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Les habitants de Maillé blessés par l’édification d’une stèle nazie en Moselle ; la menace fasciste toujours à notre porte en 2018.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La Nouvelle République fait part de la découverte d’une stèle faisant l’apologie des SS de la (hélas) célèbre 17e SS Panzergrenadier ; ceux-là mêmes qui ont perpétré le massacre de Maillé, plus grande tuerie de civils après Oradour-sur-Glane. Ces SS ont décimé 124 civils à Maillé alors que le régime nazi battait en retraite.

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/stele-nazie-en-moselle-abominable-pour-maille

 

Le Républicain lorrain rapporte l’élévation d’une stèle en l’honneur des soldats nazis de la 17e SS Panzergrenadier Division.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/01/04/une-stele-nazie-erigee-au-pays-de-bitche 

 

Dans un récent article, je relatais la venue d’un membre du gouvernement à Maillé. Geneviève Darrieusseq avait rassuré les élus et le responsable de la Maison du Souvenir de Maillé. Ce lieu de mémoire doit vivre, commémorer les habitants massacrés, mais aussi faire comprendre comment de jeunes nazis en sont arrivés à tuer des bébés, des femmes, des vieillards avec une telle cruauté.

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2017/12/le-retour-de-l-extreme-droite-plus-jamais-ca.reagissons.html

 

La Maison du Souvenir de Maillé a un rôle crucial auprès d’une jeunesse en perte de repères. La stèle érigée en Moselle nous apporte la preuve, s’il en était besoin, que les jeunes devraient tous venir à la Maison de Souvenir ; ils y comprendraient ce que respect signifie, que la fraternité est notre seul salut et que le fascisme a toujours mené les peuples à la mort.

 

Soyez tous des relais dans la lutte contre la fascisme sous toutes ses formes

Luttons tous ensemble pour les valeurs d’amitié et de respect.

Imaginez la stupeur des habitants du village de Maillé quand ils ont appris qu’une stèle faisait l’apologie des SS venus massacrer leurs parents, amis ou voisins. Cet acte inqualifiable sonne comme une seconde mort pour leurs familles.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

« Le fascisme en tant que régime a certes été balayé, mais le fascisme psychologique quotidien n'est pas mort. » Ettore Scola.

Nous sommes menacés ; réagissons.
 

 

Pour comprendre que la lutte contre les négationnistes est indispensable.

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Le retour de l’extrême-droite, plus jamais ça. Réagissons

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 25 août 1944, le village de Maillé (Indre-et-Loire) est encerclé par des soldats allemands. Une unité SS pénètre dans le bourg ; 124 victimes âgées de 3 mois à 89 ans sont massacrés avec une brutalité inimaginable. Nombre d’animaux subissent le même sort et le village est ensuite pris sous le feu de l’artillerie.

Voici un extrait du livre écrit par l’abbé Payon ; un rescapé parle :

« M. CHARPENTIER qui habite à côté me dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu ferais pas mal de venir, mon vieux Charles ; ta femme est tuée avec un de tes enfants dans ses bras, au bout du clos Guérin. » J'allai voir avec lui ; je vis en effet, dans un champ de topinambours, ma femme et ma petite fille Monique, 15 mois, étendues sur le sol et inertes. Ma femme une balle dans la tête et au sein et ma petite fille la cervelle broyée. Mon chien, à côté, était raide. Je trouvai dans le clos aussi, mon père et ma mère morts, ainsi que M. MARTIGUE. Plus bas, M. GUÉRIN, massacré, brûlait dans une écurie. Je remontai avec CHARPENTIER dans le champ de topinambours et nous trouvâmes encore d’abord le petit Pierre CHARPENTIER (10 ans) étendu et sans vie, puis Mme CHARPENTIER et son petit Lucien (2 ans) tous deux criblés de balles. CHARPENTIER me quitta. Je revins alors près de ma femme, je m’agenouillai et je pleurai ! Je ne sais ce qui se passa ensuite, mais des obus se mirent à tomber dans le bourg. Je me réfugiai dans une tranchée à proximité et n’en sortis que lorsque le tir d’artillerie eut cessé. »

Qui sont les auteurs du massacre de Maillé ?

Des jeunes issus de Hitlerjugend, les jeunesses hitlériennes. Ces gamins, élevés sous la coupe du führer, pouvaient dénoncer père et mère et tuer d’un sang-froid incroyable. Ils furent incorporés dans l’armée allemande à la fin de la guerre quand la Wehrmacht perdait pied.

 

Comment a-t-on pu formater des cerveaux de la sorte pour leur faire accomplir de tels actes barbares ?

Ces jeunes ont subi une formation de 1933 jusqu’à la fin de la guerre. Enrôlés dans les Hitlerjugend, ils ont vécu au son de la voix du maître. Les théories de Mein Kampf leur furent inculquées chaque jour jusqu’à perpétrer les atrocités comme celles vécues par les villageois de Maillé.

 

Le retour de l’extrême-droite en Europe

D’aucuns pensent que nous ne pouvons plus vivre de tels atrocités. Méfiance, partout en Europe, nous assistons au retour des groupes fascistes comme dans les années 30. En Autriche trois ministères clés sont occupés par l’extrême droite.

Soyons très vigilants. L’histoire peut se répéter.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

  • « Le racisme est bien l’infirmité la plus répugnante parmi les diverses laideurs de l’humanité. » Claire Martin
  • « Du fanatisme à la barbarie, il n’y a qu’un pas. » Diderot
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Le gouvernement fait un premier pas pour le village martyr de Maillé

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Rappelons que Maillé – à 40 km au sud de Tours – est le deuxième village en nombre de victimes après Oradour-sur-Glane.

Les martyrs furent tués avec une sauvagerie indescriptible le 25 août 1944, jour de la libération de Paris.
Cette coïncidence occultera la mémoire de ce drame d’autant plus que les survivants de Maillé sont restés dans le village détruit pour le reconstruire à la même place, contrairement à Oradour.

 

La vocation de la maison du souvenir

 

Pendant 50 ans, les habitants sont restés dans la douleur sans parler du choc effroyable subi. Puis vint la construction de la maison du souvenir. Les visiteurs y découvrent comment les 124 enfants, femmes et hommes ont vécu cette barbarie. Les jeunes Waffen SS – issus des Hitlerjugend - ont tiré sur les bébés, sur leurs mères. Ils n’ont laissé aucune chance à la population présente ce 25 août 1944.

La maison du souvenir fait comprendre les conditions du massacre. Les élèves, après une visite, comprennent mieux comment on peut laver le cerveau des jeunes pour les faire agir ainsi. C’est crucial dans notre société où les adolescents sont sollicités par des extrémistes prompts à leur faire répéter des actes aussi cruels.

Les élèves en visite à Maillé sont guidés par Monsieur Serge Martin, survivant du massacre. Il répond à toutes les questions des jeunes ; son témoignage est capital dans la transmission de l’émotion.

 

Devoirs de mémoire et de pédagogie

 

La Maison du Souvenir de Maillé ne peut pas être « rentable » ; on ne fait pas des bénéfices dans de tels lieux, mais l’impact « préventif » du musée est tel qu’il faut le préserver. Tous les jeunes collégiens, lycéens, étudiants comprennent comment Hitler a enrôlé une jeunesse désespérée dans le but d’exterminer un ennemi désigné. Tout rapprochement avec la situation actuelle n’est pas fortuit.

Romain Taillefait, responsable du musée, sensibilise les jeunes lors des visites avec Serge Martin. Ce travail remarquable doit se poursuivre pour prévenir la délinquance, l’enrôlement dans des organisations violentes.

 

La secrétaire d’État Geneviève Darrieusseq a rassuré

 

En visite le 11 décembre sur le site, avec les élus locaux et nationaux, elle a exprimé sa volonté de voir la Maison du Souvenir poursuivre son travail. Pour ce faire, une convention sera établie avec tous les élus présents. De nouvelles voies de communication seront à trouver pour dynamiser le site. Elle s’est voulue rassurante ; nous souhaitons tous une longue vie au musée, il a une place prépondérante dans la lutte contre les délinquances en tous genres.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/
 
Pour un monde meilleur
Pour lutter contre la barbarie
  • Ne laissons pas l’extrémisme s’installer

 

 

 

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Maillé, le petit Oradour oublié, pourquoi ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Ce petit village, à 40 km au sud de Tours, a vécu l’enfer en ce 25 août 1944. Pourquoi ce massacre gravé dans la mémoire des rescapés est-il si méconnu ?

 

Le village fut reconstruit au même endroit

 

Contrairement à Oradour-sur-Glane, les villageois ont vécu dans le village détruit. Ils se sont mis à la tâche pour construire sur les ruines laissées par les assassins allemands. En conséquence, les gens de passage à Maillé ne voyaient pas les traces du massacre horrible perpétré par des soldats allemands qui n’ont pas hésité à tirer sur les bébés, les femmes et les hommes avec un sang-froid inimaginable.

 

Les villageois n’ont pas cherché à fuir

 

Les habitants n’ont même pas cherché à se cacher quand les soldats des Waffen SS sont entrés dans le village. Dans leur esprit : « les soldats ne tirent pas sur les civils. »

Ce 25 août 1944, alors que Paris se libérait, après quelques heures abominables, 124 victimes avaient succombé à la barbarie allemande. Les assassins avaient aussi bien exécuté des nourrissons de 3 mois que des vieillards de 89 ans. Et un grand nombre d’animaux.

 

50 ans après, la maison du souvenir

 

La maison du souvenir - créée après le 50e anniversaire du massacre – retrace les événements et fait comprendre aux visiteurs comment et pourquoi « l’homme » peut arriver à de telles extrémités.

Des adolescents des écoles viennent avec leurs professeurs en ce lieu chargé d’émotion. Ils ont la chance de dialoguer avec Serge Martin, rescapé du massacre. Les jeunes voient devant eux un homme qui a échappé aux atrocités des soldats des Waffen SS. Ils touchent du doigt l’histoire vécue. Rien de tel pour leur faire retenir les circonstances du massacre.

 

Faire comprendre, la mission du lieu de mémoire

 

Les jeunes visiteurs comprennent qu’Hitler prenait les enfants dès le plus jeune âge pour les enrôler dans les Hitlerjugend et leur laver le cerveau. Ces gamins de 14 à 18 ans - venus renforcer l’armée allemande à la fin de la guerre – étaient capables de tuer de sang-froid des bébés et des vieillards. Si nos jeunes lycéens assimilent ce processus, ils réfléchiront à deux fois avant de se lancer dans une « aventure » douteuse du même type.

 

Travail préventif auprès des élèves

 

L’œuvre pédagogique auprès des jeunes élèves est cruciale pour leur avenir. Nous pouvons éviter par cette éducation des enrôlements dans des organisations à vocation terroriste. Or, c’est le mal qui nous ronge actuellement.

 

Le travail à la maison du souvenir avec un rescapé en la personne de Serge Martin constitue un antidote aux dangers qui nous menacent. Après une visite en ce lieu, les professeurs peuvent mieux faire comprendre l’histoire de notre pays. On peut ainsi inculquer les valeurs de fraternité et de tolérance après un passage à Maillé. Travail indispensable en cette période troublée.

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr

- cd-lmdp.over-blog.fr/ - 0 611 487 763

 

Pour comprendre, faire comprendre

Pour éviter le pire à nos jeunes

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