Création d’entreprise" />
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

richesse

Paradoxes, contradictions, illogismes en France

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Des Français défilent ; ils demandent plus de pouvoir d’achat, le carburant est trop cher, les taxes pleuvent. De 2008 à 2016, le revenu par ménage a baissé de 1,2 %. Les prélèvements obligatoires ont augmenté de 14 milliards sous Sarkozy et Hollande.

 

Passons en revue quelques mesures récentes et des dépenses dont on parle peu dans les manifestations.

 

Sur le coût du carburant

Hypothèse : vous parcourez 10 000 km par an ; votre voiture consomme 6 litres aux 100 km et le carburant baisse de 25 centimes : vous « économisez » 600 x 0.25 = 150 €sur 12 mois.

Une baisse significative de 0,25 € le litre ne vous ferait gagner que 150 € par an

Nota : que les Français n’oublient pas qu’ils ont la possibilité de déclarer leurs frais réels en lieu et place des 10 % :https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/frais-de-transport

 

La baisse des cotisations salariales au 1er octobre 2018

Une personne payée au SMIC gagne – avec cette mesure - un peu plus de 250 € par an.

Un salarié payé 2 000 € y verra un gain de 350 €.

C’est donc bien plus qu’une hypothétique baisse de carburant de 0,25 €.

 

La taxe d’habitation

Elle a baissé de 30 % pour nombre de Français et elle baissera encore.

 

On entend ici et là que les dépenses contraintesaugmentent avec toutes les charges nouvelles. Beaucoup intègrent dans ces dépenses contraintes le coût de la box, du dernier téléphone, de l’abonnement à des chaînes de télévision. Là, les appréciations divergent.

 

Si vous êtes admirateur du PSG,

Vous devrez débourser 430, 515, 1 180 ou plus de 3 000 € pour soutenir les millionnaires de ce club. Des familles se saignent pour de telles dépenses, voire s’endettent.

 

Si vous ne pouvez manquer aucun match international,

Il vous faut une chaîne de sport ! Vous déboursez entre 180 et 400 € sur un an pour votre addiction.

 

Je préciserai au passage que France télévision diffuse des programmes qui ont le mérite d’informer et de faire réfléchir le téléspectateur. Avec la redevance uniquement, sans supplément.

 

Si vous craquez pour le dernier téléphone « intelligent » à la mode,

Vous débourserez au bas mot 1 300 € à l’année avec l’abonnement.

Vous brillerez en public. Mais rien ne vous y oblige, c’est votre choix.

 

Santé – habitudes alimentaires

En France, nous avons le privilège d’avoir les plus grands chefsqui essaiment dans des restaurants accessibles. Et les McDo poussent comme des champignons !

 

Culture - réflexion

J’espère que les Français mécontents sont abonnés à leur médiathèque– environ 10 € par an - pour accéder à tous les savoirs du monde.

Je souhaite vivement qu’ils suivent avec attention les programmes culturels accessibles avec la seule redevance.

 

Nos compatriotes dépensent en moyenne 1 500 € par an

pour une box internet, un abonnement TV et un forfait de téléphone. C’est 5 % des dépenses contraintes.

Vous pouvez ajouter à ce chiffre les assurances payées en double, les achats impulsifs qui représentent des sommes rondelettes sur une année.

 

Dans mon travail d’accompagnement auprès de certaines familles, je vois trop de dépenses irréfléchies qui mettent en péril leur équilibre financier. Certaines situations tournent au drame.

 

Bien évidemment qu’il faut améliorer le sort des plus pauvres, mais le gouvernement – quel qu’il soit - n’est pas responsable des Français qui n’ont pas cotisé pour la retraite, des divorces qui provoquent des situations d’isolement pathétiques. Nous sommes aussi responsables de la vie que nous décidons de mener.

 

Là où le bât blesse

Les Français les plus riches sont les plus favorisés dans les budgets 2018 et 2019, alors il faut se mettre autour de la table pour trouver des solutions d’équité.

 

Un paradoxe, cependant

Les prélèvements pesant sur les Français baissent de 5 milliards sur les budgets cumulés de 2018 et 2019.

 

  • Que chacun(e) d’entre nous produise des efforts de lucidité et d’objectivité.
  • Que les citoyens s’adressent nombreux à leurs élus, qu’ils alertent leurs parlementaires en produisant des exemples concrets défendables.
  • Le dialogue au sein de la Nation s’en trouvera facilité.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

***********************************

 

Ni épées, ni grands éléphants,

Ni cavalerie, ni fantassins,

N’aident autant qu’intelligence

Pour réussir dans ses desseins.

Panchatantra

 

 

 

Partager cet article
Repost0

La révolution, une utopie ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Dans le contexte actuel, il faut lire – ou relire - La Ferme des animaux de George Orwell.

Manifestations casse révolution Orwell pouvoir utopie
Contre le Président

 

Comment l’auteur de 1984 en est-il arrivé à l’écriture de La Ferme des animaux ?

Dans les années trente, il se méfie du point de vue intellectuel dominant. Il fait l’expérience directe des problèmes sociaux aux côtés des marginaux et chômeurs à Londres et Paris.

Il découvre dans le même temps que le stalinisme usurpe le visage du socialisme.

 

Orwell veut dénoncer l’idéologie chaque fois qu’il en a l’occasion.

C’est dans cette motivation que La Ferme des animaux trouve ses origines. Il a l’idée de composer une histoire sous la forme d’une fable dans laquelle les protagonistes sont des animaux dans une ferme.

Les bêtes y sont pourvues du don de la parole et d’une personnalité. Ils ont en commun une vie d’exploitation et de misère. Mais ils sont solidaires avec des traits de caractère grossis comme le veut la fable.

 

L’enthousiasme révolutionnaire les gagne.

Mais il faut s’instruire et s’organiser. Ils apprennent à décrypter la propagande et la langue de bois. Vont-ils se soulever ?

Alors qu’ils voudraient tous prendre le pouvoir, il faut désigner un chef. C’est le prix de la révolte. Pour lancer l’offensive et prendre le pouvoir, il faut désigner des leaders alors qu’ils voulaient tous gouverner.

 

L’utopie révolutionnaire crée l’enthousiasme, mais brouille la clairvoyance des individus.

La belle unité s’effrite quand les divergences de points de vue apparaissent inévitablement.

 

Les idéaux révolutionnaires de nos animaux sont mis à mal. La révolution est-elle une utopie ?

 

Lisez – si ce n’est pas déjà fait – La Ferme des animaux.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

J’invite nombre de manifestants à lire cet ouvrage de George Orwell. La transposition des événements et personnages historiques est parfaitement réussie. Le concept de la lutte des classes apparaît sous une forme ludique très édifiante.

Partager cet article
Repost0

Code du travail : le salarié est-il une charge ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les ressources humaines sont l'ensemble des collaborateurs, ouvriers, employés, cadres appartenant à l’entreprise. On nous parle souvent des forces vives de la nation. Mais, avez-remarqué comme on associe le terme de charge à celui de salarié ?

Reconnaissons la productivité des salariés.

Les fameuses charges salariales ! Combien coûte un salarié ? Jamais dans une conversation je n’ai entendu dire « Ce salarié m’a fait gagner 2 points de marge, il m’a fait économiser des frais importants, il est d’une efficacité …» Des patrons en sont conscients, mais – avouons-le – ont bien du mal à l’exprimer.

Des atouts pour l’entreprise

Pouvez-vous un instant changer votre regard sur les salariés et voir en eux toute la richesse de l’humain, ce potentiel des hommes et des femmes pour l’entreprise. Derrière chaque salarié, se cachent des atouts à exploiter – au sens noble du terme – pour enrichir l’entreprise.

Avant tout, on compte

Hélas, les richesses de l’humain, le potentiel de chaque individu sont occultés derrière les sempiternels termes de charges. Oui ! On compte d’abord.
"Chez ces gens-là, on n’apprécie pas les qualités, on compte…"

Considérons l’apport des salariés


Les dirigeants d’entreprise – et la société tout entière – ont intérêt à voir la richesse immense derrière les femmes et les hommes de l’entreprise avant d’étaler les termes de « masse salariale » dans leurs tableaux de bords. J’ai assisté à des réunions où il n’était question que d’exposer ces maudites charges sans jamais évoquer ce qu’apportaient – en contrepartie – les salariés.
J’emploie à dessein ce terme de masse salariale, car je lui trouve une connotation très péjorative : cette masse qui coûte autant ! Ne pourrait-on pas remplacer l’expression par foule de femmes et d’hommes féconde et lucrative. Oui, c’est un peu long et pas vraiment dans les codes du milieu des affaires !

Les salariés : la richesse des entreprises

Très sérieusement, regardons toutes les femmes, tous les hommes comme de véritables richesses. Changeons de comportement et exploitons – au sens noble du terme – toute la fertilité des humains.

Non, les salariés ne constituent pas des charges.
Oui, ils constituent la richesse de l’entreprise.
Faisons évoluer les esprits.
Portons un regard reconnaissant sur tous les salariés, leur attitude changera. Un humain reconnu peut se transcender. A l’inverse, une femme ou un homme considéré comme une charge réagit comme telle.

Faisons reconnaître la contribution des salariés.

Contribuons tous à faire évoluer les rapports entre les salariés et la société civile. Nous y gagnerons tous. Certains d’entre nous jouent un rôle très important pour le bien de nos concitoyens ; en sont-ils pour autant récompensés ? Pas toujours. Révisons notre culture de l’entreprise au sein de la collectivité.


Christian Dechartres – écrivain public – « Le mot de passe » - http://www.cd-lmdp.fr 
Observateur de la comédie humaine.
Pour a
gir ensemble.

Partager cet article
Repost0