À 85 ans, dialysée et affaiblie par une hémorragie sévère, Nino-Anne Dupieux — retraitée de l’Éducation nationale, ancienne élue et personnalité engagée — a vécu l'épreuve de la déliquescence de l'hôpital public du 18 au 23 juillet.
Durant six jours et cinq nuits, faute de lits et de chambres disponibles (nombre d'entre elles fermées par manque de personnel), son unique lieu de vie s'est résumé à un brancard d'urgence, tour à tour couloir, salle d'examen et zone de soins intimes, au milieu de la détresse d'autres patients entassés.
Son récit met en lumière deux réalités glaçantes :
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La déshumanisation matérielle : L’absence dramatique de lits, la souffrance des examens et gestes médicaux pratiqués « à vif » (faute de médecins anesthésistes disponibles), et le cauchemar logistique d'un grand CHU engorgé.
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Le dévouement surhumain : Au cœur de cet « enfer », elle rend un hommage bouleversant au personnel soignant (infirmières, aides-soignantes, internes, brancardiers comme Steve, qui s'arrêtait devant une baie vitrée pour lui offrir un rayon de soleil). Des « anges » bienveillants et humains qui, malgré des conditions indignes, sauvent l'honneur de l'institution.
Un réquisitoire lucide et bouleversant sur la crise de l'hôpital, signé d'une figure qui refuse la fatalité mais salue le courage de ceux qui y tiennent bon.
Christian Dechartres - écrivain public - https://cd-lmdp.over-blog.fr