Qu’est-ce qui vous fait avancer ? Qu’est-ce qui permet aux hommes de réaliser leurs rêves ? Qu’est-ce qui peut ruiner nos vies ? L’HISTOIRE nous fournit des réponses. Examinons, analysons les faits qui bouleversent notre société. Les lectures les plus diversifiées ouvrent notre esprit sur le Monde. Lire a tant de mérites : imaginer, apprendre, rêver…
Qui est le père de Franz-Olivier Giesbert ? C’est un soldat qui débarque en Normandie le 6 juin 44. Comme les copains, il vit les atrocités qui marquent un homme à vie.
La France remercie ses libérateurs ; un bal est donné en leur honneur. L’Américain y rencontre une femme ; il se fixe en Normandie.
FOG naîtra quelques années plus tard.
Le temps n’y fait rien
Les années s’écoulent, mais les syndromes post-traumatiques demeurent. Comme près de la moitié des jeunes Américains confrontés à l’horreur en Normandie, le père de FOG souffre de cette maladie que les médecins et la société ne savent pas vraiment interpréter et encore moins soigner.
Franz-Olivier raconte plus de 50 ans après
« Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. J’ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagera tout en moi, ma lucidité et mon humanité… »
Les guerres détruisent tout
Combien de soldats souffrent ainsi au retour d’une guerre qu’on leur impose ? Combien de femmes et d’enfants tombent sous les coups d’hommes détraqués par les horreurs qu’on leur fait subir ? Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale, Indochine, Corée, Algérie, Vietnam… tout cela n’a pas suffi ; l’homme poursuit avec ses instincts belliqueux.
Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr
Quelques années après la sortie de L’Américain, je me suis entretenu avec Franz-Olivier Giesbert :
— Vous avez forcé le trait en écrivant ce livre !
— Non, bien au contraire, et ma mère a subi des violences encore plus graves que celles décrites au fil des chapitres.
Mon père, on peut le qualifier de « survivant. » Il ne s’en est jamais remis.