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« Combat pour le bon sens » de René Monory : titre à méditer

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les bonnes lectures du confinement

 

Cet ouvrage mérite un regard particulier dans cette période agitée où les propos haineux circulent sur les réseaux.

 

René Monory était mécanicien automobile de formation, il avait l’équivalent d’un BEPC pour tout diplôme ; à ses débuts, il était concessionnaire automobile à Loudun (86). Il est un des fondateurs du Futuroscope de Poitiers.

Il sera sénateur entre 1968 et 2004 et président du Sénat de 1992 à 1998.

 

René Monory a écrit ce livre après l’accession au pouvoir de François Mitterrand.

Dans une France endettée, confrontée à un chômage que le déficit de l’UNEDIC rend tragique et qui semble aller à grand train vers la pénurie, l’inquiétude grandit.

Est-il possible encore d’espérer ?

 

René Monory, ministre de l’Économie, au moment où la victoire électorale de la Gauche venait redistribuer les cartes, répond avec confiance : oui, la France a encore un rôle à jouer. Il n’est pas trop tard mais il est grand temps. Il faut enfin voir les choses dans leur réalité profonde. Seul le bon sens peut remettre la France dans le bon sens.

Ce n’est pas le livre d’un grand commis de l’État sorti des écoles pour gérer le pays avec des théories, mais celui d’une France tranquille "sortie du rang" grâce à son travail et à son réalisme. Il n’a pas gravi l’échelle des honneurs mais celle des responsabilités : petit artisan développant son entreprise, maire de sa ville, conseiller général, rapporteur de la commission des Finances au Sénat, président du comité intérimaire du Fonds monétaire international, Grand Argentier.

Cette voix réfléchie, qui ne cherche pas la polémique mais l’efficacité, mérite d’être écoutée.

 

René Monory se distingue des énarques et consorts par une expérience de la vie qu’il a mise à profit pour construire une carrière comme peu l’ont réalisée dans le milieu des « fauves » politiques. Par l’écoute, l’observation, le travail, il s’est construit au fil des années. Natif de Loudun – pays de Renaudot -, j’ai connu l’homme (garagiste) qui fut le patron de mon frère aîné.

Dans le monde actuel, des personnages de cet acabit apaiseraient peut-être les tensions.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Ma carrière a consisté à gravir les échelons des responsabilités et non à faire irruption dans le concert politique où une ambition m’aurait jeté. » Avant-propos de l’auteur

 

 

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Du traité de Rome au Brexit

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le 25 mars 1957, le Traité de Rome acte la naissance de la Communauté économique européenne, future Union européenne. L’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, le Luxembourg, les Pays Bas, la France, l’Italie signent l’accord. Jean Monnet et Robert Schuman sont des acteurs majeurs du traité.

 

S’unir sur les cendres des conflits

Les peuples européens avaient terriblement souffert des deux guerres mondiales. Les stigmates de la stupidité humaine, les millions de morts sur les champs de bataille et dans les camps restaient dans les esprits meurtris.

 

Réunir les pays européens dans une communauté, c’était aussi mettre un terme à des luttes sanglantes coûteuses en vie et destructrices au plan économique. Les fondateurs de l’union européenne voyaient là un moyen de réunir les peuples et d’unir leurs efforts dans le développement des relations commerciales.

 

Une Europe imparfaite mais utile

Cette Europe s’est ensuite agrandie. Elle n’est certainement pas parfaite. Mais essayons de réfléchir à ce que serait chacun des pays membres sans l’Union européenne.

 

À l’heure où les idées xénophobes gagnent du terrain, nous avons – plus que jamais – besoin de nous unir face au danger. Les replis identitaires menacent les démocraties alors que l’Europe a besoin de s’imposer au plan international.

 

Un mauvais signe

La sortie du Royaume Uni n’est-elle pas perçue comme un signe de faiblesse ? J’en ai peur.

Si jamais d’autres pays lui emboîtaient le pas, l’Europe donnerait un mauvais signal économique à l’échelle mondiale.

 

S'interroger 

Que ceux qui s’empressent de promouvoir la sortie de l’Europe réfléchissent bien aux conséquences économiques et humaines.

Le Royaume Uni – avec le Brexit – peut désormais décider de polluer plus, de répandre du glyphosate comme bon lui semble. Certaines normes européennes paraissent contraignantes, les députés doivent travailler sur les sujets les plus délicats, mais n’avons-nous pas progressé dans de nombreux secteurs grâce à l’union des forces européennes ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Ce qui fait croire à la force l’augmente. » cardinal de Retz

 

 

#Hitler, #JeanMonnet, #RobertSchuman, #HelmutKohl, #FrançoisMitterrand, #MurdeBerlin

 

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Paradoxes, contradictions, illogismes en France

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Des Français défilent ; ils demandent plus de pouvoir d’achat, le carburant est trop cher, les taxes pleuvent. De 2008 à 2016, le revenu par ménage a baissé de 1,2 %. Les prélèvements obligatoires ont augmenté de 14 milliards sous Sarkozy et Hollande.

 

Passons en revue quelques mesures récentes et des dépenses dont on parle peu dans les manifestations.

 

Sur le coût du carburant

Hypothèse : vous parcourez 10 000 km par an ; votre voiture consomme 6 litres aux 100 km et le carburant baisse de 25 centimes : vous « économisez » 600 x 0.25 = 150 €sur 12 mois.

Une baisse significative de 0,25 € le litre ne vous ferait gagner que 150 € par an

Nota : que les Français n’oublient pas qu’ils ont la possibilité de déclarer leurs frais réels en lieu et place des 10 % :https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/frais-de-transport

 

La baisse des cotisations salariales au 1er octobre 2018

Une personne payée au SMIC gagne – avec cette mesure - un peu plus de 250 € par an.

Un salarié payé 2 000 € y verra un gain de 350 €.

C’est donc bien plus qu’une hypothétique baisse de carburant de 0,25 €.

 

La taxe d’habitation

Elle a baissé de 30 % pour nombre de Français et elle baissera encore.

 

On entend ici et là que les dépenses contraintesaugmentent avec toutes les charges nouvelles. Beaucoup intègrent dans ces dépenses contraintes le coût de la box, du dernier téléphone, de l’abonnement à des chaînes de télévision. Là, les appréciations divergent.

 

Si vous êtes admirateur du PSG,

Vous devrez débourser 430, 515, 1 180 ou plus de 3 000 € pour soutenir les millionnaires de ce club. Des familles se saignent pour de telles dépenses, voire s’endettent.

 

Si vous ne pouvez manquer aucun match international,

Il vous faut une chaîne de sport ! Vous déboursez entre 180 et 400 € sur un an pour votre addiction.

 

Je préciserai au passage que France télévision diffuse des programmes qui ont le mérite d’informer et de faire réfléchir le téléspectateur. Avec la redevance uniquement, sans supplément.

 

Si vous craquez pour le dernier téléphone « intelligent » à la mode,

Vous débourserez au bas mot 1 300 € à l’année avec l’abonnement.

Vous brillerez en public. Mais rien ne vous y oblige, c’est votre choix.

 

Santé – habitudes alimentaires

En France, nous avons le privilège d’avoir les plus grands chefsqui essaiment dans des restaurants accessibles. Et les McDo poussent comme des champignons !

 

Culture - réflexion

J’espère que les Français mécontents sont abonnés à leur médiathèque– environ 10 € par an - pour accéder à tous les savoirs du monde.

Je souhaite vivement qu’ils suivent avec attention les programmes culturels accessibles avec la seule redevance.

 

Nos compatriotes dépensent en moyenne 1 500 € par an

pour une box internet, un abonnement TV et un forfait de téléphone. C’est 5 % des dépenses contraintes.

Vous pouvez ajouter à ce chiffre les assurances payées en double, les achats impulsifs qui représentent des sommes rondelettes sur une année.

 

Dans mon travail d’accompagnement auprès de certaines familles, je vois trop de dépenses irréfléchies qui mettent en péril leur équilibre financier. Certaines situations tournent au drame.

 

Bien évidemment qu’il faut améliorer le sort des plus pauvres, mais le gouvernement – quel qu’il soit - n’est pas responsable des Français qui n’ont pas cotisé pour la retraite, des divorces qui provoquent des situations d’isolement pathétiques. Nous sommes aussi responsables de la vie que nous décidons de mener.

 

Là où le bât blesse

Les Français les plus riches sont les plus favorisés dans les budgets 2018 et 2019, alors il faut se mettre autour de la table pour trouver des solutions d’équité.

 

Un paradoxe, cependant

Les prélèvements pesant sur les Français baissent de 5 milliards sur les budgets cumulés de 2018 et 2019.

 

  • Que chacun(e) d’entre nous produise des efforts de lucidité et d’objectivité.
  • Que les citoyens s’adressent nombreux à leurs élus, qu’ils alertent leurs parlementaires en produisant des exemples concrets défendables.
  • Le dialogue au sein de la Nation s’en trouvera facilité.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

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Ni épées, ni grands éléphants,

Ni cavalerie, ni fantassins,

N’aident autant qu’intelligence

Pour réussir dans ses desseins.

Panchatantra

 

 

 

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La révolution, une utopie ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Dans le contexte actuel, il faut lire – ou relire - La Ferme des animaux de George Orwell.

Manifestations casse révolution Orwell pouvoir utopie
Contre le Président

 

Comment l’auteur de 1984 en est-il arrivé à l’écriture de La Ferme des animaux ?

Dans les années trente, il se méfie du point de vue intellectuel dominant. Il fait l’expérience directe des problèmes sociaux aux côtés des marginaux et chômeurs à Londres et Paris.

Il découvre dans le même temps que le stalinisme usurpe le visage du socialisme.

 

Orwell veut dénoncer l’idéologie chaque fois qu’il en a l’occasion.

C’est dans cette motivation que La Ferme des animaux trouve ses origines. Il a l’idée de composer une histoire sous la forme d’une fable dans laquelle les protagonistes sont des animaux dans une ferme.

Les bêtes y sont pourvues du don de la parole et d’une personnalité. Ils ont en commun une vie d’exploitation et de misère. Mais ils sont solidaires avec des traits de caractère grossis comme le veut la fable.

 

L’enthousiasme révolutionnaire les gagne.

Mais il faut s’instruire et s’organiser. Ils apprennent à décrypter la propagande et la langue de bois. Vont-ils se soulever ?

Alors qu’ils voudraient tous prendre le pouvoir, il faut désigner un chef. C’est le prix de la révolte. Pour lancer l’offensive et prendre le pouvoir, il faut désigner des leaders alors qu’ils voulaient tous gouverner.

 

L’utopie révolutionnaire crée l’enthousiasme, mais brouille la clairvoyance des individus.

La belle unité s’effrite quand les divergences de points de vue apparaissent inévitablement.

 

Les idéaux révolutionnaires de nos animaux sont mis à mal. La révolution est-elle une utopie ?

 

Lisez – si ce n’est pas déjà fait – La Ferme des animaux.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

J’invite nombre de manifestants à lire cet ouvrage de George Orwell. La transposition des événements et personnages historiques est parfaitement réussie. Le concept de la lutte des classes apparaît sous une forme ludique très édifiante.

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