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Nous étions nés pour être heureux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le titre du livre de Lionel Duroy prend une tout autre résonance depuis sa sortie en 2019.

La pandémie de Covid et l’attaque de Poutine en Ukraine donnent un nouveau sens à « Nous étions nés pour être heureux ».

Ne sommes-nous pas sur cette terre pour vivre ensemble, heureux, dans un climat de fraternité ?

 

Lionel Duroy - en écrivant cet ouvrage - aborde un sujet qui lui est cher : peut-on tout écrire sur sa famille ? Cette propension à démêler les nœuds familiaux lui a valu la vindicte de sa fratrie.

 

Ce roman nous montre combien il est difficile de dire toute la vérité, tant les ressentis différent d’une sœur à une tante, d’un frère à un beau-frère…

 

 

 

 

 

 

Voici quelques passages :

 

Oui, et alors ? avait-il songé, ne plus vous voir ne m’empêche pas de vous aimer, et c’est reposant de ne plus avoir à penser à chacun d’entre vous. C’est reposant.

 

« C’est son travail d’écrire, ce n’est pas une chose qui se discute. »

 

Je me souviens d’une phrase de Pialat : « L’amitié, c’est d’abord être lâche : il faut fermer sa gueule sans cesse. »

 

– Notre erreur, observe Basile, ç’a été de te reprocher de t’être accaparé l’histoire familiale, sans comprendre que c’était ton droit.

 

– « J’en suis convaincue, dit-elle en souriant, parce que je ne te crois pas mauvais. Paul, je n’en dirai pas autant de celui qui guide ta main. »

 

Nous étions nés pour être heureux : un récit vibrant de vérités sur les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix retrouvée.

 

Bonheur, liens, paix : des mots que l’on souhaite entendre plus souvent.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Écrire ce que l’on pense et penser ce que l’on écrit n’est pas sans conséquences.

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Agir pour les victimes du conflit

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Alain Rivière a été victime d’un accident vasculaire en 1997 ; malgré son handicap, il a décroché un titre de champion de France 20 ans plus tard.

Il a pris la plume pour narrer son histoire.

 

J’ai longuement discuté avec Alain ; j’ai pris son texte ; nous nous sommes accordés sur le fond et la forme. J’ai édité son livre « De l’hôpital au podium ». Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemple qui donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

 

« Cela peut paraître incroyable, mais j’ai retrouvé le goût de la vie une arme à la main. », nous dit l’auteur. Il a appris à maîtriser son corps et son esprit grâce au maniement des armes. Avec le conflit en Ukraine qui fauche tant de vies, les propos d’Alain ont de quoi surprendre, mais c’est pourtant la vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la lecture du livre, on se prend à espérer que tous ceux qui manipulent des armes en viennent aux mêmes intentions que l’auteur : guérir, aider son prochain, faire plaisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le contexte actuel, je m’engage à reverser 5 € à la Croix-Rouge pour chaque livre acheté directement par mon intermédiaire.

Envoyez-moi un courriel à dechartresc@hotmail.com ; je vous indiquerai la marche à suivre.

 

Merci d’avance pour votre soutien.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Il suffit parfois d’un tout petit coup de pouce pour changer la vie d’autrui. Ainsi va la solidarité. » P. L. Richard

Agir pour les victimes du conflit
Agir pour les victimes du conflit
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Quand la Russie enchaînait les victoires à l’ouest

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Winston Churchill - dans Triomphe et tragédie (Mémoires de guerre) - analysait les événements de 1939 à 1945. Il fut avec Roosevelt et Staline un acteur prépondérant dans l’issue du conflit.

 

À l’heure où les Ukrainiens subissent les assauts de Poutine, ce passage écrit par Churchill prend un relief particulier :

 

À la mi-janvier 1944, les Russes attaquèrent sur un front de 200 kilomètres…

Léningrad fut libéré définitivement et les Russes s’installèrent à la frontière des États baltes. D’autres attaques à l’ouest de Kiev refoulèrent les Allemands jusqu’à l’ancienne frontière de Pologne…

Au cours du mois de mars, les Russes poursuivirent leur avantage sur le front tout entier et dans les airs. De Gomel à la mer Noire, les envahisseurs reculèrent jusqu’à ce qu’ils fussent rejetés de l’autre côté du Dniester, en Roumanie et en Pologne.

En Crimée, cependant, les opérations étaient encore possibles ; au mois d’avril, les Russes entreprirent de détruire la VIIe Armée allemande et de reprendre Sébastopol.

L’ampleur de ces victoires posa des problèmes gros de conséquences. L’Armée Rouge menaçait maintenant l’Europe centrale et orientale. Qu’allait-il devenir de la Pologne, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie et, par-dessus tout de la Grèce ? La Turquie se rangerait-elle à nos côtés ? La Yougoslavie serait-elle emportée par le flot russe ? L’Europe d’après-guerre semblait prendre forme, et il devenait urgent de rechercher un accord politique avec les Soviets.

 

Ce passage du livre de Churchill nous montre combien les Américains et les Anglais redoutaient la puissance des Russes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Guerre froide a débuté avant mai 1945.

 

Pour les plus jeunes, il n’est pas inintéressant de revenir sur l’épisode du début d’année 1944. À la fin du conflit, les deux grandes puissances pensaient à l’influence qu’elles auraient après l’armistice. L’opposition des deux blocs ne cessera jamais vraiment.

 

L’invasion de l’Ukraine par la Russie nous révèle - s’il en était encore besoin - combien les velléités belliqueuses des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale sont toujours aussi vives. Elles peuvent entraîner les peuples dans l’apocalypse.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La raison fait l’homme, mais c’est le sentiment qui le conduit. » Jean-Jacques Rousseau

Stop à la guerre en Ukraine
Photo de pieronigro sur Unsplash

Stop à la guerre en Ukraine

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Les réfugiés accueillis à Saint-Pierre-des-Corps (I&L) à partir de mai juin 1940

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Dans le cadre de mes recherches autour de l’invasion allemande en France au printemps 1940, je consulte les délibérations de cette époque dans les mairies.

Voici ce qui était noté au conseil du 12 juillet 1940 :

Le centre d’accueil institué en mai a fonctionné pour venir en aide aux réfugiés de passage en gare de Saint-Pierre-des-Corps avec l’aide du personnel enseignant, des infirmiers, des dames de la défense passive qui se sont dépensées sans compter de jour comme de nuit.

En juin, afflux important : 250 femmes et enfants furent hébergés dans les écoles du groupe République pendant plus de trois semaines.

Des marchandises ont été réquisitionnées en gare de SPDC pour faire fonctionner le centre : sucre, riz, sel, pâtes, pommes de terre…

  • Une indemnité de 100 F est accordée à Mme Gugumus pour la traduction des documents en langue allemande.

Autre « détail » d’importance :

Par décision du conseil de préfecture interdépartemental Vienne – Charente - Indre-et-Loire Deux-Sèvres, la déchéance des conseillers municipaux appartenant à la section française de l’Internationale communiste est prononcée.

La dissolution des organisations communistes avait été prévue par décret du 26 septembre 1939.

  • Les communistes sont exclus de la vie politique, mais ils prendront une part importante dans la résistance qui contribuera à chasser l’ennemi nazi de France.

Il est des moments de l’Histoire qu’il faut relire. Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

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Hitler ne souhaitait pas la guerre sur le front ouest

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il se trouve que je travaille sur des documents relatifs au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour la réalisation d’un ouvrage. En pareille période, on ne peut s’empêcher de mettre en perspective les événements en Ukraine et ceux des années trente.

 

Les projets rédigés dans Mein Kampf

Rudolf Hess a contribué à l’écriture de Mein Kampf ; il a collaboré avec Hitler en prison.En 1923, ils avaient purgé une peine d’un an dans la prison de Landsberg à la suite du putsch avorté du Bürgerbräukeller.

Hitler développait ses théories adossées notamment sur le Lebensraum (favoriser sa croissance et son expansion par la conquête de territoires) : créer un grand Reich en ouvrant un grand espace à conquérir vers l’est. « Nous allons prendre le sud de l’Ukraine, en particulier la Crimée pour en faire une colonie allemande. La Russie serait une source de matières premières et un marché pour nos produits… », tels étaient les propos du dictateur.

Les nazis voulaient faire de l’Ukraine leur grenier à blé et du Caucase leur source de pétrole.

La diplomatie vers l’ouest

Albrecht Haushofer sillonnait le monde ; il était l’un des Allemands qui connaissait le mieux l’Angleterre. Rudolf Hess avait découvert en lui un homme versé dans la diplomatie. Sur la stratégie internationale, les deux hommes éclairaient Hitler qui avait obtenu – en 1935 – un accord germano-britannique autorisant l’Allemagne à développer sa flotte au-delà des contraintes imposées par le traité de Versailles.

En 1938, la conférence de Munich laissait la partie occidentale de la Tchécoslovaquie à la merci des troupes allemandes. Mais le Führer s’empara du reste du pays ; il piétinait par cette agression l’accord signé avec le Premier ministre anglais.

Le 1er septembre 1939, Hitler lançait ses troupes en Pologne.

Selon plusieurs sources, il n’aurait pas eu l’intention d’envahir l’Europe de l’ouest. Ce qui lui importait, c’était d’étendre le Reich vers l’est.

De l’automne 1939 jusqu’au printemps 1940, il poursuit en privé ses tentatives de paix en direction de l’Angleterre. Il n’évoque pas ces contacts secrets avec les autres dirigeants nazis.

L’erreur d’appréciation qui conduit au conflit mondial

Mais le dictateur se trompe, il sous-estime la réaction des Français et des Anglais après les attaques contre la Tchécoslovaquie et la Pologne. Et la guerre à l’ouest – qu’il ne souhaitait pas – est déclenchée.

Aujourd’hui, alors que la guerre est déclarée à 2000 km de nos frontières, il n’est pas inintéressant de se remettre dans « l’ambiance » qui régnait entre Hitler et les diplomates de l’ouest.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Celui qui sait vaincre n’entreprend pas la guerre. »

Hitler ne souhaitait pas la guerre sur le front ouest
Photo de yourturn sur Unsplash
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