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Faire avaler des énormités, de plus en plus facile

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Il faut relire ce passage de 1984 ; Orwell écrit une scène dans laquelle des gens peuvent avaler et cautionner des théories monstrueuses développées par un parti politique.

 

« En causant avec elle, Winston se rendit compte à quel point il était facile de présenter l’apparence de l’orthodoxie sans avoir la moindre notion de ce que signifiait l’orthodoxie.

Dans un sens, c’est sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu’avait le parti s’imposait avec le plus de succès.

On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l’énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les événements publics pour remarquer ce qui se passait.

Par manque de compréhension, ils restaient sains. Ils avalaient simplement tout, et ce qu’ils avalaient ne leur faisait aucun mal, car cela ne laissait en eux aucun résidu, exactement comme un grain de blé, qui passe dans le corps d’un oiseau sans être digéré. »

 

Observons - en 2020 - autour de nous nos concitoyens qui font preuve de xénophobie, de rejet des gens différents. Étudions comment ils cautionnent des propos abjects.

C’est fou comme de nombreux passages de la dystopie de George Orwell résonnent dans notre société de 2020.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2020/01/orwell-prevoyait-deja-nos-comportements-dans-sa-dystopie-1984.html

 

Plus les Français sont incapables de comprendre le monde, plus ils croient en des théories extrêmes. L’appauvrissement de notre langue et la baisse de niveau en français contribuent à ce processus dangereux pour notre démocratie.

Il nous faut rester vigilants et faire preuve de pédagogie en toutes circonstances. Menons une chasse sans merci aux fake news (fausses informations) et aux deepfakes (truquages de vidéos).

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Sans le mensonge, la vérité périrait de désespoir et d’ennui. » Anatole France

 

 

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Pourquoi tant de couacs et d’incompréhension ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut bien avouer que l’analyse de l’information à l’heure d’Internet est désastreuse. C’est inquiétant pour l’avenir de notre pays.

Couacs dialogue gouverner GiletsJaunes pouvoir
Couac

 

L’info 50 ans en arrière

En 68, nous écoutions la radio, nous prenions ce qu’elle voulait bien nous donner. Le lendemain, dans le journal, nous lisions les articles relatant les sujets évoqués la veille sur les ondes.

Nous avions le temps de « digérer » l’information. Je me souviens des échanges avec mon père, avec des élèves ; nous poursuivions la discussion sur les points de discorde.

 

L’info tue l’info

Aujourd’hui, des Français se gavent - à saturation - de chaînes d’informations en continu.

Sur leur portable, ils reçoivent des infos, des pseudo-infos, des fausses informations, des insultes, des incitations à la violence. Des propos anarchiques circulent. Les réseaux se transforment en défouloir pour des anonymes.

On voit des gens déboussolés relayer les pires bêtises, les incitations au saccage, les fausses nouvelles. C’est désolant. C’est surtout très grave pour notre démocratie.

 

L’apprentissage du pouvoir

Dans cette tourmente, le gouvernement se rend coupable de couacs qui affaiblissent la crédibilité de l’exécutif. L’info va trop vite alors qu’il faut du temps pour prendre les bonnes décisions, le temps de l’analyse.

Les gilets jaunes critiquent le gouvernement, réclament de l’argent, veulent gouverner tous ensemble. Mais la désignation de leaders reste dans l’impasse.

Mais que constate-t-on au fil des semaines ? Les couacs se multiplient au sein des groupes de gilets jaunes. D’aucuns seraient prêts au dialogue, cette attitude leur vaut la vindicte d’opposants dans leurs propres rangs.

Un gilet jaune évoquait la pression qu’il avait sur lui pour expliquer les couacs. Serait-ce l’apprentissage du pouvoir ? À lire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/12/la-revolution-une-utopie.html

  • Des politiques font croire que le peuple peut gouverner, décider du sort des Français. Cette méthode est condamnable, elle mène les citoyens les plus naïfs dans le mur. « La foule trahit le peuple ».

 

Manifester, ce n’est pas gouverner

Critiquer, réclamer plus d’argent, défiler, brandir des pancartes, c’est à la portée de tous. Mais se mettre autour d’une table pour confronter des idées, présenter des solutions économiques et politiques, c’est un autre travail. On constate que l’exercice attire peu de candidats. Et oui, il faut des notions d’économies, de gestion et préparer ses dossiers… Quand on traite les gouvernants d’incapable, il faut montrer que l’on est soi-même en capacité d’apporter des solutions.

 

Comment vivre sans dialoguer ?

Chaque jour, nous devons chercher à comprendre, dialoguer, prendre les bonnes informations pour avancer dans nos réflexions. Depuis des années, je partage des moments avec des écrivains, des journalistes, parfois un grand reporter pour apprendre de leur travail. Je rencontre – pour leur venir en aide – des Français en grande difficulté avec notre langue. Ce handicap condamne à la marginalité. C’est par un travail de formation, d’écoute, de partage que nous progresserons.

 

Que tous les Français fassent valoir leurs revendications, oui. Mais autour d’une table ; le temps de construire est maintenant venu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/93878.php

 

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Journalistes vs gilets jaunes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Journalisme gilets jaunes déontologie information
Journalisme - liberté

Les journalistes font l’objet de sévères condamnations au fil des manifestations de gilets jaunes. Que font ceux qui les critiquent ?

Des quidams armés de leur téléphone portable s’improvisent journalistes.

Il serait bon de rappeler la déontologie du métier.

Il ne suffit pas de montrer une image ou une vidéo pour se proclamer journaliste ; c’est quand même plus compliqué. Le journaliste doit répondre à une question « Quoi de neuf et d’intéressant qui va éclairer le lecteur ou le téléspectateur ? »

Le journaliste ne donne pas son opinion ; il donne les informations claires pour que chacun se fasse son opinion, pour clarifier le débat.

 

Le code de déontologie du journalisme remonte à 1918. Ce code fut révisé en janvier 1938.

Il apparaissait nécessaire de mettre à jour ce code ; ce fut fait en 1971.

Voici la « Déclaration des devoirs et des droits des journalistes », plus complète et mieux adaptée aux nouvelles exigences de la profession.

 

Déclaration des devoirs

et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilitédes journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

 

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrè­tes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration qui suit :

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédac­tion et le commentaire des événements, sont :

1. respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2. défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

3. publier seulement les informations dont l’origine est connueou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5. s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6.rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8.s’interdire le plagiat, la calomnie,la diffamation, les accusa­tions sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;

9. ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publi­citaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10. refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.     

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

Déclaration des droits

1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par excep­tion en vertu de motifs clairement exprimés.

2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importantede nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licen­ciement, mutation et promotion de journaliste.

5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collecti­ves, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Munich, 1971.

 

Robert Capa agence de presse vérité
Robert Capa reporter

Il n’est pas inutile – ici – de rappeler

L’article 19 des Droits de l’Homme :

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Le journaliste révèle la vérité en refusant toute pressionqui viserait à modifier l’information. C’est tout simplement son devoir.

Le secret des affaires n’est pas opposable au journaliste.

Dans le respect des droits et devoirs énoncés dans la charte, le journaliste livre la vérité due au peuple.

 

Il est du devoir de chacun d’entre nous de défendre les journalistes soucieux de travailler dans le respect de la déontologie dictée par leur métier.

Sur les réseaux, les images chocs tuent le cœur de métier de journaliste. Prenons conscience de cette réalité et réagissons sainement.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’homme est de glace à la vérité

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de La Fontaine

 

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Droits et devoirs des journalistes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le code de déontologie du journalisme remonte à 1918.

Ce code fut révisé en janvier 1938.

Il apparaissait nécessaire de mettre à jour ce code ; ce fut fait en 1971.

Voici la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes», plus complète et mieux adaptée aux nouvelles exigences de la profession.

 

Déclaration des devoirs

et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l'information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilitédes journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d'information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s'imposent spontanément. Tel est l'objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

 

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrè­tes de l'indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l'objet de la déclaration des droits qui suit :

 

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédac­tion et le commentaire des événements, sont :

1. respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2. défendre la liberté de l'information, du commentaire et de la critique;

3. publier seulement les informations dont l'origine est connueou les accompagner, si c'est nécessaire, des réserves qui s'imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5. s'obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6.rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8.s'interdire le plagiat, la calomnie,la diffamation, les accusa­tions sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information ; 

9. ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publi­citaire ou du propagandiste ; n'accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10. refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.     

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d'observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n'accepte, en matière d'honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l'exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

Déclaration des droits

1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d'information et le droit d'enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par excep­tion en vertu de motifs clairement exprimés.

2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu'elle est déterminée par écrit dans son contrat d'engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

4. L'équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importantede nature à affecter la vie de l'entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licen­ciement, mutation et promotion de journaliste.

5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collecti­ves, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu'une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Munich, 1971.

 

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Il n’est pas inutile – ici – de rappeler 

l’article 19 des Droits de l’Homme :

« Tout individu a droità la liberté d'opinionet d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pourses opinions et celuide chercher, de recevoir et de répandre,sans considérationsde frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expressionque ce soit. »

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Le journaliste révèle la vérité en refusant toute pression qui viserait à modifier l’information. C’est tout simplement son devoir.

Le secret des affaires n’est pas opposable au journaliste.

Dans le respect des droits et devoirs énoncés dans la charte, le journaliste livre la vérité due au peuple. 

 

Il est du devoir de chacun d’entre nous de défendre les journalistes soucieux de travailler dans le respect de la déontologie dictée par leur métier.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

« L’homme est de glace à la vérité

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de La Fontaine

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Qui sont vos ennemis ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp


« La cruauté ne vient pas des guerriers qui se trouvent sur le champ de bataille et savent ce qu’ils y font, mais de ceux qui manipulent la victoire et la déroute selon leurs intérêts.

L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’arme à la main.

Les ennemis ne sont pas les adversaires qui ont été placés là pour mettre ton courage à l’épreuve. Ce sont les lâches placés là pour mettre ta faiblesse à l’épreuve. »

 

Qui a intérêt à déclencher une guerre ?

Quels hommes va-t-on lancer sur le champ de bataille ?

Qui va se glorifier de faire la paix quelques années plus tard ?

 

Apprenez à décrypter la désinformation

 

Qui a intérêt à stigmatiser une catégorie de gens à 1 500 € de salaire mensuel, à les dépeindre comme des privilégiés ?

Pourquoi présente-t-on des milliardaires du CAC 40 comme des anges dotés de toutes les vertus du monde ?

 

Pas besoin d’être un grand stratège pour comprendre les intentions des manipulateurs.

 

Le brochet – pourtant redoutable prédateur dans son environnement – se laisse parfois attirer par un leurre. Une fois pris par ce piège, il est en grand danger. 

Restez vigilant, gardez l’esprit vif, évitez les stratagèmes. 

 

Des lâches ne placent-ils pas des attrape-nigauds sur votre route ?

 

Sans une vigilance de tous les instants, vous êtes sans cesse sur le point de succomber aux manipulateurs toujours prêts à vous mettre à l’épreuve.

 

Apportons notre soutien aux journalistes honnêtes dont le travail devient de plus en plus difficile.

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. » La Rochefoucauld.

 

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L’effet nocebo, comment l'éviter

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’effet placebo est beaucoup plus connu.
Des patients attendent un soulagement de la douleur, on administre à certains des médicaments et à d’autres des placebos. Résultat : beaucoup de sujets souffrent moins après la prise de placebos.
Pourquoi ? Parce que le malade qui avale ce pseudo-médicament réagit en libérant des substances chimiques dans son cerveau, les endorphines, des antidouleurs de la famille de l’opium.
L’effet placebo n’est plus à démontrer. Le cerveau a cette capacité à déclencher la sécrétion de substances capables de guérir ; nous en avons maintenant les preuves scientifiques.

 

À l’inverse, l’effet nocebo rend malade.

Vous prenez un médicament depuis des années. D’un seul coup, on vous rabâche une information matin, midi et soir selon laquelle ce médicament est dangereux ; que se passe-t-il ? Votre corps et votre cerveau réagissent : dès que vous avalez votre comprimé, vous vous sentez mal.

C’est l’effet inverse du placebo, votre cerveau réagit avec la peur, le stress vous gagne avec son cortège d’effets secondaires.

 

L’effet des fausses nouvelles

Avec l’avènement des réseaux sociaux et les cortèges de fake news qu’ils véhiculent, vous êtes confronté à l’avalanche de mauvaises nouvelles savamment orchestrées par des gens dont les intentions sont claires : vous faire peur ou vous faire croire à des fausses nouvelles pour vous faire adhérer à des options politiques extrêmes.

 

Prenons deux exemples :

  • 1. Qui n’a pas reçu ce pseudo-reportage sur la mosquée de Tulle. On y voit des photos d’un minaret, on vous explique que l’argent public finance l’édifice d’une hauteur de 15 mètres de hauteur. La vérité ? Une association cherche un local mieux adapté pour un lieu de prières. Mais il n’y a pas de minaret, pas de mosquée dans la cité de Tulle telle que nous pouvons la voir sur les photos montages. http://cd-lmdp.over-blog.fr/2016/08/mosquee-de-tulle-decryptage.html

En vous assénant cette fausse information, on veut vous faire réagir contre un personnage politique et vous faire adhérer à un système déloyal.

 

  • 2. La lettre que Jean d’Ormesson aurait envoyée à Najat Vallaud Belkacem : il lui dit ses quatre vérités sur son incompétence, il la sermonne. Sauf que ce texte a été lancé par un illustre inconnu sur la toile et des milliers de gens l’ont relayé sans se préoccuper de la véracité du document.

 

On pourrait encore citer une multitude de fakes news anxiogènes dont le but est de déstabiliser le lecteur pour le faire souscrire à une idéologie extrême.

 

L’effet nocebo

Le cerveau accumule les mauvaises nouvelles, il réagit en secrétant les hormones du stress. Ne vous laissez plus entraîner dans cette spirale des fakes news. Cherchez la véritable information, croisez vos renseignements. Cessez cette course au dénigrement, vivez en bonne intelligence avec la famille, les voisins, les collègues ; et vous éviterez l’effet nocebo.

 

Les fausses nouvelles, c'est comme un produit toxique qu'on vous injecterait dans les veines.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« On peut tuer celui qui dit la vérité, mais on ne peut pas tuer la vérité elle-même, ni ceux qui l'ont entendue. »

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La contamination radioactive continue en France

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Les sites d’extraction d’uranium en France ont fermé au début des années 2000. Cependant, la pollution par les déchets se poursuit. Massif Central, Vendée, Bretagne, Alsace sont les plus touchés.

Qui connaît l’activité des sites miniers d’uranium en France ?

Un pourcentage extrêmement faible de la population. Faites le test : parlez d’extraction d’uranium sur le territoire. On vous rit au nez. « De l’extraction d’uranium en France ! ».

Véritable secret d’État

De l’après-guerre jusqu’au début des années 2000, 186 sites miniers ont été exploités répartis sur 25 départements. Cette exploitation minière a généré à elle seule 300 millions de tonnes de déchets, essentiellement des boues radioactives et des stériles. Ces déchets non traités ont été abandonnés en pleine nature. On les a même utilisés pour remblayer des routes ou encore des parkings. La radioactivité sur ces parkings est plus de 100 fois supérieure à la radioactivité naturelle des environs.

Combien de victimes depuis la dernière guerre ?

L’exploitation des mines a exposé nombre d’ouvriers à des risques sanitaires aux conséquences dramatiques. Et à la fermeture des sites les autorités ont décidé de disséminer les déchets radioactifs aux alentours des mines. Vous n’en avez jamais entendu parler. Combien de morts prématurés depuis 60 ans ? Combien de cancers consécutifs à l’exposition de cette radioactivité non signalée puisque les déchets furent évacués dans la nature ?
Les lobbies du nucléaire sont si puissants qu’ils parviennent à détourner les informations. Il est grand temps de sortir de cette omerta et de dire la vérité aux populations.

Soyons responsables

Tournons-nous vers des énergies sans danger pour l’humain. Faut-il rappeler qu’on ne sait que faire des déchets nucléaires de nos centrales. Une grande partie de ces déchets resteront dangereux pendant des milliers d’années. Cessons de léguer cet héritage empoisonné aux générations futures.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr

Pensons à nos petits-enfants et bien au-delà.

http://www.sortirdunucleaire.org/Des-infractions-en-cascade-a-la-centrale

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2017/03/dechets-des-mines-d-uranium-en-france.html

 

 

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Le 8 mai 1945, jour de liesse et début des hostilités en Algérie

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 8 mai 1945 marque le début des exactions de l’armée française en Algérie ; les titulaires du certificat d’études – notamment - figuraient sur des listes d’exécution.

Je poursuis mes recherches à travers les archives. Trop de vérités sont tues.
L’historienne Georgette Elgey a réalisé un travail d’investigations extraordinaire sur cette période.
Abdelkader Rahmani a vu le jour près de Sétif dans le Constantinois (Est de l’Algérie). Il participe à la poussée du « patriotisme pro-Français » que connaît l’Algérie au lendemain du débarquement allié de novembre 1942. Il s’engage dans l’armée française. Cet engouement lui vaut la vie sauve en mai 1945, au lendemain des émeutes de Sétif et de la terrible répression qui s’ensuivit. Il nous explique :
«Alors que trois de mes frères et moi-même étions sous l'uniforme français, les gendarmes se présentèrent chez nos parents pour nous arrêter. Nous considérant comme des "intellectuels" (nous écrivions et lisions le français correctement), les colons de mon village - érigés en "justiciers" - nous avaient couchés sur la liste des hommes à abattre. Nous n'avions jamais fait de politique, jamais adhéré à aucun parti ou mouvement. Les autorités civiles ignoraient que nous étions dans l 'armée ... »
Merci à Georgette Elgey pour ses trente années de recherches. Elle met en lumière un processus consistant pour l’armée française à éliminer les intellectuels de peur qu’ils diffusent une analyse pertinente des événements d’Algérie. Un citoyen capable de fournir un éclairage à ses concitoyens devenait un danger pour le pouvoir. Ce principe n’a d’ailleurs pas évolué dans notre société ; plus on abrutit les gens par des idioties, moins ils prennent conscience des manœuvres politiciennes.

Restons vigilants à la qualité de l’information véhiculée par les réseaux dits « sociaux ». Trop de fausses nouvelles circulent pour mieux infléchir le raisonnement des plus faibles. Ces manœuvres constituent un danger pour nos démocraties.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le mot de passe » - http://www.cd-lmdp.fr

Observateur de la comédie humaine
Pour faire comprendre les dessous de l’histoire.

 

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Le droit au bonheur : avec Pierre Haski, une mise en garde d’un grand intérêt avant d’aller voter.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Sur la 4e de couverture, on peut lire :

« Quels rendez-vous la France a-t-elle ratés avec le monde et avec elle-même ?
Comment comprendre ce qui nous arrive, et changer de regard sur une crise multiforme qui se produit dans un monde en pleine mutation ?
Comment surmonter les obstacles et retrouver, enfin, le droit au bonheur ?
Tentative d’explication dans un essai sans complaisance sur la France actuelle. »
Je vous livre un extrait significatif de l’utilité du livre de Pierre Haski. À lire certains propos d’internautes, je me dis que s’ils viennent à lire « Le droit au bonheur », nous avons une chance de les diriger vers les urnes avec un éclairage qui leur permettra de voter en connaissance de cause.
 
Extrait :
« Ce serait passablement inquiétant si cette confusion était uniquement hexagonale, mais on retrouve ailleurs les mêmes signes de désarroi – et souvent de colère. Que dire de la vague qui a poussé Donald Trump à la présidence des États-Unis en novembre 2016, là où tous les spécialistes prédisaient un feu de paille démagogique ? Ou du succès du Brexit au Royaume-Uni, au référendum de juin 2016, fondé sur une campagne mensongère que rien n’a pu stopper, dans un pays pourtant fier de ses traditions journalistiques et, de surcroît, hyperconnecté. Les analystes anglo-saxons de ces événements évoquent l’ère du post-truth, « au-delà de la vérité », ou la dangereuse tendance des démocraties occidentales à bout de souffle à ne plus valoriser les faits dans le débat politique, mais le mensonge asséné avec certitude grâce à la caisse de résonance des réseaux sociaux. Une polémique a ainsi éclaté aux États-Unis après l’élection de Donald Trump, sur le rôle joué par la prolifération des fausses informations qui ont inondé Facebook, le plus grand réseau. Des millions d’Américains ont cru que le pape avait choisi de soutenir le candidat républicain, une information qui a battu le record de « partages » sur Facebook, et qui était évidemment fausse. Nous en avons quelques exemples autour de nous en France aussi… »

Stopper les fausses informations ; indispensable

L’extrait est significatif des dérives du monde connecté, mais pourtant déconnecté de la réalité. Nous recevons tous des hoax relayant de fausses informations recyclées depuis plusieurs années pour leur donner un air d’actualité. En lecteur averti, nous réalisons la supercherie et le message subliminal caché derrière l’intox. Mais quantité d’internautes relaient la fausse information sans chercher le moins du monde à vérifier le bien-fondé du message. Le processus est catastrophique pour la démocratie.

La preuve par l’exemple

Dans l’extrait ci-dessus, on mesure les conséquences de ces manipulations. Nous devons faire comprendre aux plus vulnérables la nécessité de réagir dans le respect des Droits de l’homme et du vivre ensemble. Que le débat d’idées se poursuive, oui. Mais dans le respect et sur des faits avérés.

 

Partageons les vraies valeurs. N’essayons pas de devenir des hommes de succès, mais des hommes de valeur.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr/

Pour éclairer le débat

Pour faire éclater la vérité

 

 

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