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refugies

Les réfugiés accueillis à Saint-Pierre-des-Corps (I&L) à partir de mai juin 1940

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Dans le cadre de mes recherches autour de l’invasion allemande en France au printemps 1940, je consulte les délibérations de cette époque dans les mairies.

Voici ce qui était noté au conseil du 12 juillet 1940 :

Le centre d’accueil institué en mai a fonctionné pour venir en aide aux réfugiés de passage en gare de Saint-Pierre-des-Corps avec l’aide du personnel enseignant, des infirmiers, des dames de la défense passive qui se sont dépensées sans compter de jour comme de nuit.

En juin, afflux important : 250 femmes et enfants furent hébergés dans les écoles du groupe République pendant plus de trois semaines.

Des marchandises ont été réquisitionnées en gare de SPDC pour faire fonctionner le centre : sucre, riz, sel, pâtes, pommes de terre…

  • Une indemnité de 100 F est accordée à Mme Gugumus pour la traduction des documents en langue allemande.

Autre « détail » d’importance :

Par décision du conseil de préfecture interdépartemental Vienne – Charente - Indre-et-Loire Deux-Sèvres, la déchéance des conseillers municipaux appartenant à la section française de l’Internationale communiste est prononcée.

La dissolution des organisations communistes avait été prévue par décret du 26 septembre 1939.

  • Les communistes sont exclus de la vie politique, mais ils prendront une part importante dans la résistance qui contribuera à chasser l’ennemi nazi de France.

Il est des moments de l’Histoire qu’il faut relire. Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

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« Mon enfant de Berlin » ; des millions d’apatrides en 1945. Et maintenant ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’auteur, Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac, narre l’histoire de la rencontre de ses parents – Claire et Jean - à Berlin après la capitulation de l’Allemagne.

 

Claire était ambulancière en septembre 1944. Elle suit les armées alliées dans un Berlin en ruines. À 27 ans, elle existe par son travail. Son courage est reconnu. Ses collègues oublient qu’elle est la fille de François Mauriac. Claire transporte des blessés vers les hôpitaux surchargés, elle vit pour les autres.
Après la capitulation allemande, il faudra des mois pour retrouver certains prisonniers. Beaucoup meurent des conséquences de leur emprisonnement dans des conditions insalubres. Il sera parfois difficile de récupérer des prisonniers en secteur russe.

 

Des populations sont déracinées ; plus de famille, plus de maison, plus de patrie. Des millions d’Allemands errent sur les routes de leur pays en ruines.

 

Extrait :

Olga d’origine russe, naturalisée française, s’exprime :

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que c’est d’errer d’un pays à l’autre, de changer de langue, de culture. Vous ne pouvez pas concevoir une seconde ce que c’est que d’être apatride. Il faut l’avoir vécu dans sa chair pour comprendre. Apatride… Je suis sûre que ce mot ne vous évoque rien… Alors quand on a enfin trouvé un pays qui vous accueille, un pays qui offre la possibilité de tout recommencer à zéro, alors, on s’accroche, on veut en être digne. Et quand ce même pays vous fait l’honneur de vous accorder la nationalité française, on se doit d’être parfait, on se doit de le servir, 100 fois, 1 000 fois mieux que tout citoyen français de naissance. »

 

  • Ce morceau choisi nous ramène au contexte actuel. Peut-on imaginer un instant ce que vit un apatride ? Nous devons – dans le cadre des Droits de l’Homme – prendre conscience de la misère vécue par les populations victimes des guerres et faire notre devoir.
  • Lisez « Mon enfant de Berlin ». L’histoire de la fille de François Mauriac y est très bien racontée et les conditions de survie après la capitulation allemande y sont parfaitement restituées. On prend conscience de ce qu’est la privation de patrie.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

«…la patrie est là où l’on vit heureux. » Voltaire

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