Revenons à un langage qui nous rassemble

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Quand la bonne rédaction était reconnue

Il fut une époque où les fonctionnaires - ou assimilés - avaient le loisir, la capacité et le goût de bien écrire. L’état recrutait même sur ce critère de la belle écriture.

La langue officielle était sans doute moins imaginative que celle de la littérature, mais elle était peut-être plus précise et aussi pure.

Les chefs de service avaient pour habitude de dire : « il est un bon agent, il rédige bien. »

Comme ils avaient raison, les collaborateurs les mieux intentionnés ne sont pas facilement utilisables s’ils ne savent pas rédiger. Rien ne remplace une synthèse précise et claire qui suppose à la fois compétence et culture.

 

De la clarté des communications

Le système encourageait la rédaction élégante pour une meilleure compréhension, pour des échanges plus constructifs.

Maintenant, nos rapports sociaux perdent en simplicité et en franchise ; il ne fait pas bon appeler un chat un chat.

 

Favoriser la compréhension

Les rapports dans nos démocraties ne seraient-ils pas d’une autre qualité si une expression limpide et simple permettait à chaque citoyen de comprendre les enjeux sociaux ?

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Un mot nouveau n’est pardonnable que quand il est nécessaire. » Voltaire

 

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