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"L’histoire de la Corée - Pays du Matin calme - et sa guerre tragique." A. Rahmani - Entretiens avec Christian Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Extraits du livre écrit avec le lieutenant Abdelkader Rahmani dans les derniers mois de sa vie :

 

Christian Dechartres : – M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : – c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

CD : n’est-ce pas utopique de vouloir faire comprendre l’histoire à des jeunes soumis à de multiples pressions ?

Pressions qui les éloignent des réalités. Pressions qui leur enlèvent tout jugement objectif, notamment sur les notions de justice.

AR : en guise de réponse, je cite Platon « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… »

Histoire de la formation des deux Corée :

Conférence de Yalta en février 1945, c’est l’entrée en guerre des Russes contre le japon. Puis, à Postdam, en juillet 1945, russes et américains conviennent de couper le Corée en deux. La « frontière » sera le 38e parallèle. Au nord de cette ligne, les Japonais se rendent aux Russes ; au sud, ils se rendent aux Américains.

Le conflit : le 26 juin 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud. L'ONU intervient sous commandement américain. En août 1950, les forces US sont acculées dans le "réduit Fusan" au sud de la Corée.

À la fin de l’année 1950, Mac Arthur songe à une guerre en règle contre la Chine qui permettrait aussi de rendre à Tchang Kai-check le pouvoir sur le continent. Truman s’oppose à ce projet et, en avril 1951, relève Mac Arthur de son commandement et nomme le général Ridgway.

En Corée, les Nations Unies ont été battues malgré l’incroyable déluge de bombes qui tombaient sur les Chinois nuit et jour ; ils subissaient également des tirs d’artillerie ininterrompus.

Le lieutenant Rahmani - engagé dans le bataillon français de l'ONU - envoie de nombreux courriers à son épouse ; un passage donne le ton : « Nous sommes aux premières loges pour les bombardements au napalm. C’est colossal, nous plaignons ces pauvres Chinois. Dans des galeries reprises à l’ennemi, nous avons trouvé - outre du matériel - des cadavres équipés de masques et de combinaisons anti-gaz ».

CD : vos conférences - au retour de Corée - lors desquelles vous évoquiez l’usage du napalm ont provoqué quelques remous.

AR : oui, Eisenhower a téléphoné à Guy Mollet pour demander à Rahmani de cesser ses conférences.

CD : des mesures étaient-elles prises pour la réintégration des combattants dans la vie civile à leur retour de cette guerre ?

AR : pour les réservistes et les civils, rien n’était prévu.

  • Je constate que ma question l’étonne ; à peine 10 ans après la Seconde Guerre mondiale, la nécessité de prendre en charge les soldats éprouvés psychologiquement par ce qu’ils avaient subi - et fait subir - ne relevait pas des priorités.

Le 27 juillet 1953, l'armistice de Panmunjom met fin à la guerre de Corée. Mais la paix entre le Nord et le Sud demeure illusoire.

J’ai rencontré le Lieutenant Rahmani durant les trois dernières années de sa vie. J’ai pu mesurer combien les blessures - physiques et psychologiques - pouvaient marquer un homme à jamais.

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

C’est en donnant qu’on reçoit,

C’est en pardonnant qu’on est pardonné…

Un conflit méconnu, pourtant si meurtrier.

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L’écrivain public avec vous pour réaliser votre projet

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

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« Il n’est pire angoisse que de porter en soi une histoire que l’on n’a pas encore racontée. » Zora Neale Hurston (tête de file de la renaissance littéraire à Harlem) n’a pas cessé de mettre en pratique ses connaissances ethnographiques. Le retentissement de son ouvrage Une femme noire témoigne de la volonté que l’on porte à faire partager une histoire poignante.

 

Votre histoire existe déjà

Combien de fois n’avez-vous pas entendu cette expression : « On pourrait en faire un livre. » Quantité d’amis, de proches, de collègues pourraient raconter leur histoire pour le plus grand plaisir de leur entourage, voire plus. Il suffit de franchir le pas.

 

L’écrivain public vous guide

Écrire 200 pages, relire, corriger, composer, faire imprimer un livre, ce n’est pas à la portée du premier venu. Par quoi commencer ? En quoi croyez-vous ? Que cherchez-vous en écrivant ? En quoi votre livre changerait votre relation avec votre famille, vos amis, vos collègues ? L’écrivain public vous aide à coucher votre histoire sur le papier.

 

Votre récit prend forme

Pour répondre à toutes ces questions, l’écrivain public est là. Il met en œuvre tout le processus de la réalisation. Au fil des rencontres, le récit prend vie pour aboutir à votre livre.

Une histoire palpitante ; de la première rencontre à la remise de l’ouvrage, vous vivez une aventure sans pareil.

 

Une expérience unique

Quand arrive le moment de découvrir le livre, une grande transformation s’est opérée chez vous. Il y a un avant et un après.

 

Les clients peuvent en attester ; léguer le témoignage des événements traversés dans une vie, c’est une expérience incomparable.

Et quelle fierté de pouvoir brandir votre livre !

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Posons la première phrase ensemble et l’édifice montera au fil des semaines.

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Mon premier rendez-vous d'écrivain public

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La première fois, c’est toujours un moment émouvant. Les circonstances de la rencontre avec mon premier client resteront gravées dans ma mémoire.

 

Une première demande intrigante

Mon téléphone sonne : un homme - avec un accent que je ne parviens pas à définir - marmonne de façon peu audible. Pourquoi s’exprime-t-il ainsi ? J’ai l’impression qu’il ne peut pas parler librement.

« Pouvez-vous venir jeudi matin ?

  • Oui, à 8 ou 9 h 00 ; donnez-moi votre adresse.
  • Non, non, il faut venir plus tôt, à 7 h 00, même avant si vous pouvez. »

Quelles raisons peuvent le pousser à me faire venir à une heure aussi matinale ?

« Si vous voulez, je viendrai à 7 h 00. À quelle adresse ?

  • La maison à 200 mètres du château dans la rue… Et il me décrit la demeure. Passez à l’arrière, ne sonnez pas à l’entrée.
  • Entendu. »

Je me demande bien ce qui m’attend le jeudi matin. Pourquoi autant de mystère ?

 

Un rendez-vous peu ordinaire

Il est à peine 7 h 00, j’arrive devant la maison. Ne pas sonner à l’entrée principale. Aller derrière par une issue de service. J’ai retenu les consignes.

Me voilà devant cette porte, je frappe doucement. Pas de réponse. J’attends un peu, je cogne à nouveau sur l’huisserie bois qui manque de peinture.

Un bruit de clés, la poignée tourne, mon homme apparaît. Originaire de l’hémisphère sud, tout maigrichon, il me regarde et met son doigt devant la bouche. J’ai compris le message : se taire.

Il me fait signe de le suivre. Nous traversons un débarras, une arrière-cuisine, une odeur de renfermé me prend à la gorge. Je ne dis mot. Nous montons un escalier pour arriver sous les toits. Une petite cuisine, deux chaises, une table. Je pose ma sacoche comme je le peux. Objectif : noter la demande de mon premier client.

 

Je découvre la misère

« On va parler doucement, mes patrons ne sont pas encore debout, on a peu de temps. »

Par ce début d’explication, je comprends le contexte. Son épouse apparaît discrètement, elle ne parle pas.

« On nous a fait venir pour nous occuper des parents du châtelain. Le jour comme la nuit, il faut répondre à leurs appels. »

Mon client et sa femme ont l’air épuisés. Je comprends que l’homme âgé – à leur charge - souffre et demande souvent de l’aide. Pour ne rien arranger, sa femme fait preuve d’un caractère acariâtre. Mon petit homme chétif m’explique à voix basse le contexte difficile.

Qu’est-ce que je viens faire ici ? Je comprends vite. Mon client est atteint d’une maladie rare. Son « patron », le châtelain, fils de ces personnes âgées, ignore la pathologie du serviteur qu’il a fait venir d’un pays bien au sud de l’équateur.

Les peurs de mon client : ne plus pouvoir assumer ce travail d’esclave moderne, ne pas pouvoir se soigner. De cette rencontre, débutera une relation longue avec lui avec deux objectifs à atteindre : lui permettre d’entrevoir la guérison et qu’il puisse assumer le travail dans des conditions de semi-clandestinité.

Durant plusieurs années, je travaillerai pour ce pauvre homme. Il avait besoin de soins et il devait envisager une issue à cette situation.

 

Derrière les demeures somptueuses

Ce dossier, riche d’enseignements, restera pour moi une preuve que l’esclavage n’est pas aboli. Je regarde d’un autre œil les donneurs de leçons sur l’immigration et sur les soins gratuits. Le cas de mon client n’est pas unique. Quand l’esclave n’est plus capable de répondre aux demandes de son patron, il se retrouve à la rue.

Maintenant, quand je passe devant les grands murs de ces demeures bourgeoises, je repense à mon client. Comme lui, nombre de travailleurs venus d’ailleurs obéissent avec la peur de perdre un petit subside.

Pour mon premier dossier, j’ai découvert un monde que peu de gens imaginent, mais pourtant bien réel.
 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« C’est la force et la liberté qui font les excellents hommes. La faiblesse et l’esclavage n’ont jamais fait que des méchants. » J.-J. Rousseau.

 

 

Service personnalisé, adapté à chaque client

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