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Les jeux paralympiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Alain Rivière, victime d’un accident vasculaire, est monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport à l’été 2017. De longues années de travail avaient été nécessaires pour arriver à la première place. Il n’oublie pas et remercie tous les acteurs de sa résurrection.

 

Dans son livre De l’hôpital au podium, Alain Rivière évoque l’œuvre du Docteur Ludwig Guttmann à l’origine de la grande aventure paralympique :

 

« Je lève mon verre et porte un toast… « Aux joies de la vie… Au Père des parasports, le Docteur Ludwig Guttmann »

Cet éminent neurologue travaillait à l’Hôpital juif de Breslau lorsqu’il fut obligé de fuir en Angleterre à la fin des années trente. Dans son pays d’adoption, il exerça à l’hôpital de Stoke Mandeville. Inutile de préciser qu’à partir de l’an quarante, ce centre national des blessés de la moelle épinière accueillait de nombreux soldats. Pour ces militaires, cet établissement n’était autre qu’un mouroir. Le rôle des soignants consistait principalement à accompagner les blessés vers la mort. Révolté par cette situation, le docteur Guttmann tenta d’utiliser le sport à des fins thérapeutiques. Il organisa alors la pratique d’activités comme le tir à l’arc, le basket ou le polo. Un programme de réhabilitation chargé de redonner aux soldats blessés, autonomie, confiance et estime de soi. Des sentiments nécessaires pour recouvrer goût à la vie ! Les effets furent spectaculaires. Ces hommes retrouvèrent une place dans la société… Handisport était né.

Quelle qu’en soit la cause, l’événement violent broie l’infortuné. Le drame laisse des cicatrices, des séquelles. Et, dans la nuit abyssale d’un malstrom d’idées noires, le malheureux se débat avec son corps mutilé.

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ! », prétendait Nietzsche. »

Après la guerre, le Docteur Ludwig GUTTMANN (1899/1980) poursuivit son œuvre… Ce pionnier organisa, en parallèle des J. O. de Londres en 1948, les Jeux de Stoke Mandeville… C’était le début de la grande aventure paralympique ! Cette compétition fut renouvelée en 1952 (plus 130 participants internationaux) et en 1956 avec la reconnaissance du C I O. En 1960 eurent lieu les premiers Jeux Paralympiques à Rome. À cette occasion le Pape Jean XXIII nomma le médecin « Le de Coubertin des Paralysés ». Ce qui lui valut d’être surnommé également… « Le Père des Para-Sports » !

 

Alain Rivière rend hommage au Docteur Guttmann sans qui il ne serait jamais monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport en 2017.

 

Revivez la renaissance d’Alain en lisant son livre De l’hôpital au podium :

 

https://www.leslibraires.fr/recherche/?q=De+l%27hôpital+au+podium

 

https://www.crepin-leblond.fr/techniques-de-tir/6381-de-l-hopital-au-podium-renaitre-grace-au-sport-9782954655840.html

 

https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=8251417488&productid=6655341658

 

Christian Dechartres - écrivain public - éditeur -

http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

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« SUR L’EAU » de Guy de Maupassant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le texte de la nouvelle a paru dans « Les Lettres et les Arts » de février à avril 1888. En juin de la même année, l’éditeur Marpon et Flammarion font paraître Sur l’Eau en librairie.

 

J’ai trouvé dans le texte quelques extraits remarquables.

 

* Car la pensée de l’homme est immobile.

Les limites précises, proches, infranchissables, une fois atteintes, elle tourne comme un cheval dans un cirque, comme une mouche dans une bouteille fermée, voletant jusqu’aux parois où elle se heurte toujours.

 

  • Les hommes de guerre sont les fléaux du monde. Nous luttons contre la nature, l’ignorance, contre les obstacles de toutes sortes, pour rendre moins dure notre misérable vie. Des hommes, des bienfaiteurs, des savants usent leur existence à travailler, à chercher ce qui peut aider, ce qui peut secourir, ce qui peut soulager leurs frères.
  • L’inventeur de la brouette n’a-t-il pas plus fait pour l’homme, par cette simple et pratique idée d’ajuster une roue à deux bâtons, que l’inventeur des fortifications modernes ?

 

À propos de la vie de l’écrivain qui n’est pas à envier selon lui :

* En lui aucun sentiment simple n’existe. Tout ce qu’il voit, ses joies, ses plaisirs, ses souffrances, ses désespoirs, deviennent instantanément des sujets d’observation. Il analyse malgré tout, malgré lui, sans fin, les cœurs, les visages, les gestes, les intonations.

 

Maupassant avait une répugnance pour le mariage ; la preuve :

* Un grand rassemblement se tenait devant l’église. On mariait là-dedans. Un prêtre autorisait en latin, avec une gravité pontificale, l’acte animal, solennel et comique qui agite si fort les hommes, les fait tant rire, tant souffrir, tant pleurer. Les familles, selon l’usage, avaient invité tous leurs parents et tous leurs amis à ce service funèbre de l’innocence d’une jeune fille, à ce spectacle inconvenant et pieux des conseils ecclésiastiques précédant ceux de la mère et de la bénédiction publique, donnée à ce qu’on voile d’ordinaire avec tant de pudeur et de souci.

 

De l’activité de l’esprit dans nombre de réunions :

* Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C’est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu’il faut s’adresser.

 

À propos de la misère des plumitifs, il cite Jules Vallès :

* À tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim.

 

Le lecteur ne s’attend pas à de tels propos dans cette nouvelle.

 

Christian Dechartres - écrivain public - (édite pour certains clients)- http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

 

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