Création d’entreprise" />
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

trilogie

Pierre Lemaitre livre le 3e volet de sa trilogie « Les enfants du désastre » 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Après « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre conclut sa trilogie avec « Miroir de nos peines » aux éditions Albin Michel.

 

À la lecture de l’incipit, le lecteur reconnaît immédiatement la « patte » de Pierre Lemaitre :

Ceux qui pensaient que la guerre commencerait bientôt s’étaient lassés depuis longtemps, Monsieur Jules le premier. Plus de six mois après la mobilisation générale, le patron de La Petite Bohème, découragé, avait cessé d’y croire. À longueur de service, Louise l’avait même entendu professer qu’en réalité « cette guerre, personne n’y avait jamais vraiment cru ».

 

  • Rappelons l’incipit du premier volume « Au revoir là-haut » adapté et récompensé au cinéma : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps ».
  • http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/07/incipit-d-au-revoir-la-haut-et-de-couleurs-de-l-incendie.html 

 

La boucle est bouclée

Pierre Lemaitre nous livre une grande fresque historique et romanesque en trois étapes ; elle débute avec la Première Guerre mondiale pour s’achever sur l'épisode invraisemblable de la "drôle de guerre" à laquelle succédera la débâcle que nombre de Français ne souhaitent pas évoquer tellement elle fut humiliante.

 

Une écriture captivante

Pierre Lemaitre, d’abord auteur de polars remarquables, sait garder son lecteur en haleine ; dans « Les enfants du désastre », il nous livre trois bons romans passionnants qui nous font vibrer à travers les tragédies de l’Histoire vécues par nos parents et grands-parents.

 

Cette trilogie est à mettre entre toutes les mains. Chacun peut y saisir l’histoire des héros et des victimes de cette première moitié du XXe siècle sous un angle parfois grave, parfois burlesque. Personnages hauts en couleur, intrigue haletante, tout y est.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – http://cd-lmdp.over-blog.fr – observateur de la comédie humaine.

 

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. » In Au revoir là-haut.

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/02/cadres-noirs-de-pierre-lemaitre.html

 

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/04/pierre-lemaitre-au-revoir-la-haut-et-couleurs-de-l-incendie.html

Partager cet article
Repost0

Incipit d’ « Au revoir là-haut » et de « Couleurs de l’incendie ».

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le premier a valu le prix Goncourt à Pierre Lemaitre : deux rescapés des tranchées ont vécu l’enfer ; ils réalisent une escroquerie spectaculaire. Toute la tragédie d’une génération nous saute à la figure.

 

Le second nous emmène dans l’entre-deux-guerres. Une femme déploie toute son énergie et son intelligence pour survivre dans cette époque où l’homme domine. Années trente : l’Europe s’enflamme.

 

Au revoir là-haut

 

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepti­cisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu'à la propagande du début qui soute­nait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu'elles s'écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande.

 

 

Couleurs de l’incendie

 

Si les obsèques de Marcel Péricourt furent perturbées et s'achevèrent même de façon franchement chaotique, du moins commencèrent-elles à l'heure. Dès le début de la mati­née, le boulevard de Courcelles était fermé à la circulation. Rassemblée dans la cour, la musique de la garde républicaine bruissait des essais feutrés des instruments, tandis que les automobiles déversaient sur le trottoir ambassadeurs, parle­mentaires, généraux, délégations étrangères qui se saluaient gravement. Des académiciens passaient sous le grand dais noir à crépines d'argent portant le chiffre du défunt qui cou­vrait le large perron et suivaient les discrètes consignes du maître de cérémonie chargé d'ordonner toute cette foule dans l'attente de la levée du corps. On reconnaissait beau­coup de visages. Des funérailles de cette importance, c'était comme un mariage ducal ou la présentation d'une collection de Lucien Lelong, le lieu où il fallait se montrer quand on avait un certain rang.

 

Les incipit des deux premiers ouvrages de la trilogie de Pierre Lemaitre sont particulièrement réussis. En 2019, nous découvrirons le troisième volet. Patientons.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Parfois, je te jure, je me demande si on n’était pas mieux sous la mitraille, au moins, on avait l’impression de servir à quelque chose, à gagner la guerre… »

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Pierre Lemaitre : « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie »

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Les deux premiers ouvrages de la trilogie remportent un succès mérité.

Présentation

Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut

 

Incipit : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. »

 

4ede couverture :

«Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après.

Sur les ruines du plus grand carnage du vingtième siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts ...

Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-hautest le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.

Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants. »

 

Pierre Lemaitre

Couleurs de l'incendie

 

Incipit : « Si les obsèques de Marcel Péricourt furent perturbées et s’achevèrent de façon franchement chaotique, du moins commencèrent-elles à l’heure. Dès le début de la matinée, le boulevard de Courcelles était fermé à la circulation. »

 

4ede couverture :

« Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.

Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe. »

 

Couleurs de l'incendie est le deuxième volet de la trilo­gie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l'on retrouve l'extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

 

Les deux premiers livres de la trilogie de Pierre Lemaitre,écrivain et scénariste français, psychologue de formation,nous prennent à la gorge. La « dissection » des personnages nous tient en haleine. On rentre dans le contexte terrible de l’époque. On est frappé par la dureté des scènes. L’auteur mène l’intrigue de main de maître. Le troisième volet sera pour 2019, semble-t-il. Patientons !

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Extrait d’Au revoir là-haut : « À la manière de ces hommes qui étaient restés courbés pendant quatre ans sous la mitraille et qui, au sens propre du terme, ne s’en relèveraient plus et marcheraient ainsi leur existence entière avec ce poids invisible sur les épaules, Albert sentait que quelque chose, il en était certain, ne reviendrait jamais : la sérénité. »

 

 

Partager cet article
Repost0