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enfance

« Les enfants sont rois » de Delphine de Vigan

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Vivre pour être vu, d’aucuns n’existent que dans cette manière d’être.

Quand des parents exposent leurs enfants sur des réseaux pour en tirer profit, ils détruisent à jamais des années de développement harmonieux.

Arrivés à l’âge adulte, ces enfants mesurent tout le mal qui leur a été fait. Certains n’hésitent pas à attaquer leurs parents en justice.

 

Quelques extraits de l’ouvrage :

 

Sur la dépendance aux émissions de téléréalité :

« La sensation de vide qu’elle éprouvait sans pouvoir la décrire, une forme d’inquiétude peut-être, ou la crainte que sa vie lui échappe, une sensation qui creusait parfois à l’intérieur de son ventre comme un puits étroit mais sans fond, ne s’apaisait que lorsqu’elle s’installait face au petit écran. »

 

Le bonheur d’un enfant ne se mesure pas à la quantité de cadeaux :

« – Que peuvent désirer des enfants qui ont tout ?

– Quel genre d’enfants vivent ainsi, ensevelis sous une avalanche de jouets, qu’ils n’ont même pas eu le temps de désirer ? »

 

De la prise de conscience de la stupidité :

« Mélanie relut les commentaires plusieurs fois. Elle se sentait flattée. Récompensée.

Lorsqu’elle s’en rendit compte, elle fut envahie par un sentiment de dégoût. Oui, elle se dégoûtait. »

 

Nous sommes nombreux à nous offusquer de l’intrusion dans notre vie privée quand d’autres livrent tout en public :

« Mais Big Brother n’avait pas eu besoin de s’imposer. Big Brother avait été accueilli les bras ouverts et le cœur affamé de likes, et chacun avait accepté d’être son propre bourreau. »

 

Ces enfants livrés en pâturage aux réseaux perdent tous leurs repères :

« – Comment se faire des amis quand on ne partage rien de leur vie et qu’ils regardent la nôtre à travers un écran ? On était seuls. On était à part. … Mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est que nulle part on n’était à l’abri. Nulle part hors de sa portée. »

 

L’ouvrage de Delphine de Vigan nous fait prendre conscience des dérives toujours plus dangereuses de notre société. Nombre de nos concitoyens ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. Les enfants paient un lourd tribut.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine. » Victor Hugo

 

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Quels héros pour nos jeunes en perte de repères

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Dix ans après la Première Guerre mondiale, il y a eu le nazisme, nous avons maintenant l’islamisme. Le nazisme s’est développé dans une Allemagne cultivée, c’est bien la preuve qu’une vigilance de tous les instants s’impose si nous ne voulons pas sombrer comme dans les années trente.

 

Le rôle de l’État

L’effondrement de l’État en Allemagne a favorisé la montée du nazisme. En France, nous pouvons affirmer que l’État est « debout », même si des esprits chagrins trouvent à redire sur la gouvernance.

 

Les conséquences du désespoir

Les gens qui se sentent faibles se désespèrent et trouvent un sauveur.

Ils s’accrochent à celui qui propose le rachat ou le salut selon les discours racoleurs. Ils se trouvent des héros, les admirent, ils se retrouvent ainsi une existence, une identité, une appartenance.

 

Mohamed Merah avait tout raté dans sa vie, l’école, l’armée, mais sa mort a entraîné des attaques antisémites. Nous avons ici la preuve que notre jeunesse peut s’accrocher à des « héros » pas toujours positifs.

 

Comment remédier à cette idéalisation des assassins

Il faut optimiser la prise en charge de la petite enfance. Les jeunes terroristes n’ont pas trouvé de substituts éducatifs, ils n’ont pas pris exemple sur des héros positifs. En mettant l’accent sur l’éducation dès le plus jeune âge, nous donnons des chances supplémentaires à tous les enfants. Par l’apprentissage de la lecture, par la culture, nous offrons une chance supplémentaire aux adolescents de trouver des héros qui leur donneront la bonne impulsion.

 

Somme toute

Nous avons tous le devoir de contribuer au développement intellectuel de nos jeunes pour que chacun vive en harmonie avec ses semblables.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

« La jeunesse, comme la verdure, pare la terre ; mais l’éducation la couvre de moissons. » Antoine de Rivarol

 

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