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De l’hôpital au podium – Alain Rivière - La réalisation du livre : pourquoi, comment, les dessins.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Alain, vendeur confirmé, remplace son collègue - gérant du second magasin - cinq semaines par an.

 

 

 

 

 

Juillet 1997, les vacances arrivent ; encore quelques photos à livrer. Le feu est vert, Alain passe le carrefour, mais une grosse limousine surgit – son chauffeur a grillé le feu rouge -, Alain écrase le frein, évite le bolide de justesse, il retombe sur son siège.

« J’ai évité le pire », se dit-il.

 

 

 

 

Mais quelques jours plus tard, il perd sa motricité, ne peut plus s’exprimer.

Direction l’hôpital, puis la maison de réadaptation fonctionnelle. Son corps est en partie paralysé, il perd l’usage de la parole.

Que s’est-il donc vraiment produit à ce terrible carrefour ?

 

 

 

Alain souffre d’aphasie, d’hémiplégie ; les séances de réadaptation, de rééducation en centre spécialisé s’enchaînent. Il espère retravailler un jour.

 Le couperet tombe, ce ne sera plus possible.

 

 

 

 

 

 

L’idée de tout abandonner lui passe par la tête. Mais un jour il prend une décision radicale.

Entre le moment où tout s’écroule et celui où il reçoit sa médaille d’or, il lui aura fallu des années de lutte pour sortir la tête de l’eau.

 

 

 

Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemplequi donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

Son récit éclaire d’un nouvel espoir ceux qui sombrent dans l’obscurité mentale. Atteindre un objectif, c’est un peu comme toucher le dix au tir.

Alain a réussi une double performance :

  • Sortir d’une situation qui attirerait nombre d’entre nous vers le fond
  • Et monter sur la plus haute marche après des années d’entraînement.

 

 

Le récit de son parcours et sa réaction face aux épreuves encourageront les lecteurs durement éprouvés par la vie.

Ce livre donne également l’occasion de découvrir le tir sportif sous un autre angle. Ce sport requiert une grande concentration, un travail sur la respiration et bien d’autres qualités qui sont pour beaucoup dans le nouvel élan qu’Alain a pris dans la vie.

 

À noter : Alain Rivière a réalisé tous les dessins insérés dans l’ouvrage.

Malgré le handicap qui le touche depuis son accident, il dessine avec sa main valide.

Une preuve de plus que la volonté qui l’habite le pousse à se dépasser à la fois dans le sport et dans les activités culturelles.

 

 

« Cela peut paraître incroyable, mais j’ai retrouvé le goût de la vie une arme à la main. », nous dit l’auteur.

Avec ce texte agrémenté de tous ses dessins, Alain Rivière invite le lecteur à réfléchir au sens de la vie.    Qu’est-ce que le bonheur ?

Une leçon de vie à méditer pour mieux avancer.

 

Livre (15 €) disponible chez l’éditeur : dechartresc@hotmail.com, à la Boîte à Livres de Tours, à la FNAC, chez Crépin-Leblond, à la Ligue de Tir du Centre.

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Les jeux paralympiques : se dépasser.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

 

 

À qui devons-nous ces jeux qui mettent en avant les sportifs handicapés ?

 

Le Docteur Ludwig Guttmann a fui l’Allemagne dans les années trente pour s’installer en Angleterre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a soigné des soldats gravement blessés. Il lui est venu l’idée de leur faire pratiquer du sport pour leur redonner confiance, pour qu’ils ressentent ce sentiment d’autonomie lorsqu’on accomplit une performance.

Les effets furent tels que le Docteur Guttmann organisa les jeux de Stoke Mandeville en parallèle des JO de Londres en 1948.

Les premiers jeux paralympiques se dérouleront en 1960 à Rome. Ludwig Guttmann avait fait naître le handisport. Les athlètes qui concourent aujourd’hui lui doivent beaucoup.

 

 

 

Amélie Le Fur préside le comité paralympique français

 

Véritable ambassadrice de sa discipline, Marie-Amélie Le Fur commence l’athlétisme à 6 ans. Suite à un accident de scooter en 2004, elle doit être amputée et interrompre sa passion pour le métier de sapeur-pompier. Quatre mois seulement après, bien entourée et grâce à son mental, elle reprend la course à l’occasion du tournage d’un téléfilm, pour ne plus s’arrêter et enchaîner les performances au plus haut niveau paralympique, en sprint et longueur.

En 2018, elle devient la nouvelle présidente du Comité Paralympique et Sportif Français en succédant à Emmanuelle ASSMANN.

 

Alain Rivière s’est relevé d’un accident vasculaire grâce au handisport

 

Victime d’un accident dont certains ne se seraient jamais relevés, il a lutté durant de longues années pour accéder à la première marche du podium du championnat de France en tir sportif.

Pour la jeunesse, pour les accidentés, son parcours constitue un bel exemple. Sa réactivité face à l’adversité force le respect.

Alain raconte son expérience dans le livre « De l’hôpital au podium ».

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/monts/le-parcours-d-alain-riviere-de-l-hopital-au-titre-de-champion-de-france 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Les gens faibles ne distinguent jamais assez ce qu’ils veulent de ce qu’ils voudraient." Paul de Bondy, Cardinal de Retz, Mémoires.

 

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Va-t-on enfin soigner ce handicap en progression chez les jeunes ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il est sournois, on ne veut pas l’évoquer, il est pourtant à l’origine de situations désastreuses.
handicap invisible écriture lecture
Jeune handicapée

 

« Handicap : Désavantage, infériorité qu’on doit supporter. »

Telle est la définition du dictionnaire. Les populations, les collectivités se préoccupent de plus en plus de l’accès des personnes handicapées à des structures jusque-là inaccessibles à elles. C’est heureux, il faut continuer dans cette voie.

 

Quand on vous parle de personnes handicapées, quelle image avez-vous de ces femmes et de ces hommes ? Vous voyez un citoyen en fauteuil roulant, un autre amputé d’un membre… Le mot « handicap » est majoritairement associé à une déficience physique, il faut bien le reconnaître.

 

Ces handicaps invisibles

Or, des handicaps autrement plus pénalisants condamnent nombre de nos concitoyens à une vie en retrait.

Dans mon métier, je rencontre nombre de personnes

  • Incapables de lire un texte simple et d’en retirer l’idée générale,
  • Incapables de répondre à un courrier ordinaire,
  • Incapables d’analyser un document administratif,
  • Incapables de constituer un dossier pour se défendre,
  • Incapables de comprendre une consigne affichée dans l’entreprise,
  • Incapables de décrypter un programme politique,
  • Incapables de gérer un budget,
  • Incapables d’écrire un CV ou une lettre de motivation
  • Incapables de décrypter les informations dans les médias.

 

La liste est longue pour certains de nos compatriotes. Ces personnes ne devraient-elles pas être déclarées handicapées ? Elles le sont bien plus qu’un amputé du bras capable – lui

  • De gérer un budget,
  • De lire des documents,
  • De comprendre des informations,
  • De répondre à un assureur, à une administration,
  • De s’adonner à la lecture pour le plaisir et les bienfaits de l’exercice.

 

Quand je suis face à ces gens dépourvus de la capacité à gérer le quotidien, j’éprouve un sentiment amer. Pourquoi un nombre croissant de jeunes a-t-il tant de difficultés à comprendre un texte simple ? Notre système ne parvient pas à les former. Quel que soit le domaine d’activité, il faut pouvoir maîtriser la langue et savoir effectuer des opérations mathématiques faciles.

On ne demande pas à chaque Français d’être Victor Hugo ! Mais le savoir de base est indispensable pour gérer ses propres affaires et travailler.

Sans cette capacité à lire et à écrire, c’est l’exclusion assurée.

 

Quels sont les profils des chômeurs et des détenus ?

  • Un chômeur sur deux n’a pas le bac. Un bac qui n’a d’ailleurs plus grande valeur. Le nombre de bacheliers qui rencontrent des difficultés en lecture et en écriture s’accroît. Le savoir protège mieux du chômage, c’est un constat récurant.
  • Les détenus, pour moitié, n’ont aucun diplôme ; 80 % ne dépassent pas le niveau CAP. Près d’un tiers des personnes incarcérées échoue au bilan de lecture.

De la nécessité d’apprendre

Toutes les études le démontrent, l’incapacité à lire et à écrire constitue un handicap au sens fort du terme. Malheureusement, nos élèves éprouvent de plus en plus de difficultés face à la lecture et à l’écriture. Resteront-ils à la porte des entreprises ? Seront-ils de piètres gestionnaires menant leur famille à la faillite ?

apprentissage jeunesse handicap
jeune vers ???

Le chantier à mettre en œuvre est urgent. Mobilisons toutes les forces vives pour inverser la tendance et donner des atouts à l’ensemble de notre jeunesse.

 

Christian Dechartres – écrivain public –http://cd-lmdp.over-blog.fr

Christian Dechartres écrivain public
Christian Dechartres

 

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ».

 

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