Pour une gouvernance responsable.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

2012-10-04 16.31.46

Humanisme

Platon l’a dit. Nous le constatons chaque jour. Les siècles passent et les gouvernances procèdent inlassablement de façon identique.

Alors qu’un individu instruit est responsable, les gouvernants s’entourent plutôt de « flatteurs » pas toujours qualifiés pour le poste qu’ils occupent.

 

*********************************************

« Platon à propos des méthodes de contraintes des gouvernements (in « La République »):

« Cette conduite est celle des états mal gouvernés qui défendent aux citoyens, sous peine de mort, de toucher à la Constitution ; tandis que celui qui traite le plus agréablement les vices du gouvernement, qui va au-devant de ses désirs, celui-là passera pour un citoyen vertueux, un profond politique et sera comblé d’honneurs. »

Je pense que cette observation se rapporte bien aux choses de notre temps et que les siècles n’ont pas appris grand-chose aux hommes qui ont en charge de gouverner. »

Etat des lieux à l’heure actuelle dans certaines entreprises : quand le cadre, l’agent de maitrise ou l’employé débattent face à un patron, est-ce l’intérêt général qui domine le débat ? Est-ce l’avancement qui préoccupe le salarié ? Est-ce le besoin d’être flatté qui prévaut ? L’idée d’une promotion pollue-t-elle la conversation ?

 Celui qui flatte le « gouvernant » a toutes les chances d’en être récompensé sans pour autant apporter des axes de progrès dans son entreprise. A l’inverse, les voix de réelles améliorations ne sont – bien souvent - pas prises en compte.

Pour quelles raisons ? Le dirigeant se trouve dans une situation plus confortable au contact des gens qui vont dans le sens de la direction. A l’opposé, débattre avec des contradicteurs est plus difficile à gérer. Pourtant, chacun sait que les béni-oui-oui n’apportent rien aux entreprises alors que le débat contradictoire est source d’avancées.

Combien de cadres sont conservés dans leur poste pour la tranquillité de la direction et contre l’intérêt général ? Les chiffres sont impressionnants.

Une prise de conscience est nécessaire dans la période difficile que nous traversons. Encourageons les dirigeants lucides et ouverts à tous les axes de progrès. Ces considérations s’appliquent à toutes les gouvernances dans la vie de la cité. « Le savoir et l’amour de la vérité doivent gouverner. »

Christian Dechartres – Le Mot de Passe – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

 

Au sens large de dirigeant

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article