De la lisibilité d’un texte : orthotypographie, ponctuation...

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

L’orthotypographie consiste en une disposition harmonieuse du texte qui vise à une meilleure lisibilité. À cet effet, il doit s’établir un rapport équilibré entre le fond et la forme.

 

Nous apprenons très tôt qu’une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. Le terme majusculenous vient du latin majusculus, « un peu plus grand ». Visuellement, notre œil perçoit le début et la fin d’une phrase grâce à ces caractères qui nous sont familiers.

 

Vient ensuite la ponctuation.

Telle que nous la connaissons, elle apparaît au XVIe siècle dans le but d’aider à la lecture orale. Au XVIIIe siècle, Nicolas Beauzée définit la ponctuation comme « l’art d’indiquer par des signes reçus la proportion des pauses qu’on doit faire en parlant ». Tout est dit ; nous avons besoin de respirations en lisant.

 

Les signes de ponctuation s’accompagnent d’espaces.

Les espaces sont fines ou fortes, sécables ou non sécables. À noter que dans cette acception, espace est du genre féminin. Avant le point-virgule, il faut une espace fine insécable. Après le point-virgule, une espace forte sécable. Avant la virgule, pas d’espace ; après, une espace forte sécable. Vous voyez la différence de « respiration » entre la virgule et le point-virgule. Une espace forte correspond à l’intervalle entre deux mots.

 

La ponctuation sert à la compréhension du texte et à la fluidité de la lecture.

 

Notre œil repère également les accords.

L’adjectif apposé, au féminin pluriel, nous donne une indication sur le nom qu’il qualifie ; nous le repérons plus aisément grâce à cet accord.

Le participe passé - placé avant le verbe avoir - nous donne aussi une information pour la compréhension de la phrase. La vision globale de tous ces éléments du texte contribue à la compréhension des écrits que nous lisons.

 

Conclusion

Les rédacteurs qui ne respectent pas les règles perturbent le lecteur et alourdissent son travail de lecture.

 

Attention aux « simplifications » qui n’en seraient pas car elles mettraient en difficulté les scripteurs et les lecteurs les plus consciencieux.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser ». Nicolas Boileau.

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