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langage

Revenons à un langage qui nous rassemble

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Quand la bonne rédaction était reconnue

Il fut une époque où les fonctionnaires - ou assimilés - avaient le loisir, la capacité et le goût de bien écrire. L’état recrutait même sur ce critère de la belle écriture.

La langue officielle était sans doute moins imaginative que celle de la littérature, mais elle était peut-être plus précise et aussi pure.

Les chefs de service avaient pour habitude de dire : « il est un bon agent, il rédige bien. »

Comme ils avaient raison, les collaborateurs les mieux intentionnés ne sont pas facilement utilisables s’ils ne savent pas rédiger. Rien ne remplace une synthèse précise et claire qui suppose à la fois compétence et culture.

 

De la clarté des communications

Le système encourageait la rédaction élégante pour une meilleure compréhension, pour des échanges plus constructifs.

Maintenant, nos rapports sociaux perdent en simplicité et en franchise ; il ne fait pas bon appeler un chat un chat.

 

Favoriser la compréhension

Les rapports dans nos démocraties ne seraient-ils pas d’une autre qualité si une expression limpide et simple permettait à chaque citoyen de comprendre les enjeux sociaux ?

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Un mot nouveau n’est pardonnable que quand il est nécessaire. » Voltaire

 

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Les horreurs sémantiques de la pandémie

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Sur les plateaux de télévision ou sur les ondes radiophoniques, de nombreux invités viennent commenter les mesures prises pour lutter contre la pandémie du COVID-19.

Nous assistons à l’emploi de mots dans une acception totalement décalée.

 

Il est bon, je crois, de rappeler la définition des mots « Quarantaine » et « Quatorzaine ».

Que nous dit l’Académie ?

 

La quarantaine :

Quarantaine d’observation ou, simplement, quarantaine, isolement imposé par les autorités sanitaires aux occupants et aux marchandises d’un navire arrivant d’une zone d’épidémie.

La mise en quarantaine, à bord du bateau ou dans un lazaret, durait à l’origine quarante jours. Lever la quarantaine. Pavillon de quarantaine, pavillon jaune, hissé autrefois pour signaler que le navire ne pouvait communiquer avec l’extérieur, et qui indique aujourd’hui que les conditions sanitaires à bord sont bonnes.

Par extension. Mise à l’écart temporaire d’une personne, d’un animal, d’une marchandise ou d’un véhicule présentant pour le pays qui les accueille un danger d’ordre sanitaire.

Dans le mot « quarantaine », il faut retenir qu’il n’y a plus cette notion de 40 jours ; c’est le sens de mise à l’écart qui est maintenant retenu.

 

La quatorzaine :

T. de Pratique ancienne. L’espace de quatorze jours qui s’observait de l’une à l’autre des quatre criées des biens saisis réellement. Les criées se faisaient par quatre dimanches, de quatorzaine en quatorzaine.

La quatorzaine n’a jamais été un terme médical.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Le langage sert de support à la pensée. Mais la dégradation du français courant devient un handicap dans les échanges sociétaux. L’utilisation de mots dont l’auteur imagine la définition crée des situations ubuesques : des journalistes, des politiques - des médecins en ce moment -, lancent de nouveaux termes dont seul l’auteur connaît la signification. Comme ces vocables n’ont pas de définition – puisqu’ils n’existent pas – les « auditeurs » les interprètent chacun à leur façon. Il serait temps de se reprendre.

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