément de parapher son télégramme, que dans la ville de Vienne se poursuivent des scènes de folie, émeutiers assassins, incendies, hurlements, Juifs traînés par les cheveux dans des rues jonchées de débris, alors que les grandes démocraties semblent ne rien voir, que l'Angleterre s'est couchée et ronronne paisiblement, que la France fait de beaux rêves, que tout le monde s'en fout, le vieux Miklas, à contrecœur, finit par nommer le nazi Seyss-Inquart chancelier d'Autriche.

Les plus grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.»

 

Le Führer prépare l’occupation d’une partie de l’Europe. Les industriels lui sont d’une aide précieuse. La tragédie se prépare sans réaction des Français, pas plus que des Britanniques.

Avant cette guerre, il fallait réagir.

Tirons les leçons de l’histoire, ne répétons pas les mêmes erreurs.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La science de gouverner est toute dans l’art de dorer les pilules. » Adolphe Thiers

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Écrivain public : que de belles rencontres, quel travail passionnant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Monsieur Dechartres, venez me voir ; j’ai des documents à vous faire lire. On ne vous a jamais présenté pareille histoire. »

Au fond de moi, je pense que Monsieur Blok abuse. Les documents que je découvre chez mes clients tournent toujours un autour des mêmes sujets. Que ce soit lors de la Grande Guerre, en Indochine, en Algérie, pendant la Seconde Guerre mondiale, je retrouve souvent les blessures physiques et mentales, la famille dans l’attente d’un fils, un combat atroce qui marque à jamais le soldat.

 

Monsieur Blok[1] insiste. Il m’affirme que son histoire entre dans la catégorie du « jamais vu ».

 

Il habite à une heure de route, mais il m’a l’air tellement enthousiaste que je dois lui rendre visite.

 

Il me narre une histoire inédite dans mon répertoire

« En 38, après les accords de Munich, mon père a compris que la guerre était inévitable. Nous habitions Strasbourg à une centaine de mètres de la frontière. Il a cherché une maison en Touraine pour y mettre toute sa famille à l’abri.

En 39, la guerre éclate, mon père est mobilisé comme capitaine dans la 9e armée de Giraud. Il sera fait prisonnier le même jour que son général d’armée. Mais le plus improbable, c’est qu’il a conduit une colonne de prisonniers français du nord de la France vers l’Allemagne ; le commandement allemand lui avait donné un ordre de mission. Mon père – non escorté, derrière les lignes - l’a exécuté. Il savait ce qu’il pouvait en coûter de désobéir. C’est tout de même peu banal de voir en juin 1940 une colonne de prisonniers français commandée par un officier français parce que les troupes allemandes étaient trop occupées par leur avancée fulgurante. »

 

Des trésors pour la mémoire collective

Monsieur Blok me montre toutes les archives de son père. Il tenait un carnet de bord qu’il renseignait chaque jour. Les anecdotes révélées dans ses cahiers font prendre la mesure des véritables difficultés de la population lors de l’avancée des panzers et montrent comment les Français devaient se plier aux ordres des Kommandanturs par la suite.

 

Le papa de mon interlocuteur, le capitaine Blok, dans le cadre de la mission qui lui avait été confiée, a donné des ordres à des soldats allemands lors du déplacement de la colonne de Français en route pour l’Allemagne.

Je dois avouer que je n’avais jamais vu une histoire aussi invraisemblable.

 

La recherche des détails dans les archives

Je me suis lancé à la recherche d’archives que j’ai consultées au service historique de la défense à Caen. J’y ai trouvé les documents relatifs à sa capture, son internement dans l’Oflag IV D en Silésie. D’origine alsacienne, il avait refusé la nationalité allemande. Ça lui a valu l’internement.

J’ai interrogé des personnes âgées des villages traversés par la colonne de prisonniers de Blok. Depuis 2013, j’ai constitué un manuscrit de 250 pages. J’avais déjà édité un ouvrage en 2014 reprenant l’histoire du capitaine alsacien. Maintenant, j’étoffe le récit, j’y explique les évènements concomitants à l’avancement des prisonniers menés par le capitaine Blok du nord de la France à l’Allemagne.

 

Je dois faire éditer cet ouvrage

Quand je lis Pierre Lemaître – « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie » - aux éditions Albin Michel, je vois mon capitaine Blok, déjà combattant lors de la Grande Guerre et flairant la seconde.

J’ai appris que Pierre Lemaître avait l’intention de poursuivre sa trilogie dans le cadre des événements de mai juin 1940. Si seulement je pouvais passer un moment avec le Goncourt 2013 pour évoquer mes recherches ! Pierre Lemaitre réussit, en abordant des sujets graves, à passionner les lecteurs. Avec lui, on touche du doigt les liens très forts entre l’écriture et la vie.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Depuis six mille ans, la guerre

Plaît aux peuples querelleurs,

Et Dieu perd son temps à faire

Les étoiles et les fleurs. »

Victor Hugo

 

[1] Pour des raisons « éditoriales », les noms ont été modifiés.

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