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pensees

« SUR L’EAU » de Guy de Maupassant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le texte de la nouvelle a paru dans « Les Lettres et les Arts » de février à avril 1888. En juin de la même année, l’éditeur Marpon et Flammarion font paraître Sur l’Eau en librairie.

 

J’ai trouvé dans le texte quelques extraits remarquables.

 

* Car la pensée de l’homme est immobile.

Les limites précises, proches, infranchissables, une fois atteintes, elle tourne comme un cheval dans un cirque, comme une mouche dans une bouteille fermée, voletant jusqu’aux parois où elle se heurte toujours.

 

  • Les hommes de guerre sont les fléaux du monde. Nous luttons contre la nature, l’ignorance, contre les obstacles de toutes sortes, pour rendre moins dure notre misérable vie. Des hommes, des bienfaiteurs, des savants usent leur existence à travailler, à chercher ce qui peut aider, ce qui peut secourir, ce qui peut soulager leurs frères.
  • L’inventeur de la brouette n’a-t-il pas plus fait pour l’homme, par cette simple et pratique idée d’ajuster une roue à deux bâtons, que l’inventeur des fortifications modernes ?

 

À propos de la vie de l’écrivain qui n’est pas à envier selon lui :

* En lui aucun sentiment simple n’existe. Tout ce qu’il voit, ses joies, ses plaisirs, ses souffrances, ses désespoirs, deviennent instantanément des sujets d’observation. Il analyse malgré tout, malgré lui, sans fin, les cœurs, les visages, les gestes, les intonations.

 

Maupassant avait une répugnance pour le mariage ; la preuve :

* Un grand rassemblement se tenait devant l’église. On mariait là-dedans. Un prêtre autorisait en latin, avec une gravité pontificale, l’acte animal, solennel et comique qui agite si fort les hommes, les fait tant rire, tant souffrir, tant pleurer. Les familles, selon l’usage, avaient invité tous leurs parents et tous leurs amis à ce service funèbre de l’innocence d’une jeune fille, à ce spectacle inconvenant et pieux des conseils ecclésiastiques précédant ceux de la mère et de la bénédiction publique, donnée à ce qu’on voile d’ordinaire avec tant de pudeur et de souci.

 

De l’activité de l’esprit dans nombre de réunions :

* Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C’est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu’il faut s’adresser.

 

À propos de la misère des plumitifs, il cite Jules Vallès :

* À tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim.

 

Le lecteur ne s’attend pas à de tels propos dans cette nouvelle.

 

Christian Dechartres - écrivain public - (édite pour certains clients)- http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

 

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L’effet nocebo, comment l'éviter

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’effet placebo est beaucoup plus connu.
Des patients attendent un soulagement de la douleur, on administre à certains des médicaments et à d’autres des placebos. Résultat : beaucoup de sujets souffrent moins après la prise de placebos.
Pourquoi ? Parce que le malade qui avale ce pseudo-médicament réagit en libérant des substances chimiques dans son cerveau, les endorphines, des antidouleurs de la famille de l’opium.
L’effet placebo n’est plus à démontrer. Le cerveau a cette capacité à déclencher la sécrétion de substances capables de guérir ; nous en avons maintenant les preuves scientifiques.

 

À l’inverse, l’effet nocebo rend malade.

Vous prenez un médicament depuis des années. D’un seul coup, on vous rabâche une information matin, midi et soir selon laquelle ce médicament est dangereux ; que se passe-t-il ? Votre corps et votre cerveau réagissent : dès que vous avalez votre comprimé, vous vous sentez mal.

C’est l’effet inverse du placebo, votre cerveau réagit avec la peur, le stress vous gagne avec son cortège d’effets secondaires.

 

L’effet des fausses nouvelles

Avec l’avènement des réseaux sociaux et les cortèges de fake news qu’ils véhiculent, vous êtes confronté à l’avalanche de mauvaises nouvelles savamment orchestrées par des gens dont les intentions sont claires : vous faire peur ou vous faire croire à des fausses nouvelles pour vous faire adhérer à des options politiques extrêmes.

 

Prenons deux exemples :

  • 1. Qui n’a pas reçu ce pseudo-reportage sur la mosquée de Tulle. On y voit des photos d’un minaret, on vous explique que l’argent public finance l’édifice d’une hauteur de 15 mètres de hauteur. La vérité ? Une association cherche un local mieux adapté pour un lieu de prières. Mais il n’y a pas de minaret, pas de mosquée dans la cité de Tulle telle que nous pouvons la voir sur les photos montages. http://cd-lmdp.over-blog.fr/2016/08/mosquee-de-tulle-decryptage.html

En vous assénant cette fausse information, on veut vous faire réagir contre un personnage politique et vous faire adhérer à un système déloyal.

 

  • 2. La lettre que Jean d’Ormesson aurait envoyée à Najat Vallaud Belkacem : il lui dit ses quatre vérités sur son incompétence, il la sermonne. Sauf que ce texte a été lancé par un illustre inconnu sur la toile et des milliers de gens l’ont relayé sans se préoccuper de la véracité du document.

 

On pourrait encore citer une multitude de fakes news anxiogènes dont le but est de déstabiliser le lecteur pour le faire souscrire à une idéologie extrême.

 

L’effet nocebo

Le cerveau accumule les mauvaises nouvelles, il réagit en secrétant les hormones du stress. Ne vous laissez plus entraîner dans cette spirale des fakes news. Cherchez la véritable information, croisez vos renseignements. Cessez cette course au dénigrement, vivez en bonne intelligence avec la famille, les voisins, les collègues ; et vous éviterez l’effet nocebo.

 

Les fausses nouvelles, c'est comme un produit toxique qu'on vous injecterait dans les veines.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« On peut tuer celui qui dit la vérité, mais on ne peut pas tuer la vérité elle-même, ni ceux qui l'ont entendue. »

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