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Un siècle de sacrifices pour quel résultat ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Depuis 1919, des hommes et des femmes ont risqué leur vie pour faire avancer des technologies.

Un exemple remarquable : le constructeur Latécoère conçoit – après 1918 - le projet de relier par les airs la France à l’Amérique du Sud. Avec des appareils rachetés aux surplus de guerre à un seul moteur, volant à 160 kilomètres à l’heure, on se dirige à vue avec pour tout équipement une boussole.

Joseph Kessel exploit performance légende
L'Aéropostale

Cent hommes perdent la vie sur cette ligne de l’Aéropostale devenue légendaire.

 

Au-dessus de la ligne du désert

En 1929, le grand reporter Joseph Kessel[1]se voit proposer un vol au-dessus du désert au départ de Casablanca. Il était entendu qu’il publierait ses impressions.

Son pilote, Émile Lécrivain, mourut dans le vol suivant. Joseph Kessel sait au décollage que leur avion au-dessus des régions désertiques est aveugle, muni d’un seul moteur – peu sûr - qui ne peut tenir que cinq ou six heures.

 

Expérience unique à l’arrivée

À l’atterrissage, il trouve deux mécanos dont l’attitude, les gestes, l’aisance de la parole montrent que le désert les a dépouillés de toute ambition, de servilité, de gêne. Le désert leur avait fait comprendre ou, mieux, sentir que tout homme, pourvu qu’il soit courageux au travail comme au danger, en vaut n’importe quel autre et que seule la vie faussée des villes permet aux pleutres et aux inutiles d’en imposer à de meilleurs qu’eux.

 

Sachons reconnaître le travail fourni par nos ancêtres pour améliorer notre quotidien. Soyons à la hauteur de leurs sacrifices.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Personne au monde n'était aussi riche qu'eux, justement parce qu'ils ne possédaient rien et ne désiraient pas davantage. »in Le Lion de Joseph Kessel.

académicien grand reporter
Joseph Kessel

 

 

 

[1]Engagé volontaire comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il tire de cette expérience humaine son premier grand succès littéraire, L'Équipage, publié à 25 ans.

 

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Jean d'Ormesson, au revoir, c'était bien

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Jean d'Ormesson, l'écrivain du bonheur ?
L'académicien qui vient de nous quitter a aimé le bonheur et le plaisir. Il aimait la conversation savoureuse, il attirait l'attention par sa malice, sa gaieté, son sens de l'humour et de la formule.

Jovialité, humour, finesse

Il a traversé des époques difficiles, un siècle sanglant. Le temps invente tout pour mieux détruire. Mais Jean d'Ormesson a toujours essayé de trouver le bonheur dans ce monde. 
Amoureux des livres, des femmes, il s'est sans cesse émerveillé. C'est le secret de son existence joviale.
Avec l'ironie qu'on lui connaît, il a communiqué avec force
- la stupeur devant l'univers
- l'effroi devant l'histoire
- la ferveur devant la vie.

Les deux France des années 70

Jean d'O, alors directeur du Figaro, fut pris pour cible par Jean Ferrat dans "Un air de liberté" en 1976. Le chanteur engagé dénonçait les guerres coloniales d'Indochine et du Vietnam.
L'écrivain  voyait en ces combats un air de liberté. Il l'écrivait dans les colonnes du Figaro. Passe d'armes mémorable entre les deux "artistes" que tout opposait sur le plan politique.

Jean d'Ormesson nous quitte une journée avant Johnny Hallyday

Je ne doute pas que là-haut ils pourront échanger longuement sur leurs parcours. Ils constituaient, chacun en leur genre, des icônes de la France. Un point commun peut les réunir, l'envie de faire plaisir, l'envie de donner de l'amour, parfois maladroite peut-être. Nous retiendrons les intentions.
Paix à leur âme.
Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.fr

Amoureux des livres et des gens

 

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