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orthographe

La noyade des écoliers

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut redresser la barre, car le niveau baisse de manière vertigi­neuse. On estime à deux années sco­laires le retard pris en orthographe par les élèves en une vingtaine d’an­nées.
Fautes d'orthographe école retard formation chômage
Fautes / écoliers

 

Une étude alarmante

La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Éducation a publié en 2016 une étude édifiante. Une dictée type d’une dizaine de lignes a été donnée à des écoliers de CM2 à trois reprises en 19872007et 2015 : sur un texte de 67 mots et 16 signes de ponctuation, les élèves faisaient en moyenne

17,8 erreurs en 2015,

> contre 14,3 en 2007

> et 10,6 en 1987.

 

La descente aux enfers

Plus que le lexique, c’est l’orthographe grammaticale (règles d’accord sujet verbe, groupe nominal…) qui noie les écoliers. Près d’un élève sur vingt commettait au moins 25 erreurs en 1987, contre un élève sur cinq trois décennies plus tard.

 

À chaque décennie, le nombre d’élèves en difficulté avec l’orthographe double. Il est donc urgent de trouver d’autres méthodes.

 

Leur faire comprendre l’utilité de la grammaire

Les élèves apprécient la grammaire si on leur donne des repères précis qui leur rendent service. Il faut les convaincre que la grammaire leur est indispensable. Pour écrire, certes ; mais surtout pour comprendre les textes courants dans les journaux, dans les consignes en entreprise, dans les rapports avec l’administration…

À lire aussi : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2019/01/va-t-on-enfin-soigner-ce-handicap-en-progression-chez-les-jeunes.html

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr– Le Mot de Passe

 

« Un devoir criblé de fautes d’orthographe ou de syntaxe, c’est comme un visage abîmé par des verrues. » Bernard Pivot

 

  • Informations extraites – entre autres - du numéro spécial (excellent) du Point du 12 octobre 2018

Un retard toujours plus conséquent chaque année...

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Espace : mot féminin

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Oui, en typographie, le mot « espace » est du genre féminin. On dit bien une espace.

 

L’espace désigne la petite tige métallique qui sert à espacer les mots ou les lettres à l’intérieur d’une ligne.

 

Une espace, dans la composition d’un texte peut être sécable, fine ou forte.

Entre deux mots, on doit insérer une espace forte.

Avant le point-virgule, il faut une espace fine ; derrière un point-virgule, une espace forte sécable. 

Entre l’ouvrant et le fermant des guillemets français, il faut des espaces fortes insécables.

Insécable : on ne doit pas couper la phrase à cet endroit précis sous peine de nuire à la fluidité de la lecture.

 

De la lisibilité

Les nombreuses règles de l’orthotypographie permettent à l’œil de capter le texte dans les meilleures conditions. Un texte bien composé améliore la vitesse de lecture et la compréhension de l’ensemble des phrases.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

« Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu’ils parlent très bien, écrivent mal. » BuffonDiscours sur le style.

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Devoirs de vacances : révisions ludiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Pendant ces journées chaudes de farniente, notre cerveau a toujours besoin d’oxygène et… d’exercices.

Voici deux minutes de révisions :

 

  • Je vais à bicyclette ou à cheval. En revanche, je vais en avion ou en voiture (je suis à l’intérieur).
  • Je cause avec mes voisins, mais je parle à ma voisine. Lorsque je cause, j’entretiens une conversation ponctuée d’échanges. Quand je parle à une personne, je m’adresse à elle, pas à une autre.
  • Il se montre de façon qu’on le remarque (et non de façon à ce que).
  • On se rappelle une chose, mais on se souvient d’une chose.
  • L’acceptation, c’est le fait d’accepter. L’acceptiond’un mot, c’est son sens.
  • Agonir, c’est injurier ; agoniser, c’est être proche de la mort.
  • La conjecture, c’est l’hypothèse ; la conjoncture, c’est la situation.
  • Élucider, c’est résoudre, clarifier ; éluder, c’est éviter.
  • Perpétrer, c’est commettre ; perpétuer, c’est faire durer.
  • Sur les couleurs : - les tomates vertessont devenues rouges. – Elle avait des yeux noisette, lui des yeux marron. Elle porte souvent des foulardsorange. Lorsque la couleur est exprimée par une plante, un minéral, un métal… ce nom reste invariable en genre et en nombre.
  • Naguère : savez-vous que cet adverbe signifie il y a peu de temps ?

 

Bonnes vacances.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

"L'orthographe est de respect, c'est une sorte de politesse." Alain 

 

Pour partager de beaux textes ;

Pour écrire votre histoire ensemble ;

Pour jouer avec les beaux mots de notre langue.

 

 

 

 

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Conjuguer plaisir et apprentissage

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Certains verbes nous donnent du fil à retordre. Amusons-nous à les conjuguer, juste pour le plaisir :

 

J’acquiers chaque jour un peu plus de savoir en lisant.

J’acquérais des connaissances avec mon instituteur génial.

J’acquerrai encore plus de savoir quand j’aurai le temps de lire davantage.

J’acquerrais plus de compétences si je pouvais aller à la bibliothèque tous les jours.

 

Je vaincs mes peurs de l’orthographe en lisant.

Je vainquais déjà cette appréhension quand mon instituteur me donnait des « ficelles » pour retenir les règles de français.

Je vaincrai d’autres peurs dans ma vie.

Je vaincrais des armées entières avec de la confiance.

 

Ce bambou croît à vue d’œil.

La menthe croissait rapidement au soleil.

L’eucalyptus croîtra mieux une fois planté en bord de mer.

Le papyrus croîtrait mieux en milieu semi-aquatique.

 

Nous résolvons ce jour un problème important.

Nous résolvions l’année passée des questions cruciales.

Nous en résoudrons encore dans les prochains jours.

Nous en résoudrions davantage si nous savions négocier.

 

Nous teignons chaque jour des étoffes en rouge vif.

Nous teignions autrefois avec de la terre.

Nous teindrons demain avec de nouveaux produits.

Nous teindrions mieux si nous avions de meilleurs tissus.

 

L’eau bout dans la casserole.

Elle bouillait déjà bien sur ma gazinière.

Elle bouillira encore mieux sur ma nouvelle plaque.

Elle bouillirait plus vite avec l’induction.

 

Je m’assois sur un tabouret.

Je m’assoyais souvent sur une chaise.

Je m’assoirai plus souvent avec l’âge.

Je m’assoirais bien sur ce beau fauteuil en cuir.

 

À vous d’essayer à la 3e personne du pluriel, à la 2e personne du singulier. Comme il vous plaît. La langue est un jeu magnifique. Avec l’habitude, nous y prenons du plaisir.

 

« Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel. » Jean Cocteau

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr/

 

L’estime de soi ne se conjugue pas au conditionnel.

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Avec les mots épicènes, pas d’écriture inclusive

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Ce sont des mots qui ne varient pas, qu’ils désignent des hommes ou des femmes. Leur forme ne change pas dans leur orthographe au masculin comme au féminin.

En conséquence, ils ne sont pas touchés par le bidouillage, le tripatouillage de cette écriture inclusive qui nous hérisse les poils.

 

Citons quelques épicènes :
- Ministre
- Fonctionnaire
- Diplomate
- Guide
- Cadre
- Dactylo
- Adulte
- Artiste
- Camarade
- Concierge
- Élève
- Émule
- Enfant
- Journaliste
- Secrétaire…

 

Certains mots sont considérés comme épicènes en raison de leur féminisation à effet cocasse. Essayez d’efféminer : « matelot », « médecin », « marin » ; l’effet serait pour le moins étrange, voire risible.

 

Halte à l’écriture inclusive

 

Avec les mots épicènes, pas besoin d’ajouter ces horribles points suivis de « trices » et compagnie : (sénateur.trice.s).
Le recours aux parenthèses, points ou autres traits d'union gêne la lisibilité. A bien y regarder, le masculin figure toujours en première place avec cette écriture que l’on veut nous imposer sous prétexte de défendre la féminité. Vous imaginez la lecture d’un roman en écriture inclusive ? Rien de tel pour éloigner encore un peu plus les jeunes de la lecture.

 

Pas besoin de cette écriture pour respecter les femmes

 

Il n’est pas besoin d’utiliser une graphie inclusive pour respecter le sexe féminin. Tout comme faire le bien autour de soi n’est pas réservé aux gens qui prient un dieu quelconque.
 
Une féminité épanouie et respectée ne passe ni par une méthode d’écriture ni par une religion.
 

Christian Dechartres – écrivain public

www.cd-lmdp.fr - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La raison est ce qui effraie le plus chez un fou. » Anatole France

 

 

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