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Génération fracassée

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Une génération part au massacre

Mon grand-père est mobilisé le 3 août 1914. Sa fille (ma mère) naîtra un mois plus tard, le 5 septembre. Il est blessé dès le 22 août 1914 à Ethe en Belgique. Blessures par éclat d’obus dans le bas du dos, au poignet et à la tête. Le 22 août 1914 est le jour le plus meurtrier de l’histoire de l’armée française. 27 000 soldats - sur 400 km de front de la Belgique à la Lorraine - vont mourir dans cette seule journée.

Ce jour - le plus noir de l’histoire -, on dénombre autant de morts que durant toute la guerre d’Algérie de 1954 à 1962.

C’est 7 fois plus que tous les morts alliés du jour J lors du débarquement en Normandie le 6 juin 1944.

 

Une génération sacrifiée

Ce 22 août 1914, mon grand-père part en captivité en Allemagne. Il ne reviendra que le 27 juillet 1919.

À son retour, ma mère allait avoir 5 ans. Elle aura passé ses premières années de vie seule avec ma grand-mère dans le plus grand dénuement, dans une attente interminable, dans des conditions sanitaires et psychologiques que nous pouvons difficilement imaginer.

 

L’effroyable bilan humain

La Première Guerre mondiale, c’est presque 10 millions de morts militaires et autant de civils. Les jeunes soldats qui échappèrent à la mort sur le front, ne vécurent plus jamais comme avant.

Essayez d’imaginer la vie - plutôt la survie - des Gueules Cassées. Ces amputés, ces gazés, ces jeunes plongés dans la boucherie du front pouvaient-ils reprendre une vie sociale ?

Pour cette jeunesse fauchée par la mort, par les traumatismes psychologiques et physiques, nous pouvons utiliser le vocable de génération fracassée dans toutes les acceptions du mot.

 

La grippe espagnole

Pour couronner cette tragédie, la grippe espagnole emportera entre 20 et 100 millions d’humains - selon les sources -, de 1918 à 1919.

 

 

Ma mère revit l’histoire de ma grand-mère

Juin 1940 : mon père est quelque part en France ; mais où ? Il était en Alsace quand la guerre fut déclarée. La Wehrmacht déferla sur notre territoire en passant par la Belgique.

Les réfugiés et les soldats français fuirent l’attaquant sur des routes encombrées et bombardées par l’aviation de Hitler. Ma mère, employée dans une maison bourgeoise de la Vienne, attend des nouvelles ; elle est avec ma grande sœur âgée de 3 ans. Elle voit surgir les soldats allemands. Ils occupent la maison.

 

Jeunesse sacrifiée en 2020-2021 ?

Oui, les jeunes d’aujourd’hui - comme les autres couches de la population -, souffrent des mesures instaurées contre la propagation de la pandémie Covid19.

Soyons objectifs ; peut-on comparer leur situation à celle des jeunes déchiquetés dans les tranchées, aux survivants devenus des zombies incapables - malgré tous leurs efforts - de se réinsérer dans des familles au bord de la rupture ?

 

 

En 1918, plus d’un jeune sur deux de 20 ans a disparu ; ajoutez à ce triste bilan les survivants handicapés physiques et mentaux.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.fr - https://cd-lmdp.over-blog.fr/

 

« La jeunesse rêve pendant que la vieillesse se souvient. » Nicolas Carteron.

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La démence suicidaire de Trump

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le président américain a minimisé le danger de l’épidémie du virus envoyé par les Chinois, selon son expression. Mais l’Amérique ne tremble pas ; la première économie du monde n’a pas peur. En revanche, Trump fait peur à son peuple et au monde entier par son attitude provocatrice.

 

Des prises de parole ahurissantes

Dans ses discours affligeants, il aurait toujours une solution pour contrer les effets dévastateurs de la pandémie : « — Les États-Unis soutiendront vigoureusement les secteurs d’activité, comme les Compagnies aériennes et autres, qui sont particulièrement touchées par le virus chinois »

 

Des déclarations consternantes

« — On ne va tout de même pas bloquer la première économie du monde pour un petit virus ? Des gens meurent de la grippe et on n’arrête pas pour autant toute l’activité. Des accidents de la route et des suicides font de nombreuses victimes et alors ? Ce virus, on va l’arrêter, l’Amérique est forte. »

 

Trump minimise l’impact du Coronavirus

« — le risque pour les Américains est très faible ». Et si le coronavirus venait à se propager dans le pays, les autorités seraient « très, très bien préparées. »

 

Un optimisme qui fait froid dans le dos

« — Est-ce que ce ne serait pas génial d’avoir toutes les églises pleines pour les fêtes de Pâques ? », a affirmé le président américain. Dans le même temps, le nombre de décès augmente toujours plus chaque jour, les Américains se préparent à une catastrophe sanitaire et économique.

 

L’économie avant le peuple

La santé de l’économie, c’est le leitmotiv du premier Américain dans chacune de ses apparitions ; bien avant la santé du peuple. Il faut maintenant se rendre à l’évidence, le COVID-19 n’est pas un canular comme il l’insinuait encore récemment. Trump, par sa gestion calamiteuse de la crise, par ses messages contradictoires, aura des centaines de morts sur la conscience. Il annonçait, il y a peu de temps, une disparition rapide du virus chinois. C’est bien sûr l’Empire du Milieu qui est responsable de cette « attaque » !

 

Une responsabilité énorme

Qu’a fait Donald Trump pour les Américains pendant qu’il palabrait et faisait mine d’arrêter le virus ? Rien. Pas de confinement ; cette méthode n’est pas pour la première puissance mondiale.

 

  • Rappelons qu’il a aussi démantelé la cellule de la Maison-Blanche chargée de coordonner la réponse à une pandémie. Le président des USA commence à évoquer la réalité du désastre, mais il sera toujours responsable de l’attitude suicidaire qu’il a eue depuis le début de la pandémie. Les morts vont se compter en centaines de milliers ; l’équilibre mondial pourrait s’en trouver profondément modifié.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Pour mémoire, les propos de Trump au sujet d’Ebola :

"— Il faut empêcher les patients atteints par Ebola d’entrer aux États-Unis. Soignez-les, très bien, mais là-bas. Les États-Unis ont assez de problèmes !"

 

Autre commentaire inqualifiable :

"— Arianna Huffington est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme ; il a pris la bonne décision."

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