Création d’entreprise" />
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

femmes

Avez-vous tenté de lire des pages d’écriture inclusive ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Dominique Bona - Académie française - déclarait au magazine Lire : « Je suis tout à fait favorable à la féminisation telle qu’acceptée par l’académie. Je suis plus tempérée sur l’écriture inclusive, qui y est bannie. C’est une position un peu sévère, peut-être : l’académie l’a condamnée, craignant qu’elle ne soit un frein à une bonne lecture ou une bonne écriture. De nos jours, le français est difficilement enseigné, et il est inutile de compliquer les choses.

 

L’écriture inclusive reste inutilisable pour écrire – j’ai essayé – ou lire une lettre, un article, un roman. C’est lourd, ça hache le texte. »

 

Avez-vous essayé de lire quelques lignes d’un texte en écriture inclusive ?

L’œil survole les mots pour les interpréter rapidement. Un bon lecteur avance vite, le cerveau interprète instantanément les mots qu’il reconnaît.

Dès lors qu’il s’agit de cette écriture censée respecter le genre féminin, la lecture devient un chemin de croix.

Respecter la féminité, donner des droits aux femmes, leur faciliter la « vie » dans notre société parfois phallocrate, je suis complètement pour ; mais ce n’est pas l’écriture inclusive qui fera avancer leurs droits. C’est par des gestes et des actes forts que nous aiderons les femmes dans leur quotidien.

 

L’écriture inclusive complique un peu plus l’apprentissage des petits Français déjà en fond de classement. Des statistiques récentes révélaient une baisse de la lecture chez les jeunes. Alors encourageons-les avec de beaux textes bien écrits ; mais sans obstacles supplémentaires.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.fr https://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. » Boileau.

Partager cet article
Repost0

« Le Fruit de L’Indifférence » : Quand tout se dérobe autour de vous

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

À partir d’une vingtaine de feuilles écrites dans la douleur, Joëlle Soyer souhaitait rédiger son récit de vie. Nous l’avons réalisé puis remodelé sous forme de roman autobiographique.

À l’heure où tant de femmes tombent sous les coups de leur conjoint, où des enfants meurent de maltraitance, ce livre s’est révélé pour moi comme un « document » indispensable.

 

La situation fin des années cinquante

Joëlle a 5 ans ; un jour ses parents la laissent avec la fratrie chez la voisine. Juste pour deux jours. Trois jours après, ils ne sont toujours pas rentrés.

La traversée du désert affectif se poursuit. De l’affection, Joëlle n’en a jamais eu de la part de ses parents, mais après l’abandon des quatre enfants chez la voisine, c’est une souffrance au-delà du manque d’amour dont elle sera victime.

 

Avant leur abandon

Les enfants vivaient sous la menace d’un père trop souvent sous l’emprise de l’alcool. Avec un géniteur qui boirait moins et une mère plus courageuse, la vie pourrait s’écouler paisiblement dans cette maison à l’orée d’un bois. Le bonheur d’un enfant tient à peu de chose. Il n’a pas besoin d’une montagne de cadeaux ou d’une maison luxueuse pour être heureux. Des parents aimants et une éducation adaptée à son âge suffit à l’enfant pour s’épanouir et couler des jours heureux.

Mais voilà, les parents de Joëlle vivent en conflit, le père travaille dans la forêt, il fait de son mieux pour faire bouillir la marmite. Mais les journées sont longues et il trouve réconfort dans la dive bouteille. Le soir, la mère et les enfants tremblent à l’idée de le voir rentrer. Il faut bien dire que la mère ne fait rien pour agrémenter le quotidien. Elle ne commence à préparer un semblant de repas que sous la menace du mari souvent alcoolisé.

Dans la journée, les enfants sont livrés à eux-mêmes ; le frère cadet de Joëlle tombera dans l’étang situé au milieu de la cour sans que la mère s’émeuve plus que ça. Heureusement, la grande sœur parvient à l’extirper d’une noyade assurée.

 

Après l’abandon

Les services sociaux les embarquent en direction de foyers où la fratrie sera séparée. Puis direction les familles d’accueil. Là encore les frères et sœurs sont placés dans des familles différentes. Comment peut-on séparer ainsi des petits habitués à vivre ensemble ? Mystères de l’administration.

 

La loi des adultes

Joëlle passe de foyers en familles d’accueil et découvre l’univers impitoyable dans lequel l’enfant n’a pas la parole. L’adulte n’écoute pas ; il dicte la conduite à tenir dans des lieux choisis pour l’enfant qui doit se résigner à écouter et à subir. Pas question de donner la parole à Joëlle ni à ses frères ni à ses sœurs.

 

Les attouchements

Joëlle grandit. Le premier père de substitution tente d’abuser d’elle. Une enfant ne comprend pas ; l’adulte, c’est celui qui éduque, qui apprend aux écoliers. Que me veut-il quand il essaie de me toucher ? Est-ce que je dois refuser ? Est-ce un processus normal ? Autant de questions

auxquelles la jeune adolescente cherche les réponses. Où trouver ces réponses quand vous êtes sous la domination des pères et mères de substitution, des maîtres d’école ? Se révolter ? Se rebiffer ? Impossible, la loi des adultes ne permet pas à l’enfant de s’exprimer. Sa parole n’est pas reconnue. Il faut être adulte pour s’arroger le droit de s’exprimer et surtout être entendu.

L’enfance, l’adolescence, Joëlle les vit sans amour, sans embrassades.

 

Adulte, j’irai mieux !

Joëlle se dit : « Quand j’aurai un travail, quand je pourrai fonder un foyer, je serai libre, je ne subirai plus la loi injuste des adultes. »

Changer de vie, une aspiration de chaque instant après une jeunesse brisée.

 

Brutalité, mépris du mari

Deux enfants, puis un troisième, une belle famille ! Oui mais c’est sans compter sur le changement de comportement d’un mari devenu instable et agressif. Déménagements pour tenter d’éteindre l’incendie, mais le mal est trop profond. Brimades, frustrations, détresse, le quotidien devient trop éprouvant. Un impératif : préserver les enfants. Nouvelle crise. Résister et trouver des solutions.

 

Nouveau départ, nouvelles résolutions

Quand les enfants arrivent à l’adolescence, pas facile de leur faire « adopter » un nouveau papa. Retrouver un équilibre à la fois pour Joëlle et pour les trois garçons, un challenge pas gagné d’avance.

Au prix d’efforts constants, elle reconstruit un foyer. Elle vit une aventure professionnelle passionnante.

Elle prend un nouveau départ. Un nouvel avenir se dessine.

 

Responsables collectivement

À la lumière de ce coup de projecteur sur la vie de Joëlle, chacun doit se sentir responsable.

Dans la société actuelle, chacun de nous doit agir pour préserver la santé des femmes, les protéger des agressions quotidiennes et préserver la santé morale et physique des enfants si fragiles.

L’organisation de notre société met la priorité sur les liens du sang. Cette obstination conduit à des drames. Il faut savoir se remettre en cause pour le bien de nos petites têtes blondes.

 

Le livre Le Fruit de l’Indifférence trouve un écho tout particulier dans la période que nous traversons. 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

  • Violences contre les femmes, appelez le 3919
  • Pour un hébergement d’urgence, contactez le 115

 

N’hésitez pas à prendre contact avec :

  • Les maisons de la solidarité des conseils départementaux
  • France victimes
  • Le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles)
  • Les accueils de jour du Secours Catholique
  • Les Espaces Santé Jeunes
Partager cet article
Repost0