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envahisseur

Quand la Russie enchaînait les victoires à l’ouest

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Winston Churchill - dans Triomphe et tragédie (Mémoires de guerre) - analysait les événements de 1939 à 1945. Il fut avec Roosevelt et Staline un acteur prépondérant dans l’issue du conflit.

 

À l’heure où les Ukrainiens subissent les assauts de Poutine, ce passage écrit par Churchill prend un relief particulier :

 

À la mi-janvier 1944, les Russes attaquèrent sur un front de 200 kilomètres…

Léningrad fut libéré définitivement et les Russes s’installèrent à la frontière des États baltes. D’autres attaques à l’ouest de Kiev refoulèrent les Allemands jusqu’à l’ancienne frontière de Pologne…

Au cours du mois de mars, les Russes poursuivirent leur avantage sur le front tout entier et dans les airs. De Gomel à la mer Noire, les envahisseurs reculèrent jusqu’à ce qu’ils fussent rejetés de l’autre côté du Dniester, en Roumanie et en Pologne.

En Crimée, cependant, les opérations étaient encore possibles ; au mois d’avril, les Russes entreprirent de détruire la VIIe Armée allemande et de reprendre Sébastopol.

L’ampleur de ces victoires posa des problèmes gros de conséquences. L’Armée Rouge menaçait maintenant l’Europe centrale et orientale. Qu’allait-il devenir de la Pologne, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie et, par-dessus tout de la Grèce ? La Turquie se rangerait-elle à nos côtés ? La Yougoslavie serait-elle emportée par le flot russe ? L’Europe d’après-guerre semblait prendre forme, et il devenait urgent de rechercher un accord politique avec les Soviets.

 

Ce passage du livre de Churchill nous montre combien les Américains et les Anglais redoutaient la puissance des Russes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Guerre froide a débuté avant mai 1945.

 

Pour les plus jeunes, il n’est pas inintéressant de revenir sur l’épisode du début d’année 1944. À la fin du conflit, les deux grandes puissances pensaient à l’influence qu’elles auraient après l’armistice. L’opposition des deux blocs ne cessera jamais vraiment.

 

L’invasion de l’Ukraine par la Russie nous révèle - s’il en était encore besoin - combien les velléités belliqueuses des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale sont toujours aussi vives. Elles peuvent entraîner les peuples dans l’apocalypse.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La raison fait l’homme, mais c’est le sentiment qui le conduit. » Jean-Jacques Rousseau

Stop à la guerre en Ukraine
Photo de pieronigro sur Unsplash

Stop à la guerre en Ukraine

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Poutine, comme Hitler, un besoin d'espace vital ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

 

À l’heure où les enfants de France entrent en classe, de petits Ukrainiens voient les chars arriver dans leurs villes et villages ; les avions bombardent, les sirènes retentissent…

 

Je travaille depuis plusieurs mois sur des archives relatives à l’invasion de la France par les troupes d’Hitler en mai juin 1940 ; j’ai interrogé des anciens dans le nord de notre pays.

Je rédige un ouvrage qui - je l’espère - permettra à des jeunes de comprendre ces faits historiques.

 

> LE BILAN HUMAIN DE LA Seconde Guerre mondiale : On comptabilise entre 60 et 70 millions de morts, dont 44 à 50 millions de civils, entre 1937 et 1945.

 

Voilà ce qu’a provoqué la folie d’un dictateur qui avait préparé son programme dans « Mein Kampf ».

 

Je ne parviendrai jamais à comprendre que des hommes préfèrent massacrer plutôt que de chercher à vivre en bonne fraternité.

 

 

 

 

 

 

Poutine est maintenant dans sa bulle meurtrière ; je forme des vœux pour qu’il revienne sur sa funeste décision, mais c’est beaucoup demander à un homme - qui décide seul - engagé dans un tel processus.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr 

 

 

 

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