Le Code du travail doit garantir la santé physique et mentale des salariés

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le Code du travail doit garantir la santé physique et mentale des salariés

Le Code du travail est complexe ; certains imaginent le simplifier par la destruction. Du reste, le droit social a régressé ces 30 dernières années.

Fin 2015, on s’est dit une nouvelle fois : « Si on faisait un Code du travail plus clair ! »

De multiples justifications

Les raisons de modifier le Code du travail sont louables, le monde évolue. Avec Internet, le téléphone portable, les salariés travaillent toute la journée. Ils ont maintenant un fil à la patte. Le temps de travail, c’est le temps pendant lequel le salarié est à disposition de l’employeur sans pouvoir vaquer à ses occupations. Cette notion devient plus difficile à délimiter.

Réduire le Code du travail, oui

Avec la nouvelle loi sur le travail, on s’attendait à un allègement. C’était sans compter sur les esprits du ministère du travail. Le projet alourdit encore le Code alors que des juristes avaient travaillé à un véritable « délestage ».

Une aubaine pour faire passer des abominations ?

Ce projet de loi est si lourd et si complexe qu’il ne peut pas être correctement relayé par les médias. C’est d’une telle complexité que les sous-fifres du ministère sont tentés de faire passer des articles que même le patronat n’a pas réclamés !

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2016/03/puissants-de-ce-monde-redescendez-avec-nous-sur-cette-terre.html

Respectons le salarié, sa vie, sa famille

Pour les rédacteurs du projet, le repos de 9 heures consécutives serait excessif. C’est un exemple ; on peut en citer bien d’autres. Un esprit sain ne pouvait même pas imaginer que l’on puisse revenir sur des articles justes « humains ».
M. Valls a supprimé les points les plus effrayants, mais le mal était fait ; les intentions du gouvernement étaient dévoilées.
L’autorisation de licencier : l’employeur qui a envie de plomber les comptes en procédant à des achats à caractère somptueux peut licencier. Le salarié fait-il le poids pour prouver que son patron a dégradé la situation de l’entreprise de façon artificielle ? Non. Nous savons tous que les entreprises ont recours à des cabinets d’avocats dédiés à la préparation des opérations de licenciement. Ce n’est pas une nouveauté. Avec ce projet, l’employeur aurait plus facilement recours au motif économique.

Qui est compétent pour signer ?

On voudrait faire signer des accords dans les petites entreprises. Objectif : adapter les conditions de travail à la situation économique. Belle intention honorable ! Mais hélas des salariés mandatés pourraient signer des accords insupportables pour leurs collègues. Qui n’a pas participé à ces négociations sous la pression ne mesure pas combien le salarié mandaté – parfois peu expert en droit du travail - est vulnérable. Il peut en venir à signer des mesures imprudentes.
Peu de salariés peuvent résister à une telle pression. Il faut négocier à un niveau plus élevé.

L’humain au centre des préoccupations ?

Nous avons tous besoin de temps de repos réguliers. Nous devons prendre du temps libre pour décompresser. C’est juste humain. Les heures supplémentaires doivent être payées et ne pas devenir des heures normales ou très peu majorées.
La souffrance au travail est une réalité. L’espérance de vie des ouvriers reste toujours beaucoup plus faible que celle des cadres. Injustice qu’il faut considérer dans les refontes du Code du travail.

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2016/03/inegalites-sociales-face-a-le-mort.html

Ne sacrifions pas la santé sur l’autel de la compétitivité. Des solutions de bon sens existent. Nous avons besoin d’un Code du travail juste qui respecte l’humain.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63.

Observateur du malaise social

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