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giletsjaunes

Slogans 1968 vs « gilets jaunes »

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

En mai 1968, c’est d’abord la parole de la jeunesse qui a explosé. Les Gilets Jaunes – eux - ont occupé les routes, les ronds-points.
Mai 68 gilets jaunes cohésion sociale racisme
Mai 68 vs GJ

 

Les manifestants de mai 1968 s’exprimaient sur le fond par des slogans ; leur sens donnait à réfléchir sur l’évolution du mode de vie. Sartre parlait d’extension du champ des possibles à Cohn-Bendit.

 

Nous pouvions lire et entendre des formules telles que :

« Assez d’actes, des mots. »

« L’imagination prend le pouvoir. »

« L’action ne doit pas être une réaction, mais une création. »

« Nous sommes en marche ( !!!) : vaincus peut-être, domptés jamais. »

« Après les usines et les facultés, occupons l’opinion publique. »

« Pour mettre en question la société où l’on « vit », il faut d’abord être capable de se mettre en question soi-même. »

« Sois belle et thèse-toi. »

 

Après 3 mois de manifestations des Gilets Jaunes, des paroles de rejet fusent :

« Retourne dans ton pays, salope. »

« Sale Juif, repars en Israël. »

« Sale sioniste de merde. »

« La France, elle est à nous. »

« Je le reconnais, c’est un pd. »

 

Cinquante ans après 68, des groupuscules extrémistes s’infiltrent dans les manifestations pour lancer des slogans injurieux, racistes, homophobes. Et nombre de gilets jaunes refusent de condamner ces comportements pour lesquels nous ne trouvons plus de qualificatifs.

Très inquiétant pour l’avenir et la cohésion de notre pays.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Notre espoir ne peut venir que des sans-espoir. » Sciences Po - 68

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Pourquoi tant de couacs et d’incompréhension ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut bien avouer que l’analyse de l’information à l’heure d’Internet est désastreuse. C’est inquiétant pour l’avenir de notre pays.

Couacs dialogue gouverner GiletsJaunes pouvoir
Couac

 

L’info 50 ans en arrière

En 68, nous écoutions la radio, nous prenions ce qu’elle voulait bien nous donner. Le lendemain, dans le journal, nous lisions les articles relatant les sujets évoqués la veille sur les ondes.

Nous avions le temps de « digérer » l’information. Je me souviens des échanges avec mon père, avec des élèves ; nous poursuivions la discussion sur les points de discorde.

 

L’info tue l’info

Aujourd’hui, des Français se gavent - à saturation - de chaînes d’informations en continu.

Sur leur portable, ils reçoivent des infos, des pseudo-infos, des fausses informations, des insultes, des incitations à la violence. Des propos anarchiques circulent. Les réseaux se transforment en défouloir pour des anonymes.

On voit des gens déboussolés relayer les pires bêtises, les incitations au saccage, les fausses nouvelles. C’est désolant. C’est surtout très grave pour notre démocratie.

 

L’apprentissage du pouvoir

Dans cette tourmente, le gouvernement se rend coupable de couacs qui affaiblissent la crédibilité de l’exécutif. L’info va trop vite alors qu’il faut du temps pour prendre les bonnes décisions, le temps de l’analyse.

Les gilets jaunes critiquent le gouvernement, réclament de l’argent, veulent gouverner tous ensemble. Mais la désignation de leaders reste dans l’impasse.

Mais que constate-t-on au fil des semaines ? Les couacs se multiplient au sein des groupes de gilets jaunes. D’aucuns seraient prêts au dialogue, cette attitude leur vaut la vindicte d’opposants dans leurs propres rangs.

Un gilet jaune évoquait la pression qu’il avait sur lui pour expliquer les couacs. Serait-ce l’apprentissage du pouvoir ? À lire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/12/la-revolution-une-utopie.html

  • Des politiques font croire que le peuple peut gouverner, décider du sort des Français. Cette méthode est condamnable, elle mène les citoyens les plus naïfs dans le mur. « La foule trahit le peuple ».

 

Manifester, ce n’est pas gouverner

Critiquer, réclamer plus d’argent, défiler, brandir des pancartes, c’est à la portée de tous. Mais se mettre autour d’une table pour confronter des idées, présenter des solutions économiques et politiques, c’est un autre travail. On constate que l’exercice attire peu de candidats. Et oui, il faut des notions d’économies, de gestion et préparer ses dossiers… Quand on traite les gouvernants d’incapable, il faut montrer que l’on est soi-même en capacité d’apporter des solutions.

 

Comment vivre sans dialoguer ?

Chaque jour, nous devons chercher à comprendre, dialoguer, prendre les bonnes informations pour avancer dans nos réflexions. Depuis des années, je partage des moments avec des écrivains, des journalistes, parfois un grand reporter pour apprendre de leur travail. Je rencontre – pour leur venir en aide – des Français en grande difficulté avec notre langue. Ce handicap condamne à la marginalité. C’est par un travail de formation, d’écoute, de partage que nous progresserons.

 

Que tous les Français fassent valoir leurs revendications, oui. Mais autour d’une table ; le temps de construire est maintenant venu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/93878.php

 

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Journalistes vs gilets jaunes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Journalisme gilets jaunes déontologie information
Journalisme - liberté

Les journalistes font l’objet de sévères condamnations au fil des manifestations de gilets jaunes. Que font ceux qui les critiquent ?

Des quidams armés de leur téléphone portable s’improvisent journalistes.

Il serait bon de rappeler la déontologie du métier.

Il ne suffit pas de montrer une image ou une vidéo pour se proclamer journaliste ; c’est quand même plus compliqué. Le journaliste doit répondre à une question « Quoi de neuf et d’intéressant qui va éclairer le lecteur ou le téléspectateur ? »

Le journaliste ne donne pas son opinion ; il donne les informations claires pour que chacun se fasse son opinion, pour clarifier le débat.

 

Le code de déontologie du journalisme remonte à 1918. Ce code fut révisé en janvier 1938.

Il apparaissait nécessaire de mettre à jour ce code ; ce fut fait en 1971.

Voici la « Déclaration des devoirs et des droits des journalistes », plus complète et mieux adaptée aux nouvelles exigences de la profession.

 

Déclaration des devoirs

et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilitédes journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

 

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrè­tes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration qui suit :

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédac­tion et le commentaire des événements, sont :

1. respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2. défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

3. publier seulement les informations dont l’origine est connueou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5. s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6.rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8.s’interdire le plagiat, la calomnie,la diffamation, les accusa­tions sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;

9. ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publi­citaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10. refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.     

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

Déclaration des droits

1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par excep­tion en vertu de motifs clairement exprimés.

2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importantede nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licen­ciement, mutation et promotion de journaliste.

5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collecti­ves, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Munich, 1971.

 

Robert Capa agence de presse vérité
Robert Capa reporter

Il n’est pas inutile – ici – de rappeler

L’article 19 des Droits de l’Homme :

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Le journaliste révèle la vérité en refusant toute pressionqui viserait à modifier l’information. C’est tout simplement son devoir.

Le secret des affaires n’est pas opposable au journaliste.

Dans le respect des droits et devoirs énoncés dans la charte, le journaliste livre la vérité due au peuple.

 

Il est du devoir de chacun d’entre nous de défendre les journalistes soucieux de travailler dans le respect de la déontologie dictée par leur métier.

Sur les réseaux, les images chocs tuent le cœur de métier de journaliste. Prenons conscience de cette réalité et réagissons sainement.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’homme est de glace à la vérité

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de La Fontaine

 

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