Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

diplomatie

Hitler ne souhaitait pas la guerre sur le front ouest

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il se trouve que je travaille sur des documents relatifs au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour la réalisation d’un ouvrage. En pareille période, on ne peut s’empêcher de mettre en perspective les événements en Ukraine et ceux des années trente.

 

Les projets rédigés dans Mein Kampf

Rudolf Hess a contribué à l’écriture de Mein Kampf ; il a collaboré avec Hitler en prison.En 1923, ils avaient purgé une peine d’un an dans la prison de Landsberg à la suite du putsch avorté du Bürgerbräukeller.

Hitler développait ses théories adossées notamment sur le Lebensraum (favoriser sa croissance et son expansion par la conquête de territoires) : créer un grand Reich en ouvrant un grand espace à conquérir vers l’est. « Nous allons prendre le sud de l’Ukraine, en particulier la Crimée pour en faire une colonie allemande. La Russie serait une source de matières premières et un marché pour nos produits… », tels étaient les propos du dictateur.

Les nazis voulaient faire de l’Ukraine leur grenier à blé et du Caucase leur source de pétrole.

La diplomatie vers l’ouest

Albrecht Haushofer sillonnait le monde ; il était l’un des Allemands qui connaissait le mieux l’Angleterre. Rudolf Hess avait découvert en lui un homme versé dans la diplomatie. Sur la stratégie internationale, les deux hommes éclairaient Hitler qui avait obtenu – en 1935 – un accord germano-britannique autorisant l’Allemagne à développer sa flotte au-delà des contraintes imposées par le traité de Versailles.

En 1938, la conférence de Munich laissait la partie occidentale de la Tchécoslovaquie à la merci des troupes allemandes. Mais le Führer s’empara du reste du pays ; il piétinait par cette agression l’accord signé avec le Premier ministre anglais.

Le 1er septembre 1939, Hitler lançait ses troupes en Pologne.

Selon plusieurs sources, il n’aurait pas eu l’intention d’envahir l’Europe de l’ouest. Ce qui lui importait, c’était d’étendre le Reich vers l’est.

De l’automne 1939 jusqu’au printemps 1940, il poursuit en privé ses tentatives de paix en direction de l’Angleterre. Il n’évoque pas ces contacts secrets avec les autres dirigeants nazis.

L’erreur d’appréciation qui conduit au conflit mondial

Mais le dictateur se trompe, il sous-estime la réaction des Français et des Anglais après les attaques contre la Tchécoslovaquie et la Pologne. Et la guerre à l’ouest – qu’il ne souhaitait pas – est déclenchée.

Aujourd’hui, alors que la guerre est déclarée à 2000 km de nos frontières, il n’est pas inintéressant de se remettre dans « l’ambiance » qui régnait entre Hitler et les diplomates de l’ouest.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Celui qui sait vaincre n’entreprend pas la guerre. »

Hitler ne souhaitait pas la guerre sur le front ouest
Photo de yourturn sur Unsplash
Partager cet article
Repost0

Faire la guerre pour gagner la paix, quelle illusion !

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

" Si vis pacem para bellum " ou " si vis pacem para pacem " ? 

 

« Faire la guerre à ceux qui font la guerre pour empêcher la guerre ! »C’est la stratégie veille comme le monde.

L’expérience nous montre – hélas - que cette politique mène toujours à l’escalade.

 

« Faire la guerre pour la paix. Déclencher une guerre juste… »Depuis la nuit des temps, les chefs de guerre argumentent inlassablement avec les mêmes prétextes.

 

« Toi, tu fais une guerre injuste, moi je fais une guerre juste ! Voilà toute la différence. »Autant d’arguments toujours avancés par les chefs d’État.

 

Plus on déclenche de guerres, plus on se fait d’ennemis ; c’est mathématique. Et plus on s’expose à des représailles.

 

Et l’ONU dans ces affaires ?

Toujours impuissante.

  • En Corée, pour l’une de ses premières missions, l’organisation des nations unies a montré son incapacité à régler les tensions est-ouest. Le largage massif de napalm n’a pas réglé le problème, le pays est toujours divisé comme l’avaient souhaité les grands de ce monde à Yalta.
  • Et les massacres de populations au Vietnam ? Là aussi, l’ONU a montré ses limites, voire plus.

On peut citer un nombre incommensurable d’exemples du même type.

 

Apprenons aux enfants l’art de la diplomatie.

Donnons-leur toute l’instruction qui leur permettra de comprendre le monde, ce sera un premier pas vers un semblant d’humanité.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Je n’entreprendrai guerre que je n’aie essayé tous les arts et moyens de paix. » François Rabelais

 

 

 

Partager cet article
Repost0

« L’ordre du jour » d’Éric Vuillard, belle leçon d’Histoire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 12 mars 1938, Hitler annexe l'Autriche au sein d’une Europe léthargique. Dans "l'Ordre du jour", Éric Vuillard raconte les coulisses de l'Anschluss.

Récit édifiant sur un ton parfois caustique. On y découvre la personnalité d’Hitler menant son pays à la dictature. La France et le Royaume-Uni laissent faire.

 

Extrait :

 

« Enfin, au bout d'un long couloir de discussions, haussant ses lourdes épaules, fatigué, dégoûté sans doute, le vieux Miklas, vers minuit, tandis que les nazis se sont déjà emparés des principaux centres de pouvoir, que Seyss-Inquart refuse toujours obstinément de parapher son télégramme, que dans la ville de Vienne se poursuivent des scènes de folie, émeutiers assassins, incendies, hurlements, Juifs traînés par les cheveux dans des rues jonchées de débris, alors que les grandes démocraties semblent ne rien voir, que l'Angleterre s'est couchée et ronronne paisiblement, que la France fait de beaux rêves, que tout le monde s'en fout, le vieux Miklas, à contrecœur, finit par nommer le nazi Seyss-Inquart chancelier d'Autriche.

Les plus grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.»

 

Le Führer prépare l’occupation d’une partie de l’Europe. Les industriels lui sont d’une aide précieuse. La tragédie se prépare sans réaction des Français, pas plus que des Britanniques.

Avant cette guerre, il fallait réagir.

Tirons les leçons de l’histoire, ne répétons pas les mêmes erreurs.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La science de gouverner est toute dans l’art de dorer les pilules. » Adolphe Thiers

Partager cet article
Repost0