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10 articles avec histoire

« Des hommes » de Laurent Mauvignier - 2009

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Ils furent appelés en Algérie pour mettre un terme aux « événements » - c’est ainsi que l’on nommait cette guerre. Beaucoup reviendront traumatisés par les actes qu’ils furent contraints de commettre.

 

Extraits :

 

Revenir à la vie civile : « Lui qu’on avait connu si grande gueule et hautain, c’était comme si un ressort avait été cassé à force d’avoir été trop tendu, trop remonté.. »

 

Après avoir vécu ça : « Le lieutenant arrache un bébé des bras d’une femme - au départ elle résiste, elle retient l’enfant, ses bras, ses mains accrochées au corps de l’enfant et le lieutenant qu’un soldat vient aider, repoussant la femme à coups de crosses dans le bras, dans les épaules, pour qu’elle lâche, qu’elle cède, et enfin elle cède et s’écroule et le lieutenant prend le bébé, il le soulève, le brandit par le cou, d’une seule main, les vieux et les femmes se redressent mais les soldats pointent les canons et le lieutenant lève les bras plus haut encore et on voit le bébé et les bras minuscules, les jambes minuscules qui s’agitent. »

 

Pourquoi ces méthodes ? : « Il se demande si une cause peut être juste et les moyens injustes. Comment c’est possible de crier que la terreur mènera vers plus de bien. »

 

Ancré dans la mémoire : « Et alors on verra des images et on sentira des odeurs et on aura des pensées qui s’imprimeront dans la mémoire aussi profondément que les lames des fells dans la chair des malheureux. »

 

L’horreur : « … des hommes ont fait ça, sans pitié, sans rien d’humain, des hommes ont tué à coups de hache, ils ont mutilé le père, les bras, ils ont arraché les bras, et ils ont ouvert le ventre de la mère et… »

 

Des hommes ? : « On était dans un entonnoir et ça allait tellement vite, c’est là qu’on a arrêté de parler des fells, là qu’on a dit bougnoules ou moricauds, tout le temps, parce que cette fois, pour nous autres, on avait décidé que c’était pas des hommes. »

 

De l’atrocité : « Nicole, tu sais, on pleure dans la nuit parce qu’un jour on est marqué à vie par des images tellement atroces qu’on ne sait pas se les dire à soi-même. »

 

Du départ de l’oppresseur : « Quand les Allemands ont quitté la France, ce bonheur, la liesse, le grand bonheur dont est capable la foule quand elle déborde d’elle-même, je me souviens de ça, l’émotion si folle, si belle, des Algériens. »

 

Tout laisser : « … en France on les verrait venir, les colons, ceux qui se dépêchaient de revendre une misère, avant de partir, des commerces qu’ils abandonnaient la rage au ventre, la mort dans l’âme, toute leur vie et les corps des ancêtres moisissant dans des cimetières qu’on ne verrait jamais plus et que les herbes vont ravager. »

 

Faire produire l’inimaginable : « On se souvient des harkis qu’on nous a obligés à faire descendre des camions qui partaient, et aussi les coups de crosse pour qu’ils ne montent pas dans les camions, leurs cris, la stupeur, l’incrédulité sur les visages, ils n’y croyaient pas, on n’y croyait pas non plus et pourtant on le faisait. »

 

« Je n’ai pas laissé autre chose que ma jeunesse là-bas. »

 

Espoir ? : « Ne plus entendre le bruit des canons ni les cris, ne plus savoir l’odeur d’un corps calciné ni l’odeur de la mort - je voudrais savoir si l’on peut commencer à vivre quand on sait que c’est trop tard. »

 

Laurent Mauvignier nous plonge dans l’univers de ces appelés envoyés dans ce déluge d’atrocités. Le retour de ces jeunes hommes s’est fait sans préparation. Ils vivront des cauchemars jusqu’à la fin de leurs jours. D’aucuns ne supporteront pas et mettront fin à leurs jours.

Livre poignant et instructif.

 

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr/ - https://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La vérité ruine souvent nos illusions, mais nous ouvre toujours les yeux pour qui veut voir. » F. Ntasamara

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Pierre Lemaitre livre le 3e volet de sa trilogie « Les enfants du désastre » 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Après « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre conclut sa trilogie avec « Miroir de nos peines » aux éditions Albin Michel.

 

À la lecture de l’incipit, le lecteur reconnaît immédiatement la « patte » de Pierre Lemaitre :

Ceux qui pensaient que la guerre commencerait bientôt s’étaient lassés depuis longtemps, Monsieur Jules le premier. Plus de six mois après la mobilisation générale, le patron de La Petite Bohème, découragé, avait cessé d’y croire. À longueur de service, Louise l’avait même entendu professer qu’en réalité « cette guerre, personne n’y avait jamais vraiment cru ».

 

  • Rappelons l’incipit du premier volume « Au revoir là-haut » adapté et récompensé au cinéma : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps ».
  • http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/07/incipit-d-au-revoir-la-haut-et-de-couleurs-de-l-incendie.html 

 

La boucle est bouclée

Pierre Lemaitre nous livre une grande fresque historique et romanesque en trois étapes ; elle débute avec la Première Guerre mondiale pour s’achever sur l'épisode invraisemblable de la "drôle de guerre" à laquelle succédera la débâcle que nombre de Français ne souhaitent pas évoquer tellement elle fut humiliante.

 

Une écriture captivante

Pierre Lemaitre, d’abord auteur de polars remarquables, sait garder son lecteur en haleine ; dans « Les enfants du désastre », il nous livre trois bons romans passionnants qui nous font vibrer à travers les tragédies de l’Histoire vécues par nos parents et grands-parents.

 

Cette trilogie est à mettre entre toutes les mains. Chacun peut y saisir l’histoire des héros et des victimes de cette première moitié du XXe siècle sous un angle parfois grave, parfois burlesque. Personnages hauts en couleur, intrigue haletante, tout y est.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – http://cd-lmdp.over-blog.fr – observateur de la comédie humaine.

 

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. » In Au revoir là-haut.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/02/cadres-noirs-de-pierre-lemaitre.html

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/04/pierre-lemaitre-au-revoir-la-haut-et-couleurs-de-l-incendie.html

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Joseph Kessel, hommage sous l’Arc de Triomphe

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Joseph Kessel témoin parmi les hommes le temps de l'espérance
Kessel

L’incipit du « temps de l’espérance » donne le ton :

 

La grisaille du petit matin commence seulement à frotter les rues de sa cendre bleutée. Mais déjà, puissant et monotone comme un bruit d’élément, venu des faubourgs et de la banlieue, des quartiers popu­leux et des quartiers de luxe, monte vers le parcours triomphal le piétinement de la foule en marche.

Ils ne seront pas au premier rang, ceux-là qui, pourtant, se sont levés avant l’aube. D’autres, plus enthousiastes et plus passionnés, gardent leur place depuis la veille.

J’ai vu des vieilles femmes, des enfants, dimanche soir, roulés dans des sacs, dans des couvertures, sur le bord de l’avenue des Champs-Élysées, tandis que Paris allait, vers le cénotaphe, rendre hommage aux morts. Ces gens trouvaient qu’il valait la peine de passer une nuit à la dure, par cette veillée d’allégresse, afin de mieux voir ceux qui en avaient tant passé dans la boue et l’angoisse, au petit poste et dans la sape.

Le ciel brumeux s’éclaircit lentement. Il faut une voûte glorieuse à ce jour glorieux. Et la pâte humaine enfle de plus en plus, déborde les trottoirs, bloque les rues, envahit tout.

C’est comme une nuée immense de visages et de corps ; impossible de distinguer non seulement les individus, mais des blocs même d’individus, C’est une nappe vivante, frémissante, infranchissable, indescrip­tible, qui s’agite, qui attend et qui aime.

 

Sous la plume du grand Joseph Kessel, nous ressentons l’émotion de la foule – certains sont venus la veille – pour rendre un hommage appuyé aux poilus.

 

S’inspirer du respect que nous inspirent ces premiers paragraphes

Dans la semaine qui a précédé le centième anniversaire de l’armistice de 1918, le président de la République a rendu hommage à une jeune génération décimée par la folie humaine. Il voulait marquer les esprits et travailler pour la paix. À chacune de ses étapes, il fut interpellé sur… Le prix de l’essence.

Toutes les revendications sont à prendre en compte. Mais les livrer lors de commémorations, sur des lieux empreints d’émotion, c’est faire preuve d’un déni de l’Histoire, c’est déplacé.

Dans les semaines qui suivirent, l’Arc de Triomphe fut l’objet de vandalisme. J’en ai pleuré.

Arc de Triomphe mémoire France hommage nation République
Arc de Triomphe

 

Relisons Le temps de l’espérance de Joseph Kessel. Communiquons ensemble les valeurs de respect, les valeurs de la République et de la démocratie. Pensons aux sacrifices de nos grands-parents ; œuvrons pour la paix et le dialogue. Relire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2019/01/un-siecle-de-sacrifices-pour-quel-resultat.html

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Le véritable patriotisme n’est pas l’amour du sol, c’est l’amour du passé, c’est le respect pour les générations qui nous ont précédés. (Questions contemporaines de la manière d’écrire l’histoire.)

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L’écrivain public porte votre projet 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Il n’est pire angoisse que de porter en soi une histoire que l’on n’a pas encore racontée. » Zora Neale Hurston (tête de file de la renaissance littéraire à Harlem, elle na pas cessé de mettre en pratique ses connaissances ethnographiques. Le retentissement de son ouvrage Une femme noire témoigne de la volonté que lon porte à faire partager une histoire poignante).

 

Votre histoire existe déjà

Partout, j’entends : « On pourrait en faire un livre. » Combien de gens autour de nous pourraient raconter leur histoire pour le plus grand plaisir de leur entourage, voire plus. Hélas, l’intention ne suffit pas, il faut de la volonté.

 

L’écrivain public vous guide

Écrire 200 pages, relire, corriger, mettre en page, faire imprimer un livre, ce n’est pas à la portée du premier venu. Par quoi commencer ? En quoi croyez-vous ? Que cherchez-vous en écrivant ? À qui voulez-vous parler ? En quoi votre livre changerait votre relation avec votre famille, vos amis, vos collègues ?

 

Votre récit prend forme

Pour répondre à toutes ces questions, l’écrivain public est là. Il met en œuvre tout le processus de la réalisation. Au fil des rencontres, le récit prend vie pour aboutir à votre livre.

Une histoire palpitante ; de la première rencontre à la remise de l’ouvrage, vous vivez une aventure sans pareil.

 

Vous vivez une expérience unique

Quand arrive le moment de découvrir le livre, une grande transformation s’est opérée chez celle ou celui qui a tout raconté.

Les clients peuvent en attester ; léguer le témoignage des événements traversés dans une vie, c’est une expérience marquante, incomparable.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Posons la première phrase ensemble et la voie est toute tracée.

 

 

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Écrivain public : que de belles rencontres, quel travail passionnant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Monsieur Dechartres, venez me voir ; j’ai des documents à vous faire lire. On ne vous a jamais présenté pareille histoire. »

Au fond de moi, je pense que Monsieur Blok abuse. Les documents que je découvre chez mes clients tournent toujours un autour des mêmes sujets. Que ce soit lors de la Grande Guerre, en Indochine, en Algérie, pendant la Seconde Guerre mondiale, je retrouve souvent les blessures physiques et mentales, la famille dans l’attente d’un fils, un combat atroce qui marque à jamais le soldat.

 

Monsieur Blok[1] insiste. Il m’affirme que son histoire entre dans la catégorie du « jamais vu ».

 

Il habite à une heure de route, mais il m’a l’air tellement enthousiaste que je dois lui rendre visite.

 

Il me narre une histoire inédite dans mon répertoire

« En 38, après les accords de Munich, mon père a compris que la guerre était inévitable. Nous habitions Strasbourg à une centaine de mètres de la frontière. Il a cherché une maison en Touraine pour y mettre toute sa famille à l’abri.

En 39, la guerre éclate, mon père est mobilisé comme capitaine dans la 9e armée de Giraud. Il sera fait prisonnier le même jour que son général d’armée. Mais le plus improbable, c’est qu’il a conduit une colonne de prisonniers français du nord de la France vers l’Allemagne ; le commandement allemand lui avait donné un ordre de mission. Mon père – non escorté, derrière les lignes - l’a exécuté. Il savait ce qu’il pouvait en coûter de désobéir. C’est tout de même peu banal de voir en juin 1940 une colonne de prisonniers français commandée par un officier français parce que les troupes allemandes étaient trop occupées par leur avancée fulgurante. »

 

Des trésors pour la mémoire collective

Monsieur Blok me montre toutes les archives de son père. Il tenait un carnet de bord qu’il renseignait chaque jour. Les anecdotes révélées dans ses cahiers font prendre la mesure des véritables difficultés de la population lors de l’avancée des panzers et montrent comment les Français devaient se plier aux ordres des Kommandanturs par la suite.

 

Le papa de mon interlocuteur, le capitaine Blok, dans le cadre de la mission qui lui avait été confiée, a donné des ordres à des soldats allemands lors du déplacement de la colonne de Français en route pour l’Allemagne.

Je dois avouer que je n’avais jamais vu une histoire aussi invraisemblable.

 

La recherche des détails dans les archives

Je me suis lancé à la recherche d’archives que j’ai consultées au service historique de la défense à Caen. J’y ai trouvé les documents relatifs à sa capture, son internement dans l’Oflag IV D en Silésie. D’origine alsacienne, il avait refusé la nationalité allemande. Ça lui a valu l’internement.

J’ai interrogé des personnes âgées des villages traversés par la colonne de prisonniers de Blok. Depuis 2013, j’ai constitué un manuscrit de 250 pages. J’avais déjà édité un ouvrage en 2014 reprenant l’histoire du capitaine alsacien. Maintenant, j’étoffe le récit, j’y explique les évènements concomitants à l’avancement des prisonniers menés par le capitaine Blok du nord de la France à l’Allemagne.

 

Je dois faire éditer cet ouvrage

Quand je lis Pierre Lemaître – « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie » - aux éditions Albin Michel, je vois mon capitaine Blok, déjà combattant lors de la Grande Guerre et flairant la seconde.

J’ai appris que Pierre Lemaître avait l’intention de poursuivre sa trilogie dans le cadre des événements de mai juin 1940. Si seulement je pouvais passer un moment avec le Goncourt 2013 pour évoquer mes recherches ! Pierre Lemaitre réussit, en abordant des sujets graves, à passionner les lecteurs. Avec lui, on touche du doigt les liens très forts entre l’écriture et la vie.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Depuis six mille ans, la guerre

Plaît aux peuples querelleurs,

Et Dieu perd son temps à faire

Les étoiles et les fleurs. »

Victor Hugo

 

[1] Pour des raisons « éditoriales », les noms ont été modifiés.

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Le 8 mai 1945, jour de liesse et début des hostilités en Algérie

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 8 mai 1945 marque le début des exactions de l’armée française en Algérie ; les titulaires du certificat d’études – notamment - figuraient sur des listes d’exécution.

Je poursuis mes recherches à travers les archives. Trop de vérités sont tues.

L’historienne Georgette Elgey a réalisé un travail d’investigations extraordinaire sur cette période.

Abdelkader Rahmani a vu le jour près de Sétif dans le Constantinois (Est de l’Algérie). Il participe à la poussée du « patriotisme pro-Français » que connaît l’Algérie au lendemain du débarquement allié de novembre 1942. Il s’engage dans l’armée française. Cet engouement lui vaut la vie sauve en mai 1945, au lendemain des émeutes de Sétif et de la terrible répression qui s’ensuivit. Il nous explique :
«Alors que trois de mes frères et moi-même étions sous l'uniforme français, les gendarmes se présentèrent chez nos parents pour nous arrêter. Nous considérant comme des "intellectuels" (nous écrivions et lisions le français correctement), les colons de mon village - érigés en "justiciers" - nous avaient couchés sur la liste des hommes à abattre. Nous n'avions jamais fait de politique, jamais adhéré à aucun parti ou mouvement. Les autorités civiles ignoraient que nous étions dans l 'armée ... »

Merci à Georgette Elgey pour ses trente années de recherches. Elle met en lumière un processus consistant pour l’armée française à éliminer les intellectuels de peur qu’ils diffusent une analyse pertinente des événements d’Algérie. Un citoyen capable de fournir un éclairage à ses concitoyens devenait un danger pour le pouvoir. Ce principe n’a d’ailleurs pas évolué dans notre société ; plus on abrutit les gens par des idioties, moins ils prennent conscience des manœuvres politiciennes.


Restons vigilants à la qualité de l’information véhiculée par les réseaux dits « sociaux ». Trop de fausses nouvelles circulent pour mieux infléchir le raisonnement des plus faibles. Ces manœuvres constituent un danger pour nos démocraties.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le mot de passe » - http://www.cd-lmdp.fr

Observateur de la comédie humaine
Pour faire comprendre les dessous de l’histoire.

 

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Si nous sommes encore Français, c'est aussi grâce à eux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le blanchiment des troupes coloniales reste un pan de notre histoire peu connu.

Sans doute parce qu'il est peu glorieux.

Durant la première guerre mondiale, ces pauvres soldats africains périssaient dans les tranchées quand ils ne mourraient pas lors des assauts.

On réservait aux Africains le sale travail. Ils constituaient la chair à canon idéale.

Un traitement inhumain, honteux

Lors de la seconde guerre mondiale, on les utilise aussi comme de la chair à canons, mais on ne souhaite pas trop les montrer. En Italie, les alliés sont bloqués ; ils font appel aux tirailleurs africains pour se tirer d'un mauvais pas. Succès.

Les Africains ont contribué à la lutte contre le nazisme jusqu'à la frontière allemande. De nombreux soldats africains n'avaient même pas de chaussures en arrivant dans les monts alsaciens. Traitement indigne.

Pour filer en Allemagne, quand la victoire se profila, le commandement décida le blanchiment des troupes coloniales. On retirait les hommes noirs pour les remplacer par des blancs. Principe odieux.

N'oublions pas ces sacrifices

Ces malheureux soldats africains étaient traités comme des hommes de second rang. On les utilisait pour les tâches ingrates, mais on s'en débarrassait quand les caméras allaient filmer la victoire.

Les Français d'aujourd'hui leur doivent la liberté si chèrement acquise.

Ayons une pensée pour ces braves soldats sacrifiés dans l'ombre.

Français de métropole, nous leur devons beaucoup.

Christian Dechartres - écrivain public - http://www.cd-lmdp.fr

Pour que la vérité soit dite

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Peut-on encore croire en notre école ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’école de jadis construisait des petits Français,

L’école nous racontait l’histoire, la morale.

Le maître nous apprenait nos origines,

Le maître nous faisait aimer le français.

Nos parents suivaient les conseils du maître,

Nos parents parachevaient l’éducation de l’école.

Aujourd’hui, les enfants effraient le maître,

Aujourd’hui, les parents soutiennent les enfants.

Demain, ces enfants ne reconnaîtront plus de maître,

Demain, ils régneront sur un monde vidé de son sens.

Des soldats noirs, blancs, beurs sont morts pour notre patrie,

Ces soldats catholiques, juifs, musulmans ont-ils été sacrifiés en vain ?

Avec nos enfants et leurs maîtres, revenons à des valeurs civiques,

Avec nos enfants et leurs maîtres, renouons les liens sociaux.

Christian Dechartres – www.cd-lmdp.fr

Pour faire renaître l’espoir

Pour que nos enfants puissent rêver.

Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple.

Danton

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Ignorance, incompréhensions, sources de nos maux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Rahmani (3)

Mémoires gênantes et occultées : les actes de refus dans la guerre d’Algérie

·         Combien furent-ils ? Trois cents ? Trois mille ? Aujourd’hui encore les chiffres sont incertains : gonflés par les opposants à la guerre, minimisés par le pouvoir en place, qui avait intérêt à faire admettre à une opinion déconcertée le bienfondé de l’envoi du contingent en Algérie.

·         Les premières actions d’éclat de refus de soldats du contingent sont vite canalisées. En 1957, dans son ensemble, le contingent est parti pour l’Algérie. En Algérie et en France, les démissions d’officiers sont sévèrement punies. L’action des quarante soldats du refus communistes qui expriment au Président de la République leur refus de porter les armes contre le peuple algérien en lutte est réprimé. Le Tribunal Militaire les envoie en prison, parfois au bagne. En Algérie, la désertion avec emport d’armes, ou le ralliement de soldats au maquis du FLN sont médiatisées par des attributs de traîtrise et de félonie.

·         En France, des civils s’engagent dans la lutte. En 1960, le procès Jeanson signale à l’opinion des oppositions civiles à la guerre, des engagements aux côtés du FLN-France. Leur arrestation, leur exil parfois, les désigne comme fauteurs de troubles à ces “opérations de maintien de l’ordre”, dont l’Etat français mettra trente-sept ans à reconnaître qu’il s’agissait d’une guerre, par décision du Sénat le 10 juin 1999.

 

Hélène Bracco, « Mémoires de la guerre d’Algérie : de la collecte d’interviews à la numérisation des cassettes », Bulletin de liaison des adhérents de l'AFAS [En ligne], 33 | hiver 2008 - printemps 2009, mis en ligne le 01 juin 2008, consulté le 15 février 2013. URL : http://afas.revues.org/1641

 

Commentaire : le travail d’Hélène Bracco sur les protagonistes de la guerre d’Algérie est très intéressant. Il nous aide vraiment à comprendre un conflit qui n’en finit pas d’empoisonner les relations franco-algériennes, trop souvent – malheureusement - par ignorance.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Le département 93 existait-il en 1945 ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Voyez ci-dessous la liste des départements français remontant à 1848. Pour les plus jeunes, c'est de l'histoire ancienne. C'est pourtant notre histoire.Livre écrivain


Les départements d'Algérie

Historique:
- 1848 (4 mars) : l'Algérie est considérée comme partie intégrante du territoire français
- 1848 (9 décembre) : les provinces d'Alger, Constantine et Oran deviennent trois départements
- 1902 (24 décembre) : les 6 territoires sahariens, administrés par les 3 départements (2 chacun), forment les Territoires du Sud
- 1905 (14 août) : les Territoires du Sud sont organisés en 4 territoires : Aïn-Sefra, Ghardaïa, Oasis, Touggourt

Code

Département

Préfecture

Sous-préfectures

Superficie (1902)

Création

Suppression

91

Alger

Alger

Aumale
Blida
Médéa
Miliana
Orléansville
Tizi-Ouzou

54 861 km²

09/12/1848

20/05/1957

93

Constantine

Constantine

Batna
Bône
Bougie
Guelma
Philippeville
Sétif

87 578 km²

09/12/1848

20/05/1957

92

Oran

Oran

Mascara
Mostaganem
Sidi-bel-Abbès
Tiaret
Tlemcen

67 262 km²

09/12/1848

20/05/1957

94 

Territoires du Sud

-

-

1 981 750 km²

24/12/1902
(Territoire)

07/08/1957

 

Commentaire : oui, le département 93 existait bien en 1945. L’Algérie comptait quatre départements français depuis 1848. Les numéros 91, 92, 93 & 94 leur avaient été attribués. Cela a pris fin en 1957.

Rien à voir avec nos actuels départements autour de Paris.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– 06.11.48.77.63

 Pour comprendre l'Histoire de notre pays

 

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