On bombarde. C’est propre, vu de haut. C’est nécessaire, vu d’ici. Vous êtes dans votre fauteuil, la gazette à la main, l’esprit en paix.
En bas, c’est une autre musique.
Le gamin ne pleure plus : il a oublié le son de sa propre voix sous le fracas des tonnes de fonte. On ne répare pas une enfance avec des pansements. On ne reconstruit pas une âme qui a vu le plafond devenir son linceul.
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L’impact ? C’est une onde de choc qui ne s’arrête jamais. Elle voyage dans le sang. Elle devient une haine froide, une patience de fer.
Vous croyez que la bombe nettoie le terrain ? Elle l’ensemence. On récolte toujours ce que l’on sème du haut des nuages. Dans dix ans, dans vingt ans, ces enfants ne se souviendront pas de vos raisons. Ils se souviendront de votre silence et du sifflement de vos engins.
Le confort est un mauvais conseiller. Le feu qu’on approuve de loin finit toujours par brûler de près.
Christian Dechartres - écrivain public - https://cd-lmdp.over-blog.fr
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" Si vis pacem para bellum " ou " si vis pacem para pacem " ? " Faire la guerre à ceux qui font la guerre pour empêcher la guerre ! " C'est la stratégie veille comme le monde. L'expérience nous...
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