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inegalites

Le triomphe de l’injustice

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les deux économistes Emmanuel Saez & Gabriel Zucman ont bouleversé l'étude des inégalités. Pour leur ouvrage Le Triomphe de l’injustice, ils ont travaillé en collaboration avec le fisc américain pour démontrer la montée des inégalités aux États-Unis.

 

Une Amérique très à gauche !

Étonnant ! Quand on voit le plus grand pays capitaliste dirigé par Trump, on n’imagine pas que l'Amérique a été à la pointe du combat pour la justice fiscale au début du XXe siècle, elle a ensuite tourné le dos à sa propre tradition.

Franklin Roosevelt avait même voulu instaurer pendant la Seconde Guerre mondiale un revenu maximum légal ; les revenus des plus riches auraient été taxés à 100 % au-delà d’une certaine somme. Même les partis de gauche ne sont pas allés aussi loin en France. Le congrès américain avait opté pour une taxation à hauteur de 92 % au lieu des 100 %.

 

L’impôt nécessaire

Les auteurs expliquent que sans impôts il n’est pas de prospérité possible, qu’un pays ne peut pas se fixer un destin commun sans le recours aux impôts. Des grosses fortunes demandent à en payer plus.

Donald Trump a fait baisser les recettes de l’état et accru considérablement les inégalités.

 

Ni crèches, ni maternelles publiques aux États-Unis

Les candidats américains Sanders et Warren veulent instaurer un impôt sur la fortune pour injecter des finances dans les systèmes éducatifs américains. Des crèches et des maternelles pourraient ainsi profiter à toutes les catégories sociales de parents.

 

L’ISF (impôt sur la fortune) en France

Tel qu’il avait été conçu, il s’était transformé en énorme taxe foncière. Des propriétaires modestes dont les terrains avaient pris une forte valeur se sont trouvés étranglés par l’ISF. Le nouvel impôt, s’il arrive, devra se recentrer sur les très riches. Il faut éviter de pénaliser les propriétaires honnêtes qui contribuent à l’essor indispensable – mais raisonné - de l’immobilier.

 

* Le travail réalisé par les deux auteurs Gabriel Zucman et Emmanuel Saez apporte un éclairage intéressant sur l’évolution des inégalités au fil des décennies. Les lecteurs y puiseront des informations d’un grand intérêt. Les analyses permettent aussi d’alimenter le débat sur l’instauration d’un impôt sur la grande fortune.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« La possession des richesses a des filets invisibles où le cœur se prend insensiblement. » Bossuet

 

 

 

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Paradoxes, contradictions, illogismes en France

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Des Français défilent ; ils demandent plus de pouvoir d’achat, le carburant est trop cher, les taxes pleuvent. De 2008 à 2016, le revenu par ménage a baissé de 1,2 %. Les prélèvements obligatoires ont augmenté de 14 milliards sous Sarkozy et Hollande.

 

Passons en revue quelques mesures récentes et des dépenses dont on parle peu dans les manifestations.

 

Sur le coût du carburant

Hypothèse : vous parcourez 10 000 km par an ; votre voiture consomme 6 litres aux 100 km et le carburant baisse de 25 centimes : vous « économisez » 600 x 0.25 = 150 €sur 12 mois.

Une baisse significative de 0,25 € le litre ne vous ferait gagner que 150 € par an

Nota : que les Français n’oublient pas qu’ils ont la possibilité de déclarer leurs frais réels en lieu et place des 10 % :https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/frais-de-transport

 

La baisse des cotisations salariales au 1er octobre 2018

Une personne payée au SMIC gagne – avec cette mesure - un peu plus de 250 € par an.

Un salarié payé 2 000 € y verra un gain de 350 €.

C’est donc bien plus qu’une hypothétique baisse de carburant de 0,25 €.

 

La taxe d’habitation

Elle a baissé de 30 % pour nombre de Français et elle baissera encore.

 

On entend ici et là que les dépenses contraintesaugmentent avec toutes les charges nouvelles. Beaucoup intègrent dans ces dépenses contraintes le coût de la box, du dernier téléphone, de l’abonnement à des chaînes de télévision. Là, les appréciations divergent.

 

Si vous êtes admirateur du PSG,

Vous devrez débourser 430, 515, 1 180 ou plus de 3 000 € pour soutenir les millionnaires de ce club. Des familles se saignent pour de telles dépenses, voire s’endettent.

 

Si vous ne pouvez manquer aucun match international,

Il vous faut une chaîne de sport ! Vous déboursez entre 180 et 400 € sur un an pour votre addiction.

 

Je préciserai au passage que France télévision diffuse des programmes qui ont le mérite d’informer et de faire réfléchir le téléspectateur. Avec la redevance uniquement, sans supplément.

 

Si vous craquez pour le dernier téléphone « intelligent » à la mode,

Vous débourserez au bas mot 1 300 € à l’année avec l’abonnement.

Vous brillerez en public. Mais rien ne vous y oblige, c’est votre choix.

 

Santé – habitudes alimentaires

En France, nous avons le privilège d’avoir les plus grands chefsqui essaiment dans des restaurants accessibles. Et les McDo poussent comme des champignons !

 

Culture - réflexion

J’espère que les Français mécontents sont abonnés à leur médiathèque– environ 10 € par an - pour accéder à tous les savoirs du monde.

Je souhaite vivement qu’ils suivent avec attention les programmes culturels accessibles avec la seule redevance.

 

Nos compatriotes dépensent en moyenne 1 500 € par an

pour une box internet, un abonnement TV et un forfait de téléphone. C’est 5 % des dépenses contraintes.

Vous pouvez ajouter à ce chiffre les assurances payées en double, les achats impulsifs qui représentent des sommes rondelettes sur une année.

 

Dans mon travail d’accompagnement auprès de certaines familles, je vois trop de dépenses irréfléchies qui mettent en péril leur équilibre financier. Certaines situations tournent au drame.

 

Bien évidemment qu’il faut améliorer le sort des plus pauvres, mais le gouvernement – quel qu’il soit - n’est pas responsable des Français qui n’ont pas cotisé pour la retraite, des divorces qui provoquent des situations d’isolement pathétiques. Nous sommes aussi responsables de la vie que nous décidons de mener.

 

Là où le bât blesse

Les Français les plus riches sont les plus favorisés dans les budgets 2018 et 2019, alors il faut se mettre autour de la table pour trouver des solutions d’équité.

 

Un paradoxe, cependant

Les prélèvements pesant sur les Français baissent de 5 milliards sur les budgets cumulés de 2018 et 2019.

 

  • Que chacun(e) d’entre nous produise des efforts de lucidité et d’objectivité.
  • Que les citoyens s’adressent nombreux à leurs élus, qu’ils alertent leurs parlementaires en produisant des exemples concrets défendables.
  • Le dialogue au sein de la Nation s’en trouvera facilité.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

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Ni épées, ni grands éléphants,

Ni cavalerie, ni fantassins,

N’aident autant qu’intelligence

Pour réussir dans ses desseins.

Panchatantra

 

 

 

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Inégalités sociales face à le mort

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les enquêtes et études démographiques de l’INSEE sont riches d’enseignements.

Disparité entre cadres et ouvriers

Les hommes cadres vivent en moyenne 6,3 années de plus que les hommes ouvriers.
L’espérance de vie d’une femme cadre de 35 ans est de 52 ans tandis que celle d’une ouvrière n’est que de 49 ans.
Les hommes cadres de 35 ans peuvent espérer vivre encore 47 ans et les ouvriers 41 ans seulement.

Comment expliquer ces inégalités ?

Les cadres ont moins d’accidents, de maladies ou d’expositions professionnelles que les ouvriers. Ils appartiennent à un groupe social dont les modes de vie sont favorables à une bonne santé.
On peut noter que les différences entre cadre et ouvrier concernant l’environnement de travail (saleté, humidité, températures…) sont plus grandes parmi les hommes que parmi les femmes. Les inégalités sociales dues aux efforts physiques et aux risques professionnels sont en général plus fortes chez les hommes que chez les femmes.

Depuis 25 ans, les inégalités sociales face à la mort se maintiennent.

Dans les débats sur la loi travail, il faut prendre en compte ces données ainsi que les besoins de formation. Le recours au travail précaire risque d’amplifier les disparités. Les victimes du travail se trouvent parmi les classes défavorisées. N’aggravons pas cette injustice.

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - - 06 11 48 77 63.

Témoin attentif des tragédies sociales

Pour trouver des solutions collectives.

 

 

 

 

 

 

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