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Espace : mot féminin

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Oui, en typographie, le mot « espace » est du genre féminin. On dit bien une espace.

 

L’espace désigne la petite tige métallique qui sert à espacer les mots ou les lettres à l’intérieur d’une ligne.

 

Une espace, dans la composition d’un texte peut être sécable, fine ou forte.

Entre deux mots, on doit insérer une espace forte.

Avant le point-virgule, il faut une espace fine ; derrière un point-virgule, une espace forte sécable. 

Entre l’ouvrant et le fermant des guillemets français, il faut des espaces fortes insécables.

Insécable : on ne doit pas couper la phrase à cet endroit précis sous peine de nuire à la fluidité de la lecture.

 

De la lisibilité

Les nombreuses règles de l’orthotypographie permettent à l’œil de capter le texte dans les meilleures conditions. Un texte bien composé améliore la vitesse de lecture et la compréhension de l’ensemble des phrases.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

« Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu’ils parlent très bien, écrivent mal. » BuffonDiscours sur le style.

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Pour la fête de la lecture : « Propos sur l’éducation » Alain

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

En cette journée de la fête de la lecture, je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire partager un passage du « Propos sur l’éducation d’Alain. Sur la méthode de lecture, il est remarquable.

Savoir lire, ce n'est pas seulement connaître les lettres et faire sonner les assemblages de lettres. C'est aller vite, c'est explorer d'un coup d’œil la phrase entière ; c'est reconnaître les mots à leur gréement, comme le matelot reconnaît les navires. C'est négliger ce qui va de soi, et sauter à la difficulté principale, comme font si bien ceux qui savent lire la musique.

Or, cette allure vive, qui n'est pas sans risques, mais où l'on trouve le plaisir de deviner, n'est pas celle de l'écolier qui a le nez sur son livre, et qui suit du doigt une syllabe après l’autre. A ce pénible travail d'épeler, l'attention s'endort. Il faudrait lire vite ; mais on tomberait dans le bredouillement. Il existe des méthodes ingénieuses qui ont pour fin de faire reconnaître les lettres ; mais la difficulté n’est point à reconnaître les lettres. Je ne crois pas qu'on ait cherché quelque méthode qui éveille l'esprit d'ensemble et qui délivre d’épeler.

 

Les mieux doués y viennent tout seuls ; il y faudrait amener les autres, qui souvent, je le parie, sont retardés par un scrupule, par une défiance à l'égard d'eux-mêmes ; ils lisent comme on bêche ; une motte de terre après l'autre, et tout l’esprit est au tranchant de la pelle. Or, je suis assuré que le courageux garçon qui arrache ainsi une syllabe après l'autre peut défricher toute la Bible sans faire aucun progrès. Le pas du métier est toujours lent ; il ne vaut rien ici.

Pas à pas on va loin ; mais quand on lit, !'important n'est pas d'arriver au bout de la ligne ; il faut y courir d'abord et revenir. La vertu qui travaille n’est pas la même que celle qui lit.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp

 

Allez nombreux dans les bibliothèques lire et faire lire.

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