Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

dystopie

« 1984 » de George Orwell, à (re)lire absolument

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

George Orwell était persuadé que les régimes totalitaires s’immisçaient au cœur de la pensée, prenaient possession de l’esprit de chacun et n’hésitaient pas - pour arriver à leurs fins - à battre en brèche la vérité des faits.

Force est de constater que les méthodes évoquées dans l’ouvrage ont une résonance toute particulière dans le monde actuel.

 

Extraits :

 

L’histoire tout entière était un palimpseste gratté et réécrit aussi souvent que c’était nécessaire.

 

Une force ignorée

Mais les prolétaires n’auraient pas besoin de conspirer, si seulement ils pouvaient, d’une façon ou d’une autre, prendre conscience de leur propre force.

 

Manipulation

En causant avec elle, Winston se rendit compte à quel point il était facile de présenter l’apparence de l’orthodoxie sans avoir la moindre notion de ce que signifiait l’orthodoxie. Dans un sens, c’est sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu’avait le parti s’imposait avec le plus de succès. On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l’énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les événements publics pour remarquer ce qui se passait. Par manque de compréhension, il restait sains. Ils avalaient simplement tout, et ce qu’ils avalaient ne leur faisait aucun mal, car cela ne laissait en eux aucun résidu, exactement comme un grain de blé, qui passe dans le corps d’un oiseau sans être digéré.

 

L’ignorance c’est la force :

Au cours des époques historiques, et probablement depuis la fin de l’âge néolithique, il y a eu dans le monde trois classes : la classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. Elles ont été subdivisées de beaucoup de façons, elles ont porté d’innombrables noms différents, la proportion du nombre d’individus que comportait chacune, aussi bien que leur attitude les unes vis-à-vis des autres ont varié d’âge en âge. Mais la structure essentielle de la société n’a jamais varié. Même après d’énormes poussées et des changements apparemment irrévocables, la même structure s’est toujours rétablie, exactement comme un gyroscope reprend toujours son équilibre, aussi loin que l’on pousse d’un côté ou de l’autre. Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

Partager cet article
Repost0

Orwell prévoyait déjà nos comportements dans sa dystopie 1984

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La pensée politique développée dans « le livre de Goldstein », élément essentiel de 1984 donne à réfléchir 80 ans plus tard :

 

La société est divisée en trois classes (dirigeante, moyenne, prolétaire). Les révolutions sont bien le moteur de l’histoire, mais elles ne font que substituer aux classes dirigeantes les classes moyennes, et le prolétariat finit toujours écrasé.

Les sociétés ne pourraient sortir de ce cycle infernal qu’en apportant un confort à peu près égal aux hommes de toutes les classes. Mais les hommes ne sont pas naturellement disposés à être égaux. Les options prises par les uns se font au détriment des plus fragiles.

Les gens liés par le même sort devraient – naturellement – s’entraider. Mais c’est oublier l’instinct prédateur de l’Homme.

 

Le texte écrit par Orwell se transpose admirablement dans la société actuelle. Ce qu’il avait imaginé n’a pas pris une ride.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Ceux qui veulent confisquer la liberté ont tendance à mal écrire ou à mal parler, à user de clichés trompeurs ou d’expressions opacifiantes. », le discours réducteur selon George Orwell.

Partager cet article
Repost0