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Revenons à un langage qui nous rassemble

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Quand la bonne rédaction était reconnue

Il fut une époque où les fonctionnaires - ou assimilés - avaient le loisir, la capacité et le goût de bien écrire. L’état recrutait même sur ce critère de la belle écriture.

La langue officielle était sans doute moins imaginative que celle de la littérature, mais elle était peut-être plus précise et aussi pure.

Les chefs de service avaient pour habitude de dire : « il est un bon agent, il rédige bien. »

Comme ils avaient raison, les collaborateurs les mieux intentionnés ne sont pas facilement utilisables s’ils ne savent pas rédiger. Rien ne remplace une synthèse précise et claire qui suppose à la fois compétence et culture.

 

De la clarté des communications

Le système encourageait la rédaction élégante pour une meilleure compréhension, pour des échanges plus constructifs.

Maintenant, nos rapports sociaux perdent en simplicité et en franchise ; il ne fait pas bon appeler un chat un chat.

 

Favoriser la compréhension

Les rapports dans nos démocraties ne seraient-ils pas d’une autre qualité si une expression limpide et simple permettait à chaque citoyen de comprendre les enjeux sociaux ?

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Un mot nouveau n’est pardonnable que quand il est nécessaire. » Voltaire

 

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Quoique, quoi que - demi, demie - dû, due - fatigant…

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

C’est la rentrée. Et si nous décidions de parler juste, d’écrire sans fautes !

Commençons par quelques exemples de mots et d’accords qui font douter certains d’entre nous.

 

Il mange des bonbons dès que sa mère tourne le dos.

 

J’aime vivre hors des villes, or je suis contraint d’habiter une métropole pour mon travail.

 

Quoique le ciel soit noir, nous partons au parc ; quoi que nous décidions, les enfants sont heureux de partir.

 

Il parvient à voir de très petits animaux, voire des vers microscopiques.

 

Ces deux hommes sont vraiment différents ; de nombreux différends les opposent.

 

En travaillant sa voix chaque jour, il a trouvé sa voie.

 

Nous avons cherché toutes les alternatives possibles, mais ils mangent toujours le plus de friandises possible.

 

Il se promène nu-tête ; à son âge, ce n’est pas prudent de sortir la tête nue.

 

Il vient dans une demi-heure, à 5 heures et demie.

 

Il adore porter des maillots orange, des chemises abricot, des pulls marine.

 

Il porte des débardeurs vert et rouge. (Chaque vêtement est de deux couleurs).

Il porte des débardeurs verts et rouges. (D’aucuns sont verts, d’autres sont rouges).

 

Personne ne parle, excepté les patrons.

Personne, les patrons exceptés, ne parle.

 

Quel argent est  ? C’est la somme de 30 € qui est due.

 

Elle a quatre-vingts ans ; il en a quatre-vingt-trois.

 

Sa maison, il l’a fait construire. Sa roulotte, il l’a faite de ses mains.

 

C’est moi qui ai fait la gaffe. C’est toi qui as réalisé le plan. C’est nous qui avons choisi les couleurs.

 

Mange tes carottes ! Alors, tu manges tes carottes !

 

Le grand-père monte l’escalier en se fatiguant ; à son âge, c’est fatigant.

 

Il a des soucis d’ordre pécuniaire.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Progressons en entraînant les jeunes générations.

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Emmener, amener - apporter : que de confusions.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

On emmène des gens ou des animaux.

J’emmène mes amis à la gare. Il emmène ses enfants à l’école.

Son chien est blessé ; il l’emmène chez le vétérinaire.

 

On apporte des objets.

J’apporte des outils à mon ami qui en manque. Il apporte les courses à sa mère malade.

 

Soyons vigilants à employer les bons mots ; nous y gagnerons en clarté et nous donnerons le bon exemple aux enfants qui ont bien besoin de modèles pour progresser.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour progresser ensemble.

 

 

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"Nous rêvions juste de liberté" d’Henri Lœvenbruck

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

L’incipit donne le ton du livre : « Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. »

 

Le livre qui m’a le plus marqué ?

Quand on me demandait « Quel livre vous a le plus marqué ? », je répondais infailliblement : « 1984 de George Orwell » pour la faculté qu’a l’homme à manipuler son prochain.

Mais je n’avais pas lu Nous rêvions juste de liberté !

C’est maintenant chose faite.

 

Quel choc !

Le style est en parfaite adéquation avec l’histoire.

Les lecteurs qui ont roulé à moto dans les années soixante-dix avec des copains et des copines se sentiront - c’est certain - plus proches d’Hugo.

Les amitiés, les trahisons sont formidablement traitées au fil des chapitres. La liberté que l’on ressent en roulant nous imprègne en dévorant les pages de ce livre.

 

Vivre libre, c’est quoi pour vous ?

Qu’êtes-vous prêt à faire pour vivre libre ? Vous êtes-vous déjà vraiment posé la question ?

Non ? Lisez Nous rêvions juste de liberté.

 

Un récit d’aventure qui en dit long sur l’amitié

Vous pensez qu’un ami - un vrai - c’est pour la vie, que rien ne peut entamer le lien avec lui.

Lisez Nous rêvions juste de liberté.

 

Un véritable coup de poing

L’ouvrage est qualifié d’uppercut par plusieurs critiques ; il faut reconnaître qu’Henri Lœvenbruck frappe fort dans ce récit ; encore davantage à la fin !

L’émotion nous submerge.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’oiseau qui vole n’a pas de maître ».

 

 

 

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Orthographe, la chute libre. Réagir

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le niveau des écoliers en orthographe baisse de façon vertigineuse. Ils auraient pris deux années scolaires de retard en vingt ans. Le nombre de fautes ne cesse d’augmenter sur une dictée type. À chaque décennie, le nombre d’élèves en difficulté avec l’orthographe double.

 

Les correcteurs professionnels - pour l’édition - vivent mal de leur métier. Des magazines mettent fin à des contrats avec les relecteurs-correcteurs ; ils sont pourtant les remparts contre les fautes et les coquilles dans les pages publiées.

C’est bien la preuve que la bonne orthographe n’est plus de mise.

 

Les fautes de français sur les plateaux télé ou dans les studios des radios sont légion. Si elles n’avaient pas de conséquences, il n’y aurait pas lieu de s’alarmer. Mais les lapsus, les solécismes, les barbarismes créent des confusions, des incompréhensions qui abaissent le niveau des débats au fil du temps. Or, nous avons bien besoin de l’élever.

Quelques exemples de mots et de tournures qui font l’objet de fautes fréquentes :

 

* Malgré - Bien que :

Malgré les intempéries, il prend la route.

Bien que le temps soit menaçant, il part.

 

* Après que : suivi de l’indicatif ; le subjonctif est le temps du doute. Or, l’action est connue après que… Plus de place pour l’incertitude.

 

* S’avérer : c’est être reconnu comme vrai. Les faits se sont avérés. S’avérer faux est un non-sens !

 

* Soi-disant : l’emploi fautif de soit-disant est fréquent.

 

* « Quoi que » versus « quoique » :

- Quoique tu maîtrises bien le sujet, tu dois réviser.

Quoique peut être remplacé par bien que.

- Quoi qu’il décide, il se trompe.

Quoi que peut être remplacé par quelle que soit la chose qu’il.

 

* Emmener - Emporter

 

J’emmène mes parents en vacances ; j’emmène mon chien dans la forêt.

Mais, j’emporte mes valises.

Emmener, c’est mener avec soi une personne ou un animal, mais on emporte un objet.

 

Cette faute est récurrente !

 

* Je me rappelle mon premier jour à l’école ; mais je me souviens de mon accident.

 

* Ces petits sont fatigants. Ils crient beaucoup, fatiguant leurs parents.

 

* Les accords : ils sont indispensables à la compréhension d’une phrase.

Exemple :

1. Le salarié trie les enveloppes et les timbre.

2. Le salarié trie les enveloppes et les timbres.

D’un point de vue orthographique, les deux phrases sont correctes ; grâce à l’accord, nous comprenons l’action réalisée dans les deux cas.

 

Maîtriser l’orthographe - à l’écrit comme à l’oral -, c’est d’abord respecter l’autre, mais c’est surtout contribuer à une meilleure communication. Pour se comprendre, il faut parler la même langue et la maîtriser.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’orthographe est de respect ; c’est une sorte de politesse. » Alain

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L’enfant et l’oiseau

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

               L’enfant

Petit oiseau, viens avec moi,

Vois la cage si bien posée,

Les fruits que j’ai cueillis pour toi,

Les fleurs humides de rosée.

 

               L’oiseau

Petit enfant, je vis heureux.

Rester libre est ma seule envie ;

Mon humble nid me plaît bien mieux

Que la cage la plus jolie.

 

Devoile.

 

S’il fallait en tirer une maxime :

« Aucun trésor ne vaut la liberté »

 

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Fracture numérique - mise à l'écart

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

La fracture numérique touche un nombre croissant de nos concitoyens.

 

Privés d'informations

Il y a de cela une dizaine d’années, mes clients recevaient encore les décomptes de pension, les factures, les courriers des administrations.

Ils étaient en mesure de visualiser leurs « affaires » ; même s’ils avaient besoin d’aide, ils pouvaient expliquer l’objet de leurs difficultés, documents à l’appui.

Maintenant, tout est virtuel. « Connectez-vous au site… ; envoyer votre réclamation à l’adresse mail… ; créez votre compte pour bénéficier… »

 

Téléphone indispensable

Je vois de plus en plus de personnes qui décrochent. La fracture numérique prive nombre de personnes âgées de la gestion de leurs affaires.

Pour la moindre démarche, il faut un téléphone portable et/ou un ordinateur. Les familles les plus pauvres n’ont pas le budget pour, l’accès à Internet n’est pas possible partout, se perdre dans le dédale de certaines procédures dégoûte à jamais quantité de Français.

 

Pas de limites à le bêtise 

Le cas le plus révélateur rencontré en clientèle : un monsieur me montre le courrier d’un notaire ; il y était dit « Vous trouverez les conditions… sur la clé USB jointe. » À 85 ans, il n’avait jamais touché un téléphone portable, encore moins un ordinateur. Son regard interrogateur me restera à jamais.

Combien - comme lui - se sentent délaissés par la société ?

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

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Pourquoi Churchill redoutait le pire...

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Dans les dernières pages de Triomphe et tragédie, Winston Churchill évoque le bras de fer - en 1945 - entre Staline d’un côté et Roosevelt - Churchill de l’autre.

Le conflit prend fin, mais l’attitude de Staline laisse augurer des jours dramatiques. L’équilibre mondial est déjà menacé alors que la Seconde Guerre mondiale a tué des millions de civils sur la planète.

 

Churchill écrit :

« Les armées soviétiques vont sans doute envahir toute l’Autriche et entrer à Vienne. Si elles s’emparent de Berlin, l’impression qu’elles ont pris une part écrasante à notre victoire commune ne se gravera-t-elle pas trop fortement dans leur esprit, et cela ne les mettra-t-elle pas dans des dispositions qui nous créeront de graves et redoutables difficultés dans l’avenir ? »

 

« … Si elles (questions de la sortie de la mer Noire et de la Baltique) ne sont pas résolues avant que les armées américaines quittent l’Europe et avant que le monde occidental ait commencé à démonter ses machines de guerre, il n’y a aucun espoir d’aboutir à un règlement satisfaisant et bien peu d’éviter une troisième guerre mondiale. »

 

« De nouveaux périls, peut-être aussi effroyables que ceux auxquels nous venions d’échapper, commençaient à dresser leur tête menaçante et hideuse au-dessus d’un monde déchiré et harassé. »

 

« La menace soviétique avait déjà, à mes yeux, remplacé l’ennemi nazi. »

 

« C’est ainsi que nous avons tranquillement laissé échapper, au moment de la victoire, ce qui était notre meilleure chance, et peut-être la dernière, d’établir une paix durable dans le monde. »

 

« Les armées américaines et britanniques commencèrent leur repli le 1er juillet, suivies par une masse de réfugiés. La Russie soviétique s’installa au cœur de l’Europe. Ce fut un événement fatal pour l’humanité. »

 

Les populations se réjouissaient de la fin de la Seconde Guerre mondiale ; on le comprend. Mais la Guerre froide en était déjà à ses débuts. L’appétit des Russes vers l’ouest inquiétait les dirigeants occidentaux.

Qu’entend-on maintenant dans la bouche de Poutine ? « Les Russes sont les principaux artisans de la victoire en 1945 ! » Il rêve de reconstituer l’empire soviétique.

 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La raison est ce qui effraie le plus chez un fou. » Anatole France

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Nous étions nés pour être heureux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le titre du livre de Lionel Duroy prend une tout autre résonance depuis sa sortie en 2019.

La pandémie de Covid et l’attaque de Poutine en Ukraine donnent un nouveau sens à « Nous étions nés pour être heureux ».

Ne sommes-nous pas sur cette terre pour vivre ensemble, heureux, dans un climat de fraternité ?

 

Lionel Duroy - en écrivant cet ouvrage - aborde un sujet qui lui est cher : peut-on tout écrire sur sa famille ? Cette propension à démêler les nœuds familiaux lui a valu la vindicte de sa fratrie.

 

Ce roman nous montre combien il est difficile de dire toute la vérité, tant les ressentis différent d’une sœur à une tante, d’un frère à un beau-frère…

 

 

 

 

 

 

Voici quelques passages :

 

Oui, et alors ? avait-il songé, ne plus vous voir ne m’empêche pas de vous aimer, et c’est reposant de ne plus avoir à penser à chacun d’entre vous. C’est reposant.

 

« C’est son travail d’écrire, ce n’est pas une chose qui se discute. »

 

Je me souviens d’une phrase de Pialat : « L’amitié, c’est d’abord être lâche : il faut fermer sa gueule sans cesse. »

 

– Notre erreur, observe Basile, ç’a été de te reprocher de t’être accaparé l’histoire familiale, sans comprendre que c’était ton droit.

 

– « J’en suis convaincue, dit-elle en souriant, parce que je ne te crois pas mauvais. Paul, je n’en dirai pas autant de celui qui guide ta main. »

 

Nous étions nés pour être heureux : un récit vibrant de vérités sur les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix retrouvée.

 

Bonheur, liens, paix : des mots que l’on souhaite entendre plus souvent.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Écrire ce que l’on pense et penser ce que l’on écrit n’est pas sans conséquences.

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Agir pour les victimes du conflit

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Alain Rivière a été victime d’un accident vasculaire en 1997 ; malgré son handicap, il a décroché un titre de champion de France 20 ans plus tard.

Il a pris la plume pour narrer son histoire.

 

J’ai longuement discuté avec Alain ; j’ai pris son texte ; nous nous sommes accordés sur le fond et la forme. J’ai édité son livre « De l’hôpital au podium ». Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemple qui donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

 

« Cela peut paraître incroyable, mais j’ai retrouvé le goût de la vie une arme à la main. », nous dit l’auteur. Il a appris à maîtriser son corps et son esprit grâce au maniement des armes. Avec le conflit en Ukraine qui fauche tant de vies, les propos d’Alain ont de quoi surprendre, mais c’est pourtant la vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la lecture du livre, on se prend à espérer que tous ceux qui manipulent des armes en viennent aux mêmes intentions que l’auteur : guérir, aider son prochain, faire plaisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le contexte actuel, je m’engage à reverser 5 € à la Croix-Rouge pour chaque livre acheté directement par mon intermédiaire.

Envoyez-moi un courriel à dechartresc@hotmail.com ; je vous indiquerai la marche à suivre.

 

Merci d’avance pour votre soutien.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Il suffit parfois d’un tout petit coup de pouce pour changer la vie d’autrui. Ainsi va la solidarité. » P. L. Richard

Agir pour les victimes du conflit
Agir pour les victimes du conflit
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