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confiance

Barack Obama - discours

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le 44e président des États-Unis a marqué l’histoire de la première puissance mondiale. Ses discours sont restés dans bien des mémoires.

 

Extraits :

 

À l’investiture - 21 janvier 2009 :

« En ce jour, nous sommes réunis parce que nous avons préféré l’espoir à la crainte, l’union au conflit et la dissension. »

« Nous sommes tous égaux, nous sommes tous libres et nous avons tous droit à la quête du bonheur. »

 

À ces dirigeants qui cherchent le conflit : « sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, non pas sur ce que vous détruisez. »

 

Le discours au monde musulman - 4 juin 2009 :

« Certains sont désireux d’attiser les flammes de la division et de faire obstacle au progrès. »

« Il est plus facile de voir nos différences que nos points communs. »

 

À la jeunesse européenne - 26 mars 2014 :

« La grandeur nationale doit découler non pas de ce que défend un peuple, mais de ce à quoi il s’oppose. »

« Les Européens, des centaines de millions de citoyens - à l’est, à l’ouest, au nord, au sud - sont plus en sécurité et plus prospères parce que nous sommes restés unis pour défendre les idéaux que nous partageons. »

« Nous ne devons jamais tenir pour acquis les progrès qui ont été remportés ici en Europe et promus dans le monde entier, car la bataille des idées se poursuit pour votre génération. »

 

À la commémoration de la marche de Selma - 7 mars 2015 :

« Nous sommes des conteurs, des écrivains, des poètes, des artistes qui abhorrent l’injustice et méprisent l’hypocrisie, qui donnent une voix à ceux qui en sont privés et disent les vérités qu’il ne faut pas taire. »

 

À Paris - l’enjeu du changement climatique - 30 novembre 2015 :

Il cite le gouverneur Jay Inslee : « Nous sommes la première génération à ressentir l’impact du changement climatique et la dernière génération à pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Les adieux - 10 janvier 2017 :

« J’ai appris que le changement ne survient que lorsque les gens ordinaires s’impliquent, participent et s’unissent pour l’exiger. »

« Nous servons notre pays non pas pour marquer des points ou pour s’en attribuer le mérite, mais pour améliorer la vie des gens. »

« On ne comprend jamais vraiment quelqu’un tant qu’on ne considère pas les choses de son point de vue… tant qu’on ne s’est pas glissé dans sa peau pour expérimenter sa perspective. »

« De plus en plus souvent, nous sommes tellement en sécurité dans nos bulles nous nous mettons à accepter uniquement les informations - qu’elles soient vraies ou fausses - qui se conforment à nos opinions, au lieu de fonder notre point de vue sur les faits qui se trouvent à l’extérieur de notre cercle. »

« Si vous en avez assez de vous disputer avec des inconnus sur Internet, essayez de parler avec l’un d’eux dans la vraie vie. »

« Je vous demande de croire. Non pas en ma capacité de changer les choses, mais en la vôtre. »

« Oui, nous l’avons fait. Oui, nous pouvons. »

 

Barack Obama n’a jamais cessé de clamer son amour et sa confiance en son pays et - surtout - en ses habitants. Il a toujours adressé des messages d’espoir, comme son maintenant célèbre Oui, nous pouvons.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

 

L’espoir finira par vaincre la peur, et la liberté continuera à triompher de la tyrannie.

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Mon premier rendez-vous d'écrivain public

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La première fois, c’est toujours un moment émouvant. Les circonstances de la rencontre avec mon premier client resteront gravées dans ma mémoire.

 

Une première demande intrigante

Mon téléphone sonne : un homme - avec un accent que je ne parviens pas à définir - marmonne de façon peu audible. Pourquoi s’exprime-t-il ainsi ? J’ai l’impression qu’il ne peut pas parler librement.

« Pouvez-vous venir jeudi matin ?

  • Oui, à 8 ou 9 h 00 ; donnez-moi votre adresse.
  • Non, non, il faut venir plus tôt, à 7 h 00, même avant si vous pouvez. »

Quelles raisons peuvent le pousser à me faire venir à une heure aussi matinale ?

« Si vous voulez, je viendrai à 7 h 00. À quelle adresse ?

  • La maison à 200 mètres du château dans la rue… Et il me décrit la demeure. Passez à l’arrière, ne sonnez pas à l’entrée.
  • Entendu. »

Je me demande bien ce qui m’attend le jeudi matin. Pourquoi autant de mystère ?

 

Un rendez-vous peu ordinaire

Il est à peine 7 h 00, j’arrive devant la maison. Ne pas sonner à l’entrée principale. Aller derrière par une issue de service. J’ai retenu les consignes.

Me voilà devant cette porte, je frappe doucement. Pas de réponse. J’attends un peu, je cogne à nouveau sur l’huisserie bois qui manque de peinture.

Un bruit de clés, la poignée tourne, mon homme apparaît. Originaire de l’hémisphère sud, tout maigrichon, il me regarde et met son doigt devant la bouche. J’ai compris le message : se taire.

Il me fait signe de le suivre. Nous traversons un débarras, une arrière-cuisine, une odeur de renfermé me prend à la gorge. Je ne dis mot. Nous montons un escalier pour arriver sous les toits. Une petite cuisine, deux chaises, une table. Je pose ma sacoche comme je le peux. Objectif : noter la demande de mon premier client.

 

Je découvre la misère

« On va parler doucement, mes patrons ne sont pas encore debout, on a peu de temps. »

Par ce début d’explication, je comprends le contexte. Son épouse apparaît discrètement, elle ne parle pas.

« On nous a fait venir pour nous occuper des parents du châtelain. Le jour comme la nuit, il faut répondre à leurs appels. »

Mon client et sa femme ont l’air épuisés. Je comprends que l’homme âgé – à leur charge - souffre et demande souvent de l’aide. Pour ne rien arranger, sa femme fait preuve d’un caractère acariâtre. Mon petit homme chétif m’explique à voix basse le contexte difficile.

Qu’est-ce que je viens faire ici ? Je comprends vite. Mon client est atteint d’une maladie rare. Son « patron », le châtelain, fils de ces personnes âgées, ignore la pathologie du serviteur qu’il a fait venir d’un pays bien au sud de l’équateur.

Les peurs de mon client : ne plus pouvoir assumer ce travail d’esclave moderne, ne pas pouvoir se soigner. De cette rencontre, débutera une relation longue avec lui avec deux objectifs à atteindre : lui permettre d’entrevoir la guérison et qu’il puisse assumer le travail dans des conditions de semi-clandestinité.

Durant plusieurs années, je travaillerai pour ce pauvre homme. Il avait besoin de soins et il devait envisager une issue à cette situation.

 

Derrière les demeures somptueuses

Ce dossier, riche d’enseignements, restera pour moi une preuve que l’esclavage n’est pas aboli. Je regarde d’un autre œil les donneurs de leçons sur l’immigration et sur les soins gratuits. Le cas de mon client n’est pas unique. Quand l’esclave n’est plus capable de répondre aux demandes de son patron, il se retrouve à la rue.

Maintenant, quand je passe devant les grands murs de ces demeures bourgeoises, je repense à mon client. Comme lui, nombre de travailleurs venus d’ailleurs obéissent avec la peur de perdre un petit subside.

Pour mon premier dossier, j’ai découvert un monde que peu de gens imaginent, mais pourtant bien réel.
 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« C’est la force et la liberté qui font les excellents hommes. La faiblesse et l’esclavage n’ont jamais fait que des méchants. » J.-J. Rousseau.

 

 

Service personnalisé, adapté à chaque client

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