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ideologie

Nuremberg, les criminels de guerre surmenés... 

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Début 1946, les procès des criminels de guerre commencent. Le psychiatre américain Léon Goldensohn visite les accusés. Il recueille des témoignages à la hauteur de la barbarie de ces nazis.
Un cas évocateur : Rudolph Höss.

Il fut le commandant du camp de concentration d’Auschwitz de 1940 à 1943. Sur son « travail » d’aménagement du camp, il s’exprime : « J’avais deux vieilles fermes un peu éloignées du camp que j’avais transformées en chambre à gaz. J’avais fait abattre les cloisons et cimenter les murs extérieurs pour empêcher les fuites. Les convois arrivaient ; ils étaient gazés au Zyklon B. Dans chaque ferme, on pouvait gazer en même temps dix-huit cents à deux mille personnes. »

Il poursuit : « Les crématoires ne suffisaient pas à brûler les corps au fur et à mesure. Il fallait trouver une solution. On s’est mis à brûler les corps dans des fosses. Une couche de bois, puis une couche de cadavres, une autre couche de cadavres, etc… Un ballot de paille imbibé d’essence permettait d’enflammer le tout très rapidement. Quand le feu s’embrasait, on pouvait balancer les cadavres frais ; ils brûlaient tout seuls. »

Tel le cadre en entreprise, Höss explique sa méthode, son commandement, ses innovations. Il lui fallait trouver de nouvelles techniques pour augmenter la productivité. Dans les fours, il parvenait à brûler péniblement dix-sept cents personnes par vingt-quatre heures. Il fallait donc trouver une alternative !

Quand on dit à Höss que 2,5 millions de gens ont été exterminés dans son camp d’Auschwitz, il répond que les ordres venaient d’Hitler et de Himmler. Il s’explique également par le fait qu’il fallait exterminer ces gens, sinon ce sont eux qui auraient exterminé les allemands… Certains de ses compatriotes avaient fini par se convaincre de cela, tellement on leur avait martelé cette contre-vérité.

Höss poursuit son argumentation : « Je croyais bien faire. J’obéissais aux ordres. Je vois maintenant que c’était inutile et mal. » Quand le médecin lui évoque le malaise, le bouleversement face à ces exterminations, il répond : « Vous parlez d’être bouleversé. Non, personnellement, je n’ai tué personne. J’étais juste le responsable du programme d’extermination»

A la question : Avez-vous jamais fait des cauchemars ? », il répond : « Jamais ».

« Vous arrive-t-il de penser à ces exécutions, aux gens gazés, aux corps brûlés ? ». Réponse de Höss : « Non, je n’ai pas de visions de ce genre. »

Il évoquera même la fatigue au travail, les cadences infernales, le surmenage.

Commentaire :le document « Les entretiens de Nuremberg » du psychiatre Léon Goldensohn constitue un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis.
J’invite les sceptiques à le lire et à le faire lire. A l’heure actuelle, des extrémistes d’obédiences diverses, parfois proches de nous, seraient prêts à renouveler des exterminations au nom d’une idéologie savamment inculquée. Ce danger nous menace. Soyons tous ensemble contre cette idéologie.
Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr/

Pour prendre conscience du danger qui plane.

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Discrimination, racisme : mes clients en pleurent

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Comme j’aimerais avoir près de moi ces politiques de l'extrême quand je partage des moments émouvants chez mes clients.

Un passé douloureux

Leur moyenne d’âge dépasse les 80 ans pour ceux qui me confient la rédaction de leur biographie. Ces gens ont vécu la deuxième guerre mondiale ; pour certains la guerre d’Algérie ; pour d’autres les guerres de Corée ou d’Indochine.
Leurs parents ont vécu la Première Guerre mondiale, la « Grande Guerre ».

Une doctrine destructrice

À travers leurs récits et les documents des Archives nationales, je mesure l’ampleur des souffrances infligées par des chefs de guerre. Sur le sol français, comme ailleurs en Europe, Hitler a mis en œuvre sa politique énoncée – et annoncée - dans « Mein Kampf ».

Lire : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2016/03/souvenirs-d-une-ambassade-a-berlin-du-danger-des-charmeurs.html

De l’exploitation de la misère

Ce fasciste a profité de la crise de 1929 et de la défaite de 1918 pour faire passer un programme censé résoudre tous les maux du peuple allemand. Il est parvenu à ses fins. Par un discours xénophobe à outrance, il a réussi le tour de force de faire porter la responsabilité de tous les malheurs à une catégorie d’individus. Ses tirades sur le nationalisme, sur le rejet ont fait fureur.

Quand une idéologie peut détruire des millions de familles

Quand, face à moi, l’un de mes narrateurs évoque la barbarie infligée dans les camps de concentration, les larmes coulent. Je dois interrompre la séance un moment.
Quand un autre évoque la perte de parents ou d’amis tués par les nazis, l’émotion est telle que la voix s’étouffe. Il faut faire une pause.
Les moments d’émotion sont multiples à l’évocation de ces souvenirs douloureux. Ces personnes âgées ont lutté contre un adversaire fasciste, des millions de gens sont morts pour défendre leur pays, pour assurer à leurs enfants un avenir en démocratie.

Du danger des charmeurs politiques

Quand on voit des politiques développer des thèses proches – sur de nombreux sujets - du programme d’Hitler, des théories visant à désigner des coupables qu’il faut à tout prix expulser, voire exterminer, c’est affligeant, désolant.

Ne vous laissez pas entraîner dans cette funeste spirale

J’invite ces jeunes qui s’enrôlent dans de tels partis à venir consulter des archives avec moi afin qu’ils comprennent l’histoire de notre pays au sein de l’Europe et du monde. Je leur expliquerai comment des doctrines nauséabondes ont mené les peuples à la catastrophe, comment des millions de vies ont été détruites au nom de cette idéologie absurde et destructrice.

Lire : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2015/04/ouvrons-notre-coeur-aux-autres.html

Construisons des ponts entre les hommes. Trop de murs sont édifiés pour diviser les peuples.

« Tendre la main, vivre ensemble » : cette devise devrait accompagner celle qui figure au frontispice de nos mairies.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr/
Pour rapprocher les hommes et les femmes
Pour tisser des liens
 

 

 

 

 

 

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Souvenirs d’une ambassade à Berlin : du danger des charmeurs

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

C’est par cette vieille légende du charmeur de rats que M. André François-Poncet, notre ambassadeur à Berlin de septembre 1931 à octobre 1938, termine son livre de souvenirs d’une ambassade à Berlin :

« Dans la petite ville de Hameln, les rats, jadis, pullulaient. Mais, un jour, un personnage bizarre se présenta à l’entrée de la ville. Il avait le teint blême, des yeux étranges, une mèche de cheveux sur le front. Il marchait vite, et les talons de ses bottes sonnaient sur le pavé ; et, tout en marchant, il jouait de la flûte, et il tirait de cette flûte une mélodie singulière ; et voici qu’en l’entendant, les rats commencèrent à sortir des maisons, des caves et des greniers, et à courir derrière lui.

Du danger de suivre

La mélodie les émouvait jusqu’au fond de l’âme ; elle répondait à leurs aspirations confuses, à leurs nostalgies, à leurs passions, à leurs espoirs ; elle les berçait, elle les excitait, elle les enchantait, elle exerçait sur eux une force d’attraction irrésistible. En une troupe noire, de plus en plus dense, les rats trottaient aux trousses du sorcier. Celui-ci les conduisit de la sorte jusqu’au fleuve. Sans s’arrêter, il y pénétra. Les rats y pénétrèrent avec lui, fascinés par sa musique ; et le sorcier et les rats disparurent dans les eaux… »

Le chasseur de rats, c’est Hitler.

Les rats, le peuple allemand.

Tous les hommes de bon sens se sont posés la question : « Comment l’Allemagne – pourtant terre d’humanisme et d’universalisme au XVIIIe siècle - a-t-elle pu se laisser entraîner dans l’idéologie nationale-socialiste?"

Comment a-t-elle pu accepter une nouvelle religion qui exalte la force et la ruse ?

François-Poncet explique la docilité du peuple allemand par le fait qu’elle avait trouvé en l’homme celui qui pouvait réaliser ses aspirations confuses de domination, ses nostalgies, ses passions de haine, ses espoirs de bonheur au détriment des autres humains.

Cette conclusion doit nous interpeller ; des joueurs de flûte qui jouent sur les aspirations les plus méprisables, nous en connaissons. Alors, tirons les leçons de l’histoire.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr - 06 11 48 77 63
Observateur de la comédie humaine
Pour tirer la sonnette d’alarme
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