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nous etions nes pour etre heureux

Nous étions nés pour être heureux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le titre du livre de Lionel Duroy prend une tout autre résonance depuis sa sortie en 2019.

La pandémie de Covid et l’attaque de Poutine en Ukraine donnent un nouveau sens à « Nous étions nés pour être heureux ».

Ne sommes-nous pas sur cette terre pour vivre ensemble, heureux, dans un climat de fraternité ?

 

Lionel Duroy - en écrivant cet ouvrage - aborde un sujet qui lui est cher : peut-on tout écrire sur sa famille ? Cette propension à démêler les nœuds familiaux lui a valu la vindicte de sa fratrie.

 

Ce roman nous montre combien il est difficile de dire toute la vérité, tant les ressentis différent d’une sœur à une tante, d’un frère à un beau-frère…

 

 

 

 

 

 

Voici quelques passages :

 

Oui, et alors ? avait-il songé, ne plus vous voir ne m’empêche pas de vous aimer, et c’est reposant de ne plus avoir à penser à chacun d’entre vous. C’est reposant.

 

« C’est son travail d’écrire, ce n’est pas une chose qui se discute. »

 

Je me souviens d’une phrase de Pialat : « L’amitié, c’est d’abord être lâche : il faut fermer sa gueule sans cesse. »

 

– Notre erreur, observe Basile, ç’a été de te reprocher de t’être accaparé l’histoire familiale, sans comprendre que c’était ton droit.

 

– « J’en suis convaincue, dit-elle en souriant, parce que je ne te crois pas mauvais. Paul, je n’en dirai pas autant de celui qui guide ta main. »

 

Nous étions nés pour être heureux : un récit vibrant de vérités sur les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix retrouvée.

 

Bonheur, liens, paix : des mots que l’on souhaite entendre plus souvent.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Écrire ce que l’on pense et penser ce que l’on écrit n’est pas sans conséquences.

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« Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’auteur a beaucoup écrit sur sa famille. Ses romans lui ont valu la vindicte de sa fratrie.
 
Dans ce livre, il évoque la réunion de ses frères, sœurs, ex-femmes après des décennies de brouille.

 

Extraits :

 

Aimer sans se voir : « Oui, et alors ? Avait-il songé, ne plus vous voir ne m’empêche pas de vous aimer, et c’est reposant de ne plus avoir à penser à chacun d’entre vous. C’est reposant. »

 

Le prix de l’écriture : « Si maintenant le prix à payer pour continuer d’écrire était de perdre ses enfants, le paierait-il ? » … « C’est son travail d’écrire, ce n’est pas une chose qui se discute. »

 

Les lieux ont une histoire : « Pour David, Saint-Malo est le paradis perdu, mais pour moi c’est juste un nom associé à la colère de maman contre papa. »

 

L’amitié nous bâillonne ? : « Je me souviens d’une phrase de Maurice Pialat : « L’amitié, c’est d’abord être lâche ; il faut fermer sa gueule sans cesse. » »

 

L’écrire laisse des traces : « – Parce que pour toi, l’insupportable, c’est de l’avoir écrit, pas de l’avoir pensé, c’est ça ? – je ne me souviens pas te l’avoir dit, mais même en admettant que ce soit vrai, si tu ne l’avais pas écrit, ça serait oublié depuis longtemps, ça n’existerait pas. – C’est justement ce que je ne veux pas, faire comme si rien n’avait jamais existé. »

 

Écrire la vérité, une volonté de blesser ? : « Alors Paul a le loisir de retenir un instant Anne-Cécile, déjà assise à son volant, pour tenter de la convaincre qu’il ne cherche pas à faire le mal en écrivant – J’en suis convaincue, dit-elle en souriant, parce que je ne te crois pas mauvais, Paul, mais je n’en dirais pas autant de celui qui guide ta main. »

 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.fr http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

La plus belle victoire de l’écrivain est de faire penser les autres.

 

Mais dire la vérité n’est pas sans conséquences.

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