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massacre

17 octobre 1961, un massacre passé sous silence

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

À l’automne 61, l’indépendance de l’Algérie semble acquise pour nombre d’observateurs.

La France est fracturée par une décolonisation qui ne dit pas encore son nom.

En métropole, des militants algériens sont assassinés, des policiers le sont également.

Ce 17 octobre, les Maghrébins manifestaient contre le couvre-feu qui leur était imposé ; à eux seuls. La répression policière sous le commandement de Papon sera terrible ; des corps d’Algériens seront jetés dans la Seine.

Le nombre de victimes - au moins cinquante, bien plus selon certaines sources - ne sera jamais connu.

La censure

La jeunesse actuelle ne peut pas imaginer le poids de la censure dans les années soixante. De nombreuses publications relatant tout ou partie des événements seront saisies. Le film « Octobre à Paris » sera interdit. Mais des contenus circulent « sous le manteau ».

 

Les journaux

 

D’aucuns parlent de deux morts ; la faute est rejetée sur les manifestants. Jamais les corps des Algériens jetés dans la Seine ne seront évoqués dans les colonnes des journaux. Le contrôle de l’État est tel que les patrons de presse diffusent des pseudo-infos pour rester dans la ligne directrice du ministère de l’Intérieur. Des journalistes un peu plus avides de vérité relatent des morts, mais limitent leur communication pour éviter la saisie de leurs publications.

Les citoyens français garderont en mémoire la version du préfet de police Maurice Papon. Rappelons que Papon sera inculpé de crimes contre l’humanité en 1983 et 1984.

 

Durant des décennies, les événements du 17 octobre 1961 seront occultés par les instances dirigeantes de notre pays. Nous devons la vérité aux familles des victimes.

 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’homme est de glace aux vérités, il est de feu pour les mensonges. » Jean de la Fontaine, Le statuaire et la statue de Jupiter.

 

 

 

 

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Maillé, le petit Oradour oublié, pourquoi ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Ce petit village, à 40 km au sud de Tours, a vécu l’enfer en ce 25 août 1944. Pourquoi ce massacre gravé dans la mémoire des rescapés est-il si méconnu ?

 

Le village fut reconstruit au même endroit

 

Contrairement à Oradour-sur-Glane, les villageois ont vécu dans le village détruit. Ils se sont mis à la tâche pour construire sur les ruines laissées par les assassins allemands. En conséquence, les gens de passage à Maillé ne voyaient pas les traces du massacre horrible perpétré par des soldats allemands qui n’ont pas hésité à tirer sur les bébés, les femmes et les hommes avec un sang-froid inimaginable.

 

Les villageois n’ont pas cherché à fuir

 

Les habitants n’ont même pas cherché à se cacher quand les soldats des Waffen SS sont entrés dans le village. Dans leur esprit : « les soldats ne tirent pas sur les civils. »

Ce 25 août 1944, alors que Paris se libérait, après quelques heures abominables, 124 victimes avaient succombé à la barbarie allemande. Les assassins avaient aussi bien exécuté des nourrissons de 3 mois que des vieillards de 89 ans. Et un grand nombre d’animaux.

 

50 ans après, la maison du souvenir

 

La maison du souvenir - créée après le 50e anniversaire du massacre – retrace les événements et fait comprendre aux visiteurs comment et pourquoi « l’homme » peut arriver à de telles extrémités.

Des adolescents des écoles viennent avec leurs professeurs en ce lieu chargé d’émotion. Ils ont la chance de dialoguer avec Serge Martin, rescapé du massacre. Les jeunes voient devant eux un homme qui a échappé aux atrocités des soldats des Waffen SS. Ils touchent du doigt l’histoire vécue. Rien de tel pour leur faire retenir les circonstances du massacre.

 

Faire comprendre, la mission du lieu de mémoire

 

Les jeunes visiteurs comprennent qu’Hitler prenait les enfants dès le plus jeune âge pour les enrôler dans les Hitlerjugend et leur laver le cerveau. Ces gamins de 14 à 18 ans - venus renforcer l’armée allemande à la fin de la guerre – étaient capables de tuer de sang-froid des bébés et des vieillards. Si nos jeunes lycéens assimilent ce processus, ils réfléchiront à deux fois avant de se lancer dans une « aventure » douteuse du même type.

 

Travail préventif auprès des élèves

 

L’œuvre pédagogique auprès des jeunes élèves est cruciale pour leur avenir. Nous pouvons éviter par cette éducation des enrôlements dans des organisations à vocation terroriste. Or, c’est le mal qui nous ronge actuellement.

 

Le travail à la maison du souvenir avec un rescapé en la personne de Serge Martin constitue un antidote aux dangers qui nous menacent. Après une visite en ce lieu, les professeurs peuvent mieux faire comprendre l’histoire de notre pays. On peut ainsi inculquer les valeurs de fraternité et de tolérance après un passage à Maillé. Travail indispensable en cette période troublée.

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr

- cd-lmdp.over-blog.fr/ - 0 611 487 763

 

Pour comprendre, faire comprendre

Pour éviter le pire à nos jeunes

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