Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Extrait de : "Itinérances - Écrits poétiques" de Nicolas Pares

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les parents de Nicolas ont découvert ses écrits bouleversants après sa disparition. Il fallait les publier.

 

Un extrait :

Nostalgie

 

Les fleurs du passé

Ressassent nos peurs

Nos amours brisées

Et mon cœur se meurt.

 

Lentement vient le grand silence

Tout de froid vêtu

Aigu comme un fer de lance

Ami des poètes et des anges déchus.

******************************************************************

Le recueil de poèmes de Nicolas « Itinérances » est disponible - entre autres -  * à la Boîte à Livres de Tours,

https://www.boitealivres.com/livre/9782954655864-itinerances-ecrits-poetiques-nicolas-pares/

* à la FNAC…

https://livre.fnac.com/a16547290/Nicolas-Pares-Itinerances

Christian Dechartres - écrivain public - cd-lmdp.over-blog.fr

Partager cet article
Repost0

Retraite : lettre de Jean Aimarre au président de la République

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Objet : les oubliés du système

Monsieur le Président,

Je me présente : Jean Aimarre, ancien travailleur handicapé. L’entreprise n’a rien entrepris pour modifier mes conditions de travail ; j’ai été « remercié » : licenciement – en 2013 - pour raisons médicales,

J’avais alors 58 ans. À cet âge - et avec les restrictions qui étaient les miennes -, retrouver un emploi relevait du défi.

Alors je me suis lancé dans une activité d’autoentrepreneur. Il m’a fallu travailler dur pour me recycler. Hélas, les revenus ne furent pas à la hauteur du travail fourni.

Les frais de déplacement, le coût d’un véhicule, les heures passées chez les clients pèsent lourd dans la trésorerie ; le résultat net est insuffisant.

À mes 62 ans – comme mes revenus étaient faibles -, j’ai demandé le versement de la retraite.

Mais j’ai validé trop peu de trimestres sur la période « autoentrepreneur » si bien que ma pension est très modeste, alors je continue à travailler et à payer des cotisations retraite. Or, ces versements ne me profitent pas. C’est injuste.

En France, nous sommes nombreux à sortir de l’emploi bien avant l’âge de la retraite et à chercher des solutions pour vivre dignement.

  • Au-delà de 60 ans, une majorité de nos concitoyens ne parvient plus à travailler ; c’est un fait.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments désespérés.           

                     Jean Aimarre, au nom de                                                            celles et ceux qui souffrent au travail

Publié dans emploi, Retraite, senior

Partager cet article
Repost0

Vivre vite - Goncourt 2022 - Et si...

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Brigitte Giraud - dans Vivre vite - passe en revue les « SI » qui font basculer une vie :

Si je n’avais pas voulu vendre l’appartement.

Si je ne m’étais pas entêtée à visiter cette maison.

Si mon grand-père ne s’était pas suicidé…

 

Marguerite Yourcenar disait : « Les gens regardent toujours d’un livre la facette qui reflète leur propre vie. »

Dans le Goncourt 2022, nombre de lecteurs se retrouvent à travers cette recherche de ce que serait notre vie si…

 

Quelques extraits de Vivre vite :

 

Un passage sur ce que provoque un drame

Quand aucune catastrophe ne survient, on avance sans se retourner, on fixe la ligne d’horizon, droit devant.

Quand un drame surgit, on rebrousse chemin, on revient hanter les lieux, on procède à la reconstitution.

On veut comprendre l’origine de chaque geste, chaque décision. On rembobine cent fois. On devient le spécialiste du cause à effet. On traque, on dissèque, on autopsie…

 

Chercher nous épuise

[…] j’ai regardé de près, […] j’ai forcément fait des découvertes, y compris des découvertes difficiles à encaisser. Mais c’est le lot de celui qui cherche que de tomber sur des os, si l’on peut dire.

 

Qu’est-ce qui peut faire basculer un cerveau rationnel ?

La logique des autres est un mystère, […]. Comment change-t-on une attitude raisonnable, prévisible, qu’on peut nommer adulte, en une attitude transgressive et fantasque ?

 

Avec des « SI », on n’en finit pas de chercher à comprendre, de réécrire l’histoire. Mais celui qui n’a pas vécu un drame ne peut pas se mettre à la place de l’auteur de Vivre vite.

C’est très curieux, je me retrouve dans cette démarche du « si… » ; de nombreux événements ont bousculé ma trajectoire et un accident de moto - à 20 ans - a fait basculer ma vie.

 

Maintenant, je revois le « film » plusieurs fois par jour.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

La vie nous emmène dans des lieux improbables.

Partager cet article
Repost0

Alain mérite un coup de chapeau

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Son dévouement auprès des associations et de la jeunesse mérite d’être souligné

Alain a retrouvé le goût à la vie une arme à la main.

Oui, c’est possible, une carabine peut aussi symboliser le retour à la vie.

Après son accident, il a vécu des moments de doutes. Et puis un jour, il a découvert une discipline qui nécessite une grande maîtrise de soi, énormément de concentration.

À force de travail, d’entraînement, d’application, il a décroché un titre de champion de France Handisport. Un bel exemple de renaissance grâce au sport.

Depuis, il ne cesse – par ses actions – de montrer combien la volonté, le sport, l’entourage peuvent vous transcender.

Quelques exemples de son implication :

Semaine du handicap à Joué-lès-Tours, chaque

année en novembre

Interview à TVT Tours,  le 22 novembre 2021

Téléthon à Monts (37), le 4 décembre 2021

Exposition des dessins de l’ouvrage (plus quelques autres…) lors du Championnat de France de tir, échanges avec les visiteurs, à Chinon du 23 au 25 juin 2022

Séance de découverte du Tir Sportif auprès d’enfants handicapés en collaboration avec le Comité Départemental Handisports de Touraine le 25 octobre après-midi.

Action auprès des écoliers de Joué-lès-Tours, du 14 au 17 novembre 2022

Alain Rivière raconte ses galères et ses réussites dans un livre « De l’hôpital au podium ». Ouvrage instructif pour celles et ceux qui traversent des moments difficiles.

https://cd-lmdp.over-blog.fr/2021/05/de-l-hopital-au-podium-alain-riviere.html

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/monts/le-parcours-d-alain-riviere-de-l-hopital-au-titre-de-champion-de-france

Bien souvent, nous cherchons du réconfort quand tout va mal. Une main tendue nous réchauffe le cœur et nous fait progresser. Alain a su renaître après l’accident qui l’a handicapé. À travers ses actions, il donne beaucoup pour aider son prochain.

À l’heure où l’on souhaiterait que les armes se taisent sur les terrains de conflits, force est de constater que l’usage d’une carabine dans le cadre d’un sport très sécurisé ne peut qu’aider à la concentration et la maîtrise de soi. Alain Rivière en est la parfaite démonstration.

Nous pouvons le remercier pour son investissement auprès des plus jeunes.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Partager cet article
Repost0

Écrivain public et lien social

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Aime-t-on suffisamment ses semblables pour leur venir en aide et devenir écrivain public ? Au-delà de l’amour des mots, c’est la question qu’il faut se poser avant de se lancer dans le métier.

Jai suivi certains d’entre eux plusieurs années. J’étais devenu un partenaire précieux pour eux. On touche là toute la richesse du métier d’écrivain public.

* Une fois, jemmène un client - stressé à lidée de ne rien comprendre aux mots du notaire - pour le tranquilliser et lui mâcher le vocabulaire indigeste de lhomme de loi.

* Un autre jour, jen accompagne un chez son banquier pour l’aider à poser les questions quil ne pourra pas formuler faute de maîtriser le langage financier.

* Je soutiens un client face à un employeur indélicat.

* Jen conduis un à la Maison de la Justice en ayant pris soin auparavant de lui extraire toutes les questions quil ressasse depuis des mois. Je laide à exprimer ses demandes.

  • Elle ne peut plus rester ainsi, cest trop dangereux pour elle ; je lemmène chez le médecin agréé par le tribunal. Lexamen déterminera le niveau de protection judiciaire adapté à ses pathologies.

     

Une grande diversité dans les contacts

L’écrivain public rencontre quantité de gens extrêmement différents. Il en apprend toujours sur la nature humaine. Les travaux les plus divers lui sont demandés. Pour accomplir toutes les tâches qui lui incombent, il lui faut apprendre en permanence. C’est toute la richesse de l’activité.

Les récits de vie constituent des moments émouvants ; il n’est pas rare de voir l’interlocuteur fondre en larmes.

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Partager cet article
Repost0

Si les usines d’armement s’arrêtaient demain…

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

 

Imaginez un instant :

  1. Toutes les usines d’armement du monde stoppent leur activité,
  2. Tous les budgets sont transférés
  • * À l’Éducation nationale
  • * Aux services d’urgence des hôpitaux
  • * À la recherche médicale

 

Visualisez un instant ce nouveau monde.

L’humanité - dotée d’une capacité d’analyse grâce à l’éducation qu’elle recevrait - fraterniserait pour partager :

  • Le savoir
  • Les richesses communes
  • Les avancées médicales…

 

Nous avons tous le pouvoir de changer quelque chose dans ce monde ; ne l’oublions pas.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Que tous les hommes soient frères, c'est le rêve des gens qui n'ont pas de frères.

Partager cet article
Repost0

Quand l’écrivain public devient le dernier confident

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Accompagner, c’est la vocation de l’écrivain public. Mais le lien qui se crée peut dépasser les prérogatives du métier.

Pour illustrer le propos, je citerai cette situation vécue :

Depuis trois ans que nous échangeons durant de longues heures chaque semaine, nous nous connaissons bien. Mais l’homme atteint la fin de sa vie.

Lors du dernier déjeuner, je le revois me fixer, essayant vainement de formuler un message. Pour l’aider, je lui adresse une question, puis une autre sur les sujets qui nous occupent ensemble. Incapable d’émettre le moindre son, il hoche la tête négativement.

Ah ! Je nai pas posé la question qui lui permettrait de m’envoyer le signal qui lui tient à cœur.

Je ne connaîtrai jamais le message quil veut madresser dans ses derniers instants de semi-lucidité. Sentiment de frustration.

Il partira à l’hôpital en urgence pour s’éteindre deux jours plus tard.

Il y a des rencontres qui vous marquent à jamais.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« La tragédie de la vie est ce qui meurt à l’intérieur de l’homme pendant qu’il vit. » Albert Schweitzer

Partager cet article
Repost0

« Couleurs de l’incendie » : à voir

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Après l’adaptation de « Au revoir là-haut », c’est maintenant « Couleurs de l’incendie » qui est porté à l’écran.

 

C’est la seconde adaptation de la trilogie de Pierre Lemaitre. La première a rencontré un vif succès ; le film de Clovis Cornillac sur les écrans ces derniers jours tient toutes ses promesses.

 

  • Clovis Cornillac à la réalisation,
  • Pierre Lemaitre au scénario,
  • Léa Drucker superbe dans le rôle de Madeleine Péricourt,
  • Benoît Poelvoorde en Gustave Joubert,
  • Des décors et une ambiance qui vous embarquent dans l’entre-deux-guerres où Madeleine part sur le chemin de la ruine ; mais les prédateurs bien décidés à la faire chuter n’imaginent pas que l’héritière Péricourt saura se venger et reconstruire sa vie.

Pierre Lemaitre mène quantité de recherches historiques pour écrire ses livres. Ses lecteurs - et les spectateurs pour « Couleurs de l’incendie » - sont immergés dans l’ambiance des années trente. Léa Drucker joue son rôle à merveille. Benoit Poelvoorde nous surprend dans son rôle de salopard. Une belle distribution, une réalisation réussie.

 

Un beau film !

À recommander.

 

Christian Dechartres - écrivain public

Partager cet article
Repost0

L’écrivain public face aux demandes « insolites »

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Allô, vous pouvez venir me voir ?

C’est pour quoi ?

J’peux pas vous dire.

Mercredi, à 9 h 30, ça vous irait ?

Non, il faut venir à 7 h 00.

Pourquoi si tôt ?

Parce que les patrons ne sont pas levés.

Je réfléchis : Je ne dois pas être vu. Pourquoi une telle peur de l’employeur ? Serais-je un danger, celui à qui l’on révèle une situation à cacher.

D’accord pour 7 h 00.

Vous passerez par l’arrière, j’ouvrirai le portillon du jardin. J’attendrai à la porte de la remise. Ne frappez pas.

Qu’est-ce qui peut bien m’attendre à ce rendez-vous pour le moins étrange ? Et si je tombe nez à nez avec le patron !

Le jour convenu, je stationne ma voiture à bonne distance. Ne pas éveiller les soupçons du patron. Le petit portillon en fer est entrouvert, il ne grince pas. Le jour n’est pas encore levé ; où est l’entrée de la remise ? J’aperçois une silhouette dans l’entrebâillement d’une porte. Je m’approche, il place son index devant sa bouche. Compris : « Ne pas parler ». Nous traversons une pièce encombrée d’objets et de meubles hors d’usage, puis un grand salon légèrement éclairé par une grande baie vitrée de la couleur d’un vitrail ; on se croirait dans une chapelle. Je heurte une petite table basse. Pas de bruit, pas de casse. Ouf ! Je n’ai réveillé personne. Il se retourne, l’index toujours en travers des lèvres « Silence ! » L’homme m’invite à presser le pas. Un escalier étroit : les marches vont-elles craquer ? Non. Arrivée sous les toits. Nous n’avons encore échangé aucun mot.

« Entrez ! » Petite pièce sous les toits. L’odeur ne trompe pas. Ici, ils cuisinent et prennent leurs repas. Je parle au pluriel car une femme est arrivée. « Apporte un café. » Effacée et apeurée, elle m’apporte la tasse fumante. À cette heure matinale, la pièce dégage une odeur de renfermé. Je manque un peu d’air. Je sors mon cahier, prêt à noter les doléances dans ce lieu étouffant. Mon client parle doucement ; ne pas réveiller les patrons.

Je vous ai fait venir tôt ; ils dorment encore à cette heure. Ils ne doivent pas vous voir.

Mais pourquoi m’avez-vous appelé ?

Avec ma femme, nous devons nous occuper d’eux le jour et la nuit. Le mari est malade et la femme est méchante.

Comment êtes-vous arrivés ici ?

Je vous expliquerai.

Ils nous terrorisent ; c’est atroce ; il faut travailler à toute heure. Nous nous épuisons.

Esclavage moderne. Mais que puis-je accomplir pour eux ?

Comment êtes-vous arrivés jusqu’à moi ?

Au cabinet médical, on m’a donné votre nom ; ils ont dit que vous pouviez nous aider.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Durant des mois, je tenterai d’améliorer leur sort. Une famille bourgeoise avait fait venir ces esclaves modernes de l’hémisphère sud. Dénoncer de telles pratiques ? Grande question. J’ai rassemblé les cas les plus atypiques de mon activité dans un manuscrit.

Partager cet article
Repost0

Retrouver la vie grâce à une arme

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

À l’heure où les armements répandent la terreur en Europe, il faut savoir qu’un pistolet ou une carabine ne tuent pas toujours et qu’ils peuvent avoir un rôle salvateur pour certains.

 

Pour Alain, le tir aura été une véritable thérapie. Il a ressuscité grâce au tir sportif. Retrouver la vie avec une arme à la main, cela peut surprendre ; c’est pourtant une réalité pour Alain Rivière.

 

Victime d’un accident, il perdra espoir durant des années. La dépression le guettait, mais la découverte du tir sportif le sortira du fond du trou pour devenir champion de France Handisport.

 

Il vous raconte sa renaissance - grâce au tir - dans son livre « De l’hôpital au podium ».

 

Alain est Tourangeau et Châteauroux a décroché les épreuves de tir pour les JO de 2024.

Les sportifs et les habitants de la région Centre ont de quoi se réjouir.

 

Pour découvrir le parcours émouvant d’Alain Rivière, commandez le livre « De l’hôpital au podium » en librairie ou en envoyant un mail à : dechartresc@hotmail.com

 

Alain s’est armé de patience, bien lui en a pris.

Partager cet article
Repost0